Archives pour mars, 2009
Revue rapide de Tudumo [La minute GTD du vendredi]
Je reviens sur les applications GTD, en particulier pour Windows. Désolé pour les utilisateurs de Linux, je ne possède pas de machine tournant sous ce système d’exploitation. J’ai choisi de présenter tudumo parce que j’en avais déjà entendu parler sur c’éclair. De plus, l’interface de ce logiciel est simple, parfois même un peu trop simple comme nous le verrons.
La gestion de projets
Tudumo permet de créer des projets en créant des groupes de tâches. Malheureusement, ces projets ne peuvent pas être regroupés dans des sous-dossiers, ce qui risque de rendre le logiciel difficile à utiliser si vous avez un grand nombre de projets. Vous pouvez vous concentrer sur un projet en particulier en le sélectionnant et en appuyant sur la barre d’espace.

Les tâches
Vous pouvez affecter six statuts possibles à une tâche :
- Next Action
- On Hold
- Done
- Waiting for
- Someday / Maybe
Le fait de sélectionner manuellement quelle est la Next Action est une approche différente de ce qui se fait dans la plupart des autres logiciels GTD que j’ai pu utiliser. Personnellement je préfère les solutions qui considèrent automatiquement la première action réalisable comme étant la next action.
Affecter un contexte à une tâche
Que serait un gestionnaire de tâches sans la gestion des contextes ? Pour rappel, les contextes décrivent les conditions les plus propices à la réalisation d’une tâche donnée, par exemple le contexte @mail va rassembler toutes les tâches d’envoi et de réception de courrier électronique, le contexte @maison toutes les tâches à réaliser lorsque vous êtes chez vous, etc.
Tudumo gère les contextes via des « tags » assignables à chaque tâche. Il est possible d’affecter plusieurs contextes à une même tâche. Par exemple la tâche « demander la date de la réunion à David » peut être réalisée @email ou @téléphone.
Pour affecter un contexte à une tâche, vous pouvez soit l’entrer directement dans le champ prévu à cet effet, soit faire glisser la tâche sur le tag voulu en bas de la fenêtre.
Enfin un menu déroulant permet de ne voir que les tâches avec un statut particulier, pratique pour ne pas se disperser.
Conclusions
Tudumo est une solution de gestion de listes GTD sympathique. Elle a l’avantage d’être simple, mais elle manque de fonctions avancées à mon goût, comme la gestion des tầches récurrentes ou la création d’une hiérarchie de projets.
Cependant je dois me rendre à l’évidence. C’est probablement dû à ma méconnaissance des solutions pour PC, mais je n’ai toujours pas trouvé sur cette plateforme de solution aussi simple et performante que ce qui se fait sur Mac. Vous avez des suggestions d’applications que je pourrais essayer sur PC ?
7 commentsLa typographie partie 2 [Ideas on stage]
Dans la première partie de l’article sur l’utilisation de la typographie dans le design de présentations, nous avons abordé quelques concepts de base comme le bon type de police à utiliser, quelle taille, etc. Cette semaine, je voudrais approfondir quelques concepts clés qui font la différence entre un pro et un amateur.
La première question qui peut vous venir à l’esprit est « pourquoi se casser la tête avec ce genre de détails que pratiquement personne ne remarquera ? » Simplement parce que les personnes qui le remarqueront seront également les personnes qui seront le plus à même d’apprécier la qualité de votre présentation et de le faire savoir.
Les guillemets typographiques
La bonne gestion des guillemets est souvent ignorée. En français, les guillemets corrects sont de forme « et ». Il faut une espace (merci Jérôme de m’avoir appris qu’en typographie on disait une espace au féminin) avant et après, contrairement aux guillemets anglais ou droits (et si vous voulez être parfait, utilisez une espace d’un quart de cadratin entre le guillemet français et la lettre).

Les ligatures
Regardez les deux exemples de texte ci-dessous :

Peu de personnes remarqueront la différence, mais elle est significative : si les deux exemples utilisent la même police, Gill Sans, celui du haut utilise un caractère spécial qui fait la ligature entre le f et le i, alors que celui du bas utilise simplement le f et le i standard. Les ligatures apparaissent sur les combinaisons de lettres suivantes : ff fl ffl fi ffi st sst. Le œ n’est pas une ligature mais bien un caractère à part entière.
Si vous voulez passer pour un connaisseur il est indispensable d’appliquer les ligatures correctement. La présence des ligatures dans une police est d’ailleurs un bon indice de son niveau de qualité, les polices de basse qualité faisant souvent l’impasse sur ce genre de détails.
Le crénage
Voici deux exemples du même mot :

Le premier est en Helvetica Neue, le deuxième est écrit en Verdana. Au delà de la différence de dessin des caractères, on peut constater une chose : l’espacement entre le V et le A est trop grand visuellement dans le deuxième exemple. Cela donne à la limite l’impression que les deux lettres sont séparées. Par contre dans le premier exemple les deux lettres sont rapprochées, ce qui donne un meilleur équilibre visuel au mot. C’est ce qu’on appelle le crénage. Les polices professionnelles modernes de bonne qualité contiennent ce qu’on appelle les tables de crénage, qui définissent l’espacement précis entre deux lettres.
Notez que même pour le premier exemple, le crénage par défaut des lettres peut encore être amélioré en ajustant l’espacement entre les lettres manuellement. Dans l’exemple ci-dessous, j’ai ajusté l’espace entre chaque lettre à la main. De manière générale, plus la taille des caractères est grande, plus il est important d’ajuster le crénage manuellement.

Conclusions
Tous ces points peuvent sembler être des détails superflus. Et de fait, probablement que 95% de votre auditoire ne les remarquera pas. Pourtant, au niveau subconscient, ils font la différence, ils sont le petit je ne sais quoi qui fait que votre présentation a l’air plus pro que les autres, et ils aiguiseront votre sens critique et votre esprit de designer.
5 commentsLes aventures de Johnny Bunko en français

Je viens de recevoir un petit mot des éditions Vuibert qui m’informent de la parution en français des aventures de Johnny Bunko, le guide de carrière écrit sous la forme d’un Manga. Son auteur, Daniel Pink, est l’ancien speechwriter de Al Gore et l’auteur d’excellents livres, dont le formidable «a whole new mind». Je n’ai pas pu consulter la traduction, je ne peux donc pas me prononcer sur sa qualité. Néanmoins cela pourra intéresser les personnes réfractaires à l’anglais.
À ceux qui vont écarter d’emblée ce livre parce que, franchement, un Manga c’est pas sérieux, je réponds que tant pis pour eux. Pour ces personnes il y a déjà des milliers de livres super barbants disponibles.
J’en profite pour rappeler la disponibilité de deux autres livres en français parmi mes préférés. Présentation Zen, de Garr Reynolds, un livre que toute personne réalisant des présentations doit avoir lu.

Le deuxième ouvrage est L’art de se lancer, de Guy Kawasaki. Ce que je trouve formidable avec ce livre, c’est que contrairement à tant d’autres qui vous expliquent de superbes concepts théoriques mais qui ne collent pas à la réalité, le livre de Guy se concentre sur une approche concrète qui va vous aider à survivre pendant que votre business se lance.

Si vous aimez les livres de développement personnel ou les livres permettant de développer votre savoir, je vous conseille d’aller faire un tour sur le site d’Olivier Roland, «Des livres pour changer de vie».
6 commentsDe la nécessité de noter toutes ses tâches dans son système [La minute GTD du vendredi]
Note : la série «la minute GTD du vendredi» présente chaque semaine une bonne pratique de la méthode Getting Things Done, GTD pour les intimes. C’est une méthode d’organisation pour augmenter sa productivité personnelle, mise au point par David Allen. Si vous ne la connaissez pas, je vous conseille de commencer par cet article.
Après un break d’une semaine lié à un heureux événement, je reviens aujourd’hui sur une des bonnes pratiques essentielles de Getting Things Done : la nécessité de capturer toutes les tâches dans son système, qu’elles soient importantes ou triviales.
La raison est la suivante : se souvenir de quelque chose à court terme demande un effort. Peu importe qu’il s’agisse d’aller chercher du pain, d’aller signer un chèque d’1 million ou de payer sa déclaration d’impôts. L’effort nécessaire pour mémoriser et se souvenir de l’action est le même dans les trois cas. En demandant à notre cerveau le soin de se souvenir de toutes nos tâches, nous l’empêchons de se focaliser sur des tâches plus importantes.
Et puis, il est (presque) aussi frustrant d’oublier d’acheter du dentifrice que d’oublier de payer ses impôts. Notre cerveau vit chaque tâche oubliée comme un échec, une incapacité à faire ce que nous lui avons demandé, et chaque tâche accomplie comme une récompense. Alors pourquoi ne pas se donner les moyens de multiplier les récompenses en notant toutes ses tâches dans son système pour ne rien oublier ?
3 commentsQuelques liens sur GTD et la consommation responsable
Deux articles en une journée ? C’est la fête ! Je souhaite simplement utiliser ces quelques lignes pour vous faire découvrir quatre blogs.
Je commence par vous donner l’adresse de deux blogs sur GTD. Jupiter a créé un nouveau blog nommé « GTD Way ». Ce vétéran de Getting Things Done a tout essayé. Il a fini par adopter une solution basée sur Omnifocus et papier. À consulter pour mieux comprendre comment fonctionne GTD dans la vie de tous les jours.
Et il y a aussi le blog Mogore. Honte sur moi, ce blog était passé inaperçu lors de ma précédente revue des blogs GTD, alors qu’il existe depuis déjà un petit bout de temps. Voilà un oubli réparé.
Enfin j’en profite pour mentionner deux blogs de jeunes entrepreneurs à tendance écologique. Le premier, joliment appelé « Les Moutons Nuage », propose des jouets en Bois de qualité. Le deuxième est celui de la société Terre Bois, qui propose de construire des maisons en bois écologique et agréables à vivre. Nous avons tous à y gagner à essayer de consommer de manière plus responsable.
2 comments

