Pierre Morsa

Management et productivité : travailler mieux, pas plus

La force des habitudes

Les habitudes. C’est ce qui nous fait lever chaque matin à la même heure. C’est ce qui nous fait accepter l’ordre des choses tel qu’il est. C’est l’accumulation de tous les réflexes appris depuis l’enfance, du formatage que nous a imposé l’Ecole pendant plus de 15 ans. C’est ce qui nous permet de fonctionner en société sans heurter, en respectant les codes imposés par la Société. Mais ces mêmes habitudes nous rendent incapables de nous remettre en question avant qu’il ne soit trop tard, et les conséquences peuvent en être terribles.

Ainsi, sur le climat, nous regardons tous les avertissements sur le réchauffement de la planète, la disparition de la faune marine, la destruction de l’environnement. Pourtant, qui parmi nous s’arrange pour réduire sa consommation d’eau ? Qui est prêt à ne pas prendre l’avion pour partir en voyage pour limiter la pollution ?

L’industrie du disque se réfugie dans ses habitudes à chaque fois qu’un nouveau Medium apparaît. Elle a cherché à combattre la radio, puis le CD et aujourd’hui son refus de la musique en ligne lui a fait perdre des ressources et une quantité d’énergie considérable.

D’autres Entreprises organisent leurs rendez-vous commerciaux avec les mêmes personnes, encore et encore. Peu importe que les rendez-vous précédents n’aient rien donné ; elles reprennent la même formule sans se demander comment améliorer les choses ; on reprend les mêmes et on recommence parce que «c’est comme ça qu’on fait ici». Et lorsque le rendez-vous ne donne rien, on accuse le marché, on dit qu’il n’y avait pas d’opportunités ou que le Client ne voulait pas écouter.

Dans chaque cas, le résultat est inéluctable : dégradation de l’environnement pour les générations futures ; lent déclin des ventes de musique ; incapacité à développer le potentiel de nouveaux comptes. Et dans chaque cas, une caractéristique commune : ce n’est pas le fautif direct qui paie les conséquences de son immobilisme.

Mais la bonne nouvelle est que nous ne sommes pas obligés de rentrer dans ce cycle de médiocrité. Alors, changeons. Ne laissons pas aux autres le soin de régler les problèmes que nous voyons. Ne nous laissons pas arrêter par les Immobilistes et les Défenseurs des structures établies ; s’ils avaient eu raison à chaque fois, nous serions encore en train de nous vêtir de peaux de bêtes et de croire que la Terre est le centre de l’Univers. Agissons et nous offrirons à notre Société un avenir meilleur.

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