Archives pour décembre, 2008
Si vous n’aviez plus jamais à travailler pour de l’argent, que feriez-vous ?
Note : ce billet est publié dans le cadre de l’événement à la croisée des blogs, organisé ce mois-ci par Michael du blog Esprit Riche.

Oui, la fameuse question que chaque personne qui joue au Loto se pose après avoir acheté un billet. La question qui alimente les débats de déjeuner au boulot juste avant la super-cagnotte, le moment de la journée où on voit le visage de ses collègues s’illuminer.
Et vous, partiriez-vous vivre ailleurs ? Feriez-vous votre au revoir président comme dans la pub ? Achèteriez-vous un château, une Ferrari ou un yacht ? Vivriez-vous à un endroit où il fait toujours beau ?
A peine deux paragraphes, et c’est déjà l’heure de redescendre sur terre
Une chance sur 14 millions. Ce sont vos chances de gagner le gros lot du Loto. Euromillions, c’est encore pire, vous avez une chance sur 76 millions. Il est temps de redescendre sur terre, si vous vous appuyez sur le loto pour voir vos rêves se réaliser, vous allez encore attendre longtemps.
La question du mois soulève beaucoup d’interrogations, mais apporte peu de solutions. C’est pourquoi j’ai souhaité reformuler la question sous la forme suivante : comment concilier nos rêves et le besoin d’argent ? Car plutôt que de s’en remettre à la chance, je vous propose d’étudier un plan pour parvenir à réaliser vos rêves.
Trouver le trésor caché
Et pour ce faire, je vous emmène à la recherche d’un trésor caché. Caché en chacun de nous et exploitable par nous seulement.
Ce trésor, c’est l’endroit ou se rejoignent trois éléments :
- Vos passions
- Vos forces
- La demande des clients

Si tellement peu de personnes parviennent à vivre pleinement de ce qu’ils aiment, c’est parce que l’intersection entre ces trois éléments est souvent minuscule et difficile à trouver. Mais là se trouve le vrai trésor qui sommeille en chacun de nous.
Alors, comment trouver ce fameux trésor ?
Listez vos passions
C’est l’étape la plus facile, non ? Qu’est-ce que vous aimez faire ? Qu’est-ce qui vous passionne ? Voici par exemple à quoi pourrait ressembler la liste des choses qui me passionnent :
- Ma famille
- Le Design en général, et le design graphique en particulier
- La photographie
- Le kitesurf
- Penser différemment
- Ecrire sur mon blog
- Etc.
La liste n’est pas complète, mais elle sert à illustrer cet article. Certaines de ces passions sont très anciennes, d’autres plus récentes. Certaines sont passagères, d’autres se sont avérées durables. Votre trésor se cache sûrement dans une de vos passions durables.
Identifiez vos forces
Lorsque vous parlez avec des célébrités, vous vous rendez compte qu’ils ont souvent eu à faire un choix crucial à un moment dans leur carrière. Le tennis plutôt que la natation. Le design plutôt que l’architecture. Le théâtre plutôt que le cinéma. Ils ont fait ce choix car ils savaient où se trouvait leur trésor. Ils savaient quelle passion s’exprimerait le mieux à travers leur talent.
La deuxième étape est donc d’identifier parmi vos passions celle qui correspond le mieux à vos forces, et surtout comment être numéro 1 sur votre créneau. Pour cela, vous allez devoir identifier votre niche sur le marché. Soyez le plus précis possible, vous voulez être numéro 1, rien d’autre.
Si vous voulez devenir footballeur professionnel, à quel poste et avec quelle type d’équipe êtes-vous le plus fort ?
Si vous aimez l’architecture, dans quel type de bâtiments excellez-vous ? Les maisons de particuliers, les bureaux, les gratte-ciels ? Quels matériaux allez-vous privilégier ? Le bois ou une fusion du verre et du métal ?
Si vous aimez le conseil, quel type de mission vous fait lever chaque matin avec entrain ?
Et trouvez comment monétiser cela
La troisième étape est la plus délicate. Elle consiste à trouver la meilleure manière de monétiser votre passion. Allez-vous vous faire engager dans une entreprise automobile pour créer des voitures ? Allez-vous créer votre société pour vendre vos service en direct ? Allez-vous écrire un livre ou fabriquer un DVD ? Les opportunités sont innombrables, et un petit détail peut faire la différence entre la réussite et l’échec.
Cette étape peut entraîner bien des désillusions. Manque d’intérêt des clients potentiels. Découverte de concurrents déjà présents sur le créneau. Ne vous découragez pas. Affinez votre positionnement, renforcez-vous et repartez à l’attaque. N’oubliez pas que Thomas Edison a échoué des milliers de fois avant de créer l’ampoule électrique. Que le Colonel Sanders a presque été clochard avant de réussir à fonder sa chaîne de restaurants KFC. Que personne ne voulait du rasoir jetable de Monsieur Gillette. Que Steve Jobs s’est fait virer d’Apple comme un malpropre avant de revenir plusieurs années plus tard et mettre sur le marché l’iMac, l’iPod et l’iPhone.
Quelques exemples de personnes qui ont su trouver et exploiter leur trésor caché
Steve Jobs, un des fondateurs d’Apple. Il a gagné non pas parce qu’il était doué pour l’informatique, mais parce qu’il était visionnaire. Il a exploité sa force en construisant le succès d’Apple sur sa capacité à transformer sa vision en produits.
Yann Arthus Bertrand, la parfaite illustration de quelqu’un qui a su exploiter son talent de photographe, puis a su exploiter la réputation qui en découlait pour créer une association en adéquation avec ses valeurs.
Tim Ferriss, pour sa mise en avant d’un mode de vie radicalement différent dans son livre la semaine de quatre heures.
Imaginez-vous en train de vous acharner à copier Steve Jobs parce que vous l’admirez ; vous allez très probablement échouer, car vous n’êtes pas Steve Jobs. Utilisez les hommes célèbres comme source d’inspiration, mais pas pour les copier. Copier, c’est la route vers la médiocrité.
Et si je ne trouve pas le trésor caché ?
Il se peut que vous ne trouviez pas le trésor caché en vous. Ne désespérez pas, il y a beaucoup de raisons possibles.
Votre trésor existe, mais il est à l’état de diamant brut. Autrement dit, vous avez ce trésor en vous, mais pour pouvoir l’exploiter vous devez d’abord passer par des étapes intermédiaires : suivre une formation complémentaire, vous entraîner, faire un bilan de compétences.
Vous n’êtes pas au bon endroit pour l’exploiter. Imaginez que votre trésor soit d’organiser des soirées pour surfeurs et que vous habitiez à Paris. Votre trésor ne pourra être exploité qu’une fois que vous aurez pris la résolution de déménager. Je pense aussi à ces pâtissiers français qui ont fait fortune en s’exilant aux Etats-Unis.
Trop tôt, trop tard. Votre trésor n’est pas éternel et dépend de l’état du monde et de votre état. Vous n’allez pas être champion du monde de karaté à 70 ans. Vous n’allez pas être le plus expérimenté à 20 ans. Il est possible qu’il soit trop tôt ou trop tard pour exploiter votre trésor sous la forme que vous aviez imaginé. Rassurez-vous, vous pouvez en exploiter la valeur autrement. C’est aussi rassurant de savoir que vous n’êtes pas limité à votre trésor actuel, mais qu’en fonction de l’évolution du monde vous aurez de nouvelles opportunités à saisir.
Si vous ne trouvez pas votre trésor, demandez à vos amis, votre conjoint, vos parents, un bon Coach de vous aider à le trouver.
Quelques pensées pour finir 2008
Alors que je poste ce billet l’année 2008 vit ses dernières heures. Une année qui restera dans les mémoires pour le crash de l’économie mondiale et l’élection de Barack Obama aux Etats-Unis.
Je pense personnellement que les vrais impacts des événements de 2008 sur notre monde et notre façon de vivre ne sont pas encore apparus. Les média traditionnels continuent à jouer leur rôle de boîte de résonance pour les soubresauts à court terme de l’économie, mais sont complètement incapables de comprendre à quel point le monde est en train de changer.
En tout cas, je suis plus que jamais convaincu que la nouvelle réussite, c’est d’être capable de choisir. D’être capable de remplacer un boulot alimentaire idiot pour un patron idiot par un travail qui a du sens par rapport à votre vie et à vos valeurs. D’être votre propre agent du changement.
Pour ma part, je vous souhaite que 2009 soit l’année qui voit vos rêves se concrétiser.
8 commentsVenez partager les bonnes pratiques de présentation au sein du groupe Linkedin Ideas on Stage
Marre de vous endormir lors des présentations d’entreprise réalisées par des personnes n’ayant visiblement jamais répété ? Assez de ces “Orateurs” qui confondent leur Ego surdimensionné avec leur message ? Vous êtes devenu myope à force d’essayer de lire des slides couverts de texte en corps 12 points ?
Alors je vous propose de venir nous rejoindre au sein du groupe LinkedIn “Ideas on Stage - Présenter vos idées”. L’animation du groupe démarrera réellement le 5 janvier, mais vous pouvez le rejoindre dès maintenant en cliquant ici ou sur le logo.
Dans ce groupe nous animerons des échanges réguliers autour des bonnes pratiques de présentation : l’art oratoire, le design des visuels, le storyboarding, la création de messages percutants, etc. Tous ces sujets y seront couverts.
Voici le menu fixé pour Ideas on Stage.
- Un article hebdomadaire : chaque semaine, j’y publierai un article sur la réalisation de présentations.
- La réponse à vos questions : vous avez une question sur la réalisation d’un présentation, depuis la création jusqu’à l’exécution ? Posez-là dans le groupe, je m’efforcerai d’y répondre. Pas de garantie cependant, cela dépendra de mon temps disponible.
- La publication de liens vers des ressources utiles : le Web regorge d’informations utiles sur la réalisation de présentations, mais les pépites sont parfois difficiles à trouver. Le groupe pourra donc également servir à échanger les liens vers les meilleurs articles et outils glanés un peu partout sur la toile.
Rendez-vous le 5 janvier et d’ici là j’en profite pour vous souhaiter à tous d’excellentes fêtes de fin d’année. Que 2009 soit une année propice pour tous vos projets.
6 commentsLe guide du processus GTD [La minute GTD du Vendredi]
Et voilà, nous sommes déjà tout près de Noël. J’ai l’impression d’avoir démarré la série La minute GTD hier. Pour le dernier article de l’année, je vous propose de voir comment les différents articles de la Minute GTD s’assemblent pour former le processus complet GTD.
Le processus GTD officiel
Le processus GTD officiel est divisé en 5 étapes : collecter, traiter, organiser, revoir et faire (voir les 5 étapes du processus officiel de GTD) :
- Collecter toutes les informations dans des boîtes de réception (e-mail, courrier classique, carnet de notes, etc.)
- Traiter toutes les informations stockées dans les boîtes de réception et les transformer en tâches.
- Organiser les tâches en projets.
- Revoir les différents projets régulièrement.
- Faire les tâches en fonction du contexte
Cet article explique comment gérer sa boîte de réception.
Et celui-ci comment gérer sa boîte vocale.
Comment traiter efficacement ses e-mails : halte à la tyrannie des e-mails et ouvrir chaque e-mail une seule fois.
Définir ses tâches à partir du contenu des boîtes de réception.
Comment faire la part des choses entre ce qui est important et ce qui ne l’est pas et par la même occasion comment identifier les projets prioritaires.
Cet article explique comment faire une bonne revue hebdomadaire.
Et comment faire le grand ménage dans son système.
La règle des deux minutes : si une tâche prend moins de deux minutes, il faut la faire tout de suite.
Les outils pour mettre en oeuvre le processus GTD
Des tutoriels ont été publiés pour trois outils :
- Sur Mac, Omnifocus
- Sur PC, Jello Dashboard
- Sur papier, le carnet Moleskine
J’en reverrai beaucoup plus l’année prochaine, dont Things, Tudumo et Remember the Milk.
Plus de ressources
Si vous voulez aller plus loin, vous pouvez consulter ces pages :
Le livre Getting Things Done en français
Un groupe de discussion sur GTD sur Yahoo Groups
S’organiser pour réussir, Getting Things Done, par où commencer ?
Rendez-vous en janvier
La minute GTD reprendra le 9 janvier 2009. J’ai déjà plein d’idées de nouveaux articles, mais en cette fin d’année je dois m’occuper de projets plus importants. Passez de très bonnes fêtes et à l’année prochaine !
4 commentsEliminez, réaffirmez et repartez avec une ardoise vide [La minute GTD du vendredi]

Aucune autre période n’est aussi propice à la prise de bonnes résolutions que les débuts d’année. Et en général, c’est également la période la plus propice à leur abandon immédiat. Qui n’a pas un ami qui décide chaque premier janvier qu’il va arrêter de fumer, qu’il va refaire du sport ou qu’il va manger moins gras ?
J’ai personnellement suffisamment de bonnes résolutions non concrétisées pour pouvoir en faire un escalier qui m’amènerait jusqu’à la lune. Pourtant cette année a été différente. J’ai enfin réussi à accomplir plusieurs choses qui me tenaient à coeur et que je remettais toujours au lendemain : aller courir et nager, apprendre à dessiner et m’occuper sérieusement de ce blog par exemple.
Mais qu’ai-je fait de différent par rapport aux autres années ? C’est relativement simple : avant d’accueillir de nouvelles résolutions, j’ai libéré de la place pour les accueillir. J’ai créé cette place principalement à deux niveaux : dans mon agenda et dans mon esprit.
Eliminez, éliminez, éliminez
Au fil du temps nous amassons une quantité de choses incroyable : des biens matériels inutiles ou éphémères, des mauvaises habitudes, des horaires de travail qui occupent toujours plus de place, des petits problèmes qui s’accumulent… Toutes ces choses finissent par peser une tonne dans notre vie quotidienne et ne laissent pas la place pour changer.
Or pour changer il faut du temps, de l’énergie et de la volonté.
N’écoutez pas les personnes qui vous disent qu’on peut devenir dix fois meilleur sans effort. S’améliorer réellement demande un engagement important, à la fois physique et moral.
La solution ? Commencer par éliminer. Eliminer tout ce qui nous retient en arrière. Ainsi en cette fin d’année je vais faire un grand nettoyage dans mon système GTD :
- Revoir chacun de mes buts et m’assurer que j’aurai assez de temps et d’effort à consacrer aux projets qui y sont associés.
- Eliminer chaque obligation qui n’est pas absolument indispensable. Au revoir, bon débarras et pas de regrets.
- Revoir toutes les tâches qui traînent depuis un bout de temps et soit réaffirmer ma volonté de les réaliser, soit les jeter.
- Supprimer tous les contextes qui ne sont plus pertinents.
Ce grand nettoyage, je vais également l’appliquer à mes habitudes de consommation et à mon agenda.
Réaffirmer ses principes
L’autre point important est de se réengager vis-à-vis de soi-même à suivre les principes que nous nous sommes fixés. Ne pas accepter de travailler au-delà d’un horaire raisonnable. Refuser les appels professionnels tard le soir ou le week-end.
Si nous ne respectons pas ces principes, ce n’est pas toujours faute de bonne volonté. Mais au fil de l’année de nombreuses personnes vont venir tirer la couverture à elle, souvent sans s’en rendre compte, et mettre à mal notre détermination.
Aussi avant de prendre de nouvelles bonnes résolutions il faut s’assurer que les résolutions existantes sont bien en place. Un bon moyen d’y parvenir est de les écrire et de les afficher à un endroit visible.
Repartir avec une ardoise vide
Une fois ce grand ménage effectué, nous avons enfin fait de la place pour accueillir de nouvelles résolutions et leur faire passer le cap du 2 janvier.
Il n’est pas nécessaire d’attendre la fin d’année pour faire ce ménage. Je le fais chaque fois que je sens que mes buts ne sont plus clairs ou que je sens que trop d’obligations me font dévier de mes vrais objectifs.
3 commentsTop 3 du développement personnel pour la semaine du 5 décembre 2008
Sur Esprit Riche, Michael lance l’édition de décembre de à la croisée des blogs, un événement qui permet à n’importe quel blogueur de mieux se faire connaître en écrivant sur un sujet précis. Le thème du mois est “Si vous n’aviez plus jamais à travailler pour de l’argent, que feriez-vous ?” et la date limite de soumission des articles est le 31 décembre.
Fadhila Brahimi nous explique pourquoi à son avis le télétravail va avoir de plus en plus la cote dans les années qui viennent. Je pense personnellement que la société française atteint le point critique pour que le télétravail soit adopté plus largement : augmentation des coûts de transport, maturité des solutions de travail à distance, large adoption des connexions haut débit, etc. Le dernier obstacle ? Les méthodes de management à adapter à la nouvelle donne.
Et je termine le top 3 de cette semaine par un article en anglais de Merlin Mann. Il explique sur 43folders, preuve à l’appui que “Real Advice Hurts“, ce qui veut dire “les vrais conseils font mal”. Il m’a conforté dans ma position : faire des petits articles faciles et superficiels, ça attire peut-être des lecteurs. Mais pour vraiment apporter de la valeur il est indispensable d’écrire des articles de fond, même s’ils sont plus difficiles à appréhender ou à mettre en oeuvre.
Bonne semaine !
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