10 manières de se libérer de ses peurs
Cet article est publié dans le cadre de l’événement “A la croisée des blogs”, organisé chaque mois par un des blogs membre du réseau de développement personnel francophone. Le thème de ce mois est “vaincre ses peurs”, et il est organisé par Argancel, du blog c’éclair.

“Quelle expérience de vivre dans la peur. Voilà ce que c’est que d’être un esclave.”
C’est ainsist que Rutger Hauer s’adresse à Harrison Ford à la fin du film Blade Runner, juste avant de le sauver alors que Harrison Ford vient d’essayer de le tuer.
Derrière cette phrase se cache une vraie leçon de vie : tant que vous subirez vos peurs, vous vivrez et vous agirez comme un esclave. La peur est le moyen le plus puissant utilisé depuis toujours pour asservir les hommes et les transformer en un troupeau docile : menaces de sanctions en cas de désobéissance, remise à sa place à la moindre pensée qui dérange, peur de perdre son emploi, sa sécurité financière.
Depuis votre naissance jusqu’à la fin de votre vie, tout est fait pour vous maintenir dans le rang.
Et pourtant, lorsqu’on regarde les plus grands hommes de notre histoire, ils ont tous cette caractéristique en commun : ils ont su faire face à leurs peurs, ils ont osé sortir du rang pour voir leurs rêves se réaliser.

Voici donc dix conseils imparables pour se libérer de ses peurs et oser se lancer dans l’accomplissement de ses rêves.
1. Visualisez les bénéfices du changement. Fermez les yeux et imaginez comment serait votre vie si vous aviez le courage de faire le pas et de changer de vie. Changer pour une vie de bonheur ou ne rien faire pour une vie de regrets. Matérialiser les bénéfices est un moteur de changement puissant.
2. Imaginez le pire de ce qui peut se passer si ce que vous craignez le plus arrivait vraiment… et puis prenez du recul. Vous vous rendrez compte que 1) ça n’a que très peu de chances de se produire et 2) même si cela se produisait, il existe toujours des moyens simples pour rebondir. Entraînez-vous mentalement à affronter le changement. La peur naît aussi du manque de préparation à affronter les situations nouvelles. Pour y faire face, imaginez-vous en situation et préparez-vous mentalement à faire face aux pires difficultés. Si celles-ci surviennent, elles seront probablement bien moins pire que ce que vous aviez imaginé, et vous serez beaucoup moins stressés car vous vous serez préparé à les affronter.
3. Transformez vos échecs en leçons. Il y a deux façons de vivre un projet qui n’a pas abouti au résultat escompté : soit comme une expérience négative qui va vous inhiber dans le futur, soit comme un apprentissage, une étape qui va vous rendre plus fort. Thomas Edison a échoué des milliers de fois avant de réussir à créer l’ampoule électrique. Des milliers de fois. Imaginez-vous où nous en serions s’il avait abandonné après quelques essais. Pour oser changer, acceptez l’échec comme étant une étape possible sur la route du succès. Incidemment, si vous avez un chef qui ne fait que vous mettre en situation d’échec, il est temps de lui dire au revoir.
4. Ignorez les Bozos. Toute personne qui va oser se lancer dans un projet génial va faire face à une catégorie de personnes bien particulière : les Bozos. Les Bozos ce sont ces personnes qui sont jalouses de vous mais qui refusent de le reconnaître, ces personnes qui ont peur que vous réussissiez mieux qu’elles et qui vont tout faire pour vous décourager. La meilleure tactique est de les ignorer.
5. Apprenez à ne pas vous laisser intimider et à dire non. Les Bozos vont vous critiquer, mais une autre catégorie de personnes va essayer de vous intimider pour que vous laissiez tomber vos projets. Pourquoi ? Parce que elles ont quelque chose à perdre. Ne vous laissez pas intimider. Si vous analysez finement chacune de ces personnes, vous pouvez trouver des moyens simples pour les contrer. Enfin, si quelqu’un pointe un revolver sur votre tempe, oubliez ce conseil…
6. Apprenez à ne pas baisser le regard. Regarder quelqu’un les yeux dans les yeux est un acte qui demande beaucoup de courage, mais qui vous assurera une très forte présence et vous permettra de ne pas vous laisser intimider par n’importe qui. Entraînez-vous à regarder vos interlocuteurs dans les yeux jusqu’à ce qu’ils soient les premiers à détourner le regard. Cependant faites attention, car cette attitude est un tel défi qu’elle peut engendrer des réactions violentes chez les faibles d’esprit.
7. Utilisez vos forces, contournez vos faiblesses. Je connais beaucoup de chefs qui auraient donné une évaluation insuffisante à Michael Phelps pour ne pas avoir gagné la médaille de saut en hauteur et qui auraient refusé de récompenser Usain Bolt parce qu’il est naze en natation synchronisée. Ces chefs vous rendent médiocre dans tous les domaines en vous faisant dépenser une énergie considérable dans des domaines dans lesquels vous ne serez jamais le meilleur, au lieu de vous aider à briller dans vos domaines de prédilection. Cela a pour conséquence de diminuer votre confiance en vous, et d’inhiber vos vraies qualités. Pour oser vous lancer, connaissez vos forces et servez-vous en pour avancer. Apprenez à contourner vos faiblesses pour ne pas qu’elles vous retiennent en arrière. Vous pouvez lire le livre d’Alex Linley, from average to A+, pour apprendre à mieux utiliser vos forces.
8. Réduisez votre attachement aux biens matériels superflus. Après des années de matérialisme, je ne peux faire qu’un constat : j’ai acheté des tas de gadgets et produits de luxe, mais rien de cela ne m’a rendu plus heureux. Au contraire, mon attachement à ces biens matériels superflus a augmenté mon sentiment d’insécurité et mon besoin de me rattacher au confort de la routine du quotidien. La solution ? Trop simple : dire non à tous ces faux besoins qui nous enchaînent à une vie de consommation inutile.
9. Préparez un plan de rechange. Les grands dirigeant d’entreprise sont payés pour garantir les résultats. Et pourtant, eux aussi sont bien peu de choses face à un Jérôme Kerviel, l’explosion d’une bulle financière, ou la défaillance d’un moteur d’avion. Préparez donc un plan pour de rechange pour vous prémunir contre l’imprévu.
10. Prenez un Coach pour vous aider. Même les plus grands sportifs ont besoin d’un Coach pour réaliser tout leur potentiel. Si vous ne vous sentez pas le courage d’affronter une situation seul, il pourra vous encourager et vous aider à trouver les bonnes solutions pour vous libérer de vos peurs.
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Je trouve le point 6 assez amusant parceque j’imagine quelqu’un exercer son regard droit et franc avec un interlocuteur timide qui lui aussi se dit de regader l’autre le plus longtemps possible…à chaque fois que je suis tombé sur des gens qui fixaient non stop les autres il s’agissait justement de roquets caractériels, d’égal à égal deux hommes ne se fixent pas sauf pour en venir au mains, on ne regarde droit dans les yeyx que quelqu’un que l’on embauche à la rigueur, inversement fixer droit dans les yeux quelqu’un pour obtenir un job pourrait passer pour de la provocation, bref il faut être naturel sinon après on réfléchit à sa manière de bouger, de s’habiller, de serrer une main, de manger, etc…il ne faut pas oublier que parmi les “grands hommes” il y a aussi des gens au regard fuyant, des petits gros, des grands chauves aux dents pourris, j’entends par là qu’il ne suffit pas de ressembler à Ken ou à Barbie pour “être quelqu’un”.
Pour en revenir à la technique du regard, que penseriez vous si quelqu’un vous regardait en permanence droit dans les yeux et que vous fassiez de même ? Soit vous penseriez qu’il veut coucher avec vous, vous mettre un pain dans la figure ou tout simplement gagner au concours de celui qui tiendra le plus longtemps. Prenez l’exemple deux deux hommes politiques dans un débat pour la présidentielle, jamais vous ne voyez les gens se regarder en permanence fixement, quelques secondes tout au plus.
Ah le fameux point 6, difficile d’en parler sans créer de la polémique.
Mon objectif dans l’article est d’expliquer aux personnes qui ne veulent pas se laisser faire par n’importe qui qu’être capable de soutenir le regard des gens qui veulent vous écraser est une manière très efficace de leur dire “non, non, tu ne m’impressionnes pas”. Evidemment, il faut s’arrêter là, sinon on tombe dans l’excès inverse, qui consiste à vouloir utiliser son regard pour écraser les autres (et du coup on devient un “sale con”). Et puis, il faut avoir un peu de jugeotte, dans certains cas c’est clairement déconseillé de faire ça, voire même totalement proscrit.
Et je suis entièrement d’accord qu’il ne faut pas savoir regarder dans les yeux pour être un grand Homme, ni être beau ou beau parleur. Il faut du talent, un peu de génie, et surtout beaucoup de courage et de persévérance.
Pour les débats d’hommes politiques, c’est encore différent. Ils ne regardent pas tout le temps le candidat adverse car ils ne s’adressent pas qu’à lui, mais bien à l’auditoire de manière globale, et donc y compris le présentateur, le public et les téléspectateurs. S’il ne regardait que son adversaire, il se rendrait coupable de ce qu’on appelle le “regard sélectif”, et il se couperait de toute communication efficace avec les autres personnes présentes.
Bon je sais que c’est un sujet délicat, donc j’espère ne froisser personne. Je suis ouvert au débat tant que ça reste constructif, comme le message d’Amstramgram.
Oui, pour le débat politique celui de ce matin (heure française) entre Mc Cain et Obama était intéressant justement quand à la “mise en scène” les deux candidats séparés de quelques mètres tout deux face au journaliste, les échanges de regard, le débat en lui même, quoi qu’on en pense d’un point de vue communication on sent que ces deux hommes maitrisent parfaitement l’image, la communication, en cela ils sont vraiment très semblable dans leur manière de faire, on les sens capable de diriger un pays (après reste à savoir dans quelle direction ^^) chose qui ne ressortait pas vraiment par exemple avec un débat Royal-Sarkozy ou Ségolène a jouer maladroitement la carte de l’a
l’agressivité tandis que Sarkozy n’était pas crédible dans son coté “agressé”-victime qui sait se contenir. Bien sûr ce n’est que le premier débat Obama Mc Cain, il y en aura d’autres, avec d’autres mise en scène…il est toujours intéressant de voir comment tout cela fonctionne tant l’on sait que rien n’est laissé au hasard.
(pardon mon commentaire est en deux partie j’ai validé le premier par erreur)
@Amstramgram : j’ai commencé à regarder le débat McCain - Obama de ce vendredi sur Youtube. Je n’ai pas encore eu le temps de tout voir, mais lorsque ce sera fait j’écrirai un article sur de ce débat et sur les suivants.
Comme tu le mentionnes, je trouve que les deux candidats américains sont de très bons orateurs, et je pense également que Ségo - Sarko sont un bon cran en dessous en termes de maîtrise. Nous avons eu d’excellents orateurs en France (le Général de Gaulle étant maître dans cet exercice), mais ces dernières années j’ai l’impression que le niveau oratoire général est en baisse parmi nos figures politiques.
Quoi qu’il en soit, je vais continuer à suivre les débats avec intérêt, en particulier celui entre Joe Biden et Sarah Palin.
Pour le point 6, c’est la première leçon que l’on apprend quand on fait l’armée, du moins du temps où il fallait passer un an de sa vie sous les drapeaux.
Baisser les yeux est un signe de faiblesse ou considéré comme tel. Mais ne pas baisser les yeux ne veut pas dire agresser l’autre car le regard c’est autre chose.
On peut rester les yeux ouverts tout en envoyant un message de “compassion”. Il n’y a que dans les films que l’on voit la haine dans les yeux ou quand Nadal regarde ceux qui lui pose problème.
Sans aller jusque là, regardez les autres dans les yeux directement et sans faiblir, c’est tout simplement dire “Je suis ce que je suis et personne ne pourra m’ôter la confiance que j’ai en ce que je suis”.
En d’autres mots, c’est dire “tu ne me fais pas peur et je ne vois pas en quoi tu pourrais m’intimider”. Cela peut se faire avec beaucoup d’amour, de légèreté tout en indiquant votre fond véritable.
Quand vous baissez les yeux, vous ne faites que dire “tu m’intimides car je ne me sens pas à la hauteur”. C’est très instinctif et spontané. Alors soyez confiant en vous et cela n’arrivera plus !
@Laurent : merci beaucoup pour ton commentaire, qui explique bien qu’on peut regarder dans les yeux sans agresser.
Il y a tellement d’émotions différentes qu’on peut passer à travers le regard. L’agressivité en est une, mais heureusement ce n’est pas la seule.
Bonjour,
@ Amstramgram: Après le débat Sarkosy - Royal, PPDA a déclaré que ce qui avait mis le candidat UMP mal à l’aise était le fait que la candidate socialiste ne le regardait pas dans les yeux, mais juste à coté. C’est un truc infaillible pour déstabiliser un interlocuteur.
@Thierry : je ne connaissais pas ce détail, merci d’apporter cet éclaircissement. Je ne suis pas sûr que ça me déstabiliserait vraiment, je penserais juste “quel comportement bizarre”.