Archive for décembre, 2006
GTD - Getting Things Done
Dans son livre “L’encyclopédie du savoir relatif et Absolu”, Bernard Werber explique que “lorsqu’un homme court, il vise la ligne d’arrivée. Il court avec un objectif précis à atteindre dans la tête … à force de de se fixer des objectifs, à force de croire que sa volonté est bonne ou mauvaise, on perd énormément d’énergie…”.
En tant que Consultants, Managers, Dirigeants, c’est un problème auquel nous sommes tous confrontés ; face au flux d’information que nous devons traiter en permanence dans notre boîte mail, aux problèmes que nous devons résoudre, aux tâches que nous devons prioriser et réaliser, nous risquons de consacrer tout notre effort à réfléchir, planifier et organiser nos actions pour atteindre nos objectifs. Comme nous n’avons plus de temps pour réellement faire les choses, le retard et le stress s’accumulent.
Si vous êtes dans cette situation, je vous recommande de vous intéresser à la méthode proposée par David Allen dans son livre “Getting Things Done, The Art of Stress-Free Productivity” ou GTD pour les intimes.
“Getting Things Done” se base sur un processus de travail simple, dont voici les grands principes.
1. Recenser les éléments : noter immédiatement toutes les informations à traiter, ne pas perdre de temps et d’énergie à s’en souvenir.
2. Traiter les éléments : e-mails, documents, notes, etc. David Allen recommande de ne lire chaque e-mail qu’une seule fois. S’il demande une action qui prend moins de deux minutes la faire tout de suite, sinon l’ajouter à la liste des actions. Si plusieurs actions sont nécessaires, ajouter la première action à la liste tout de suite et créer un “projet” pour regrouper les actions suivantes. Si aucune action n’est requise classer l’e-mail et ne plus y toucher.
3. Organiser les actions: créer une entrée dans l’agenda si l’action demande l’organisation d’une réunion. Classer l’action en fonction du contexte. Le contexte est un moyen de regrouper les actions en fonction du lieu et des moyens nécessaires pour la réaliser (contextes possibles : à la maison, au bureau, à l’ordinateur, …). Placer l’action en fonction d’un échéancier (fin du mois, fin de la semaine, …).
4. Revoir les actions régulièrement pour s’assurer que tout est en ordre.
5. Faire les actions : une fois toutes les actions définies et classées, votre esprit est libre de se concentrer sur leur réalisation sans penser aux autres contraintes. Vous pouvez immédiatement identifier les actions à faire en priorité en fonction du contexte et du moment.
Pour en savoir plus sur Getting Things Done, je vous recommande les sites suivants:
Un résumé en français fort bien fait au format pdf.
Vous pouvez consulter l’article en français sur Wikipedia
Amazon permet de commander le livre (en anglais). Il n’a pas encore été traduit en Français.
Enfin cette méthodologie fait l’objet d’une sorte de Culte aux Etats Unis, il y a donc énormément d’articles disponibles sur Google, malheureusement la plupart en Anglais.
Si vous avez un iPod, vous pouvez vous abonner aux podcasts gratuits de David Allen.
Si vous pensez que vous n’avez pas le temps de lire ce livre, vous pouvez l’acheter en tant que livre audio sur l’iTunes Music Store.
2 comments48h à Bombay chez Reliance Retail
C’était l’été dernier. Juste à la fin de mes vacances, je reçois un appel sur mon téléphone. De l’autre côté, mon interlocteur me parle dans un anglais avec un accent prononcé “Hello, I am calling you from India, I am working for a new Retail venture, Reliance Retail, we are contacting you because we found you on LinkedIn”. Première réaction : tiens, il y a donc des personnes qui se servent réellement de LinkedIn ? Deuxième réaction, avec le ton blasé du type qui fait semblant qu’il ne fait que ça, répondre à des sollicitations venant du monde entier : “ah yes, and what exactly are you looking for?”. Explications de mon interlocuteur, qui me décrit la “Reliance Retail initiative”. Reliance, le plus gros groupe industriel privé Indien, est en train de créer une nouvelle société de grande distribution de zéro, avec comme objectif d’amener les pratiques modernes du retail en Inde.
Quelques échanges par téléphone plus tard, j’ai une invitation tous frais payés à venir les rencontrer en Inde, pour un voyage de 48h ! Décidément, me dis-je, ils n’hésitent pas lorsqu’ils veulent obtenir quelque chose.
Arrivée à l’aéroport
Le voyage se passe sans histoire. Ma femme, enceinte, occupe mon fauteuil en classe Business pendant que je suis coincé en seconde. A l’arrivée, nous sommes accueillis par le chauffeur qui a été mis à notre disposition par Reliance pour toute la durée de notre séjour, avec comme ordre de nous emmener là où nous le souhaitons. Il est impossible de décrire avec des mots l’atmosphère régnant dans Bombay. Aucune photo ne peut retranscrire la force des émotions qu’on peut ressentir en découvrant les rues bondées dans lesquelles s’improvisent un ballet sans fin entre les piétons marchant pieds nus, les rickshaws, les voitures et les vaches. Pas d’éléphant en vue, et je n’en verrai pas durant mon séjour.
Arrivée à l’hôtel. A l’intérieur, tout est fait pour créer un ghetto Occidental faisant oublier qu’on est en Inde. Un coup d’oeil par la fenêtre pour admirer la vue sur la baie nous rappelle rapidemennt que nous sommes bien en Inde. Les bars et restaurants des grands hôtels sont une des distractions des nouveaux riches qui sont concentrés à Bombay. C’est le paradoxe de cette ville, où les Millionnaires marchent au milieu de personnes marchant en haillons sans que les deux univers n’entrent en collision.

Le business à l’Indienne
J’arrive à 9h dans les locaux de Reliance. L’extérieur du bâtiment est dans la moyenne ; une façade rongée par l’humidité omniprésente et un aspect général très banal, ne serait-ce pour cette ambiance indescriptible qui colle à toute la ville. A l’intérieur, changement de décor, tout est propre et organisé en “Open Spaces” modernes.
Je rencontre la personne qui s’est occupée de me faire venir, et je le félicite pour l’organisation du voyage. Il m’explique la success story de Reliance Modile “avant que nous n’arrivions sur le marché, le prix des communications était de 1$ par minute. nous sommes arrivés, nous avons tout de suite offert le coût de communication de 30 centimes par minute et nous avons tout de suite pris 30% du marché. Nous voulons faire la même chose avec le Retail”. Impressionnant.
Une heure passe, et enfin je rencontre mon deuxième interlocuteur. Lui aussi tient à m’expliquer la success story de Reliance, mais les faits et les chiffres diffèrent de ceux donnés par la première personne. Nous discutons enfin du coeur de la raison de ma venue en Inde, et du projet en cours.
Une autre heure plus tard, je rencontre le responsable du département. Durant toutes les conversations, une seule chose intéresse mes interlocuteurs, c’est le résultat. Et pour y arriver ils sont visiblement prêts à tout pour engager les personnes ayant l’expériénce et le profil requis. Leur capacité d’investissement énorme leur permettent d’attirer les talents du monde entier en leur faisant des offres “qu’on ne peut pas refuser”. Ils ont déjà fait venir des personnes de chez Wal-Mart, Carrefour, et de bien d’autres distributeurs célèbres pour compenser leur inexpérience.
Sur le chemin vers l’hôtel, le chauffeur lui aussi m’explique la success story. Encore une fois, les faits et les chiffres varient ; visiblement le fondateur du groupe sait y faire pour donner une vision et créer un lien émotionnel entre sa société et ses employés.
Sur le retour, je pense à cette nation, si peu connue d’Europe, et à ce projet gigantesque qui représente plusieurs milliers de points de vente en quelques années, dont 1000 Hypermarchés ! Assez étonnamment, ce projet est quasi invisible depuis la France, ce que mon confirmera mes discussions avec plusieurs peronnes. Et puis, je reviens extrêmement impressionné par la capacité de tout un peuple à se mobiliser autour d’un objectif.
Epilogue
Finalement je n’irai pas en Inde, le calendrier exigé par Reliance étant en opposition avec mes propres contraintes personnelles et professionnelles. Quelques semaines plus tard, je suis de passage à Lille. En sortant du TGV, pas de dépaysement ; après tout, j’ai passé plus de 5 ans dans cette ville que j’adore. A la sortie de la gare Lille Flandres, je découvre la rue Faidherbe bordée de faux éléphants pour l’exposition Bombaysers de Lille. En passant sous le ventre de l’un d’entre eux, je ne peux m’empêcher de sourire en réalisant à quel point la réalité est éloignée de cette vision propre de l’Inde. Nous avons encore beaucoup à faire pour réellement découvrir le visage de l’Inde.
J’apprends enfin que le plus gros distributeur Français a pris la décision de se lancer sur le marché Indien. Au vu de la force et de l’énergie mobilisée par Reliance, du trésor de guerre sur lequel ils peuvent s’appuyer pour investir répondre à n’importe quelle initiative de la compétition, il sera très intéressant de voir si c’est l’expérience ou la force qui emportera le marché.
1 commentGestion de la relation client
![]()
De R. Lefébure et G. Venturi
Editions Eyrolles.
Code ISBN : 2-212-11331-5
Après une brève introduction sur le CRM, le livre plonge dans les solutions du marché et sur la méthode à suivre pour les mettre en oeuvre.
1 commentWhy we Buy
De Paco Underhill.
Simon & Schuster
Une étude anthropologique du comportement du consommateur unique en son genre, qui nous amène à comprendre combien l’attention aux détails peut être importante pour augmenter le volume des ventes d’un magasin.
Ce livre existe en français sous le titre “La science du shopping”.
No commentsThe Call of the Mall
De Paco Underhill
Editions Simon & Schuster
Code ISBN : 0-7432-3592-4
Moins universel que “Why we Buy”, ce livre nous offre néanmoins une plongée intéressante dans le Temple du consumérisme Américain, le tout puissant “Mall”.
No comments