Archives pour mars, 2009
Le surfeur, maître ultime de GTD ? [La Minute GTD du vendredi]

Un sport que je trouve vraiment incroyable, c’est le surf, en particulier les personnes capables de naviguer sur ces vagues de plusieurs mètres de haut en donnant l’impression que ce n’est pas plus difficile que de manger un mars. Et pour ces personnes, les outils ne sont pas si importants. Ils seraient capables de surfer dix fois mieux que moi sur une porte de garage.
Finalement, un bon surfeur partage beaucoup de points commus avec un Maître de Getting Things Done. J’ai essayé d’en résumer l’essentiel en sept points.
Le Maître GTD sait que comme les vagues, le travail est imprévisible.
Le Maître GTD ne se laisse pas distraire pendant qu’il surfe sur son travail, car il sait que cela peut causer sa chute.
Le Maître GTD sait choisir sa vague de travail et n’essaye pas d’en surfer deux en même temps.
Le Maître GTD sait éliminer tout ce qui est superflu avant de se lancer dans son travail.
Le Maître GTD n’utilise pas ses outils comme excuse. Il est capable de faire les choses même avec un système imparfait.
Le Maître GTD dort bien, car il sait qu’il y a un temps pour chaque chose.
Le Maître GTD décide lorsqu’il arrête son travail. Soit lorsqu’il n’y a plus de nouvelle vague à surfer, soit parce qu’il a autre chose à faire.
Voilà, maintenant il me reste à aller acheter un T-Shirt jaune à l’effigie de Patrick Swayze et à aller habiter à Nice et tout sera parfait. Et vous, quelle règle donneriez-vous pour définir un maître GTD ?
6 commentsLa typograhie partie 1 [Ideas on Stage]
Je poursuis cette semaine la série sur le branding des présentations, en m’attaquant à un élément clé du design : la typographie. C’est un sujet extrêmement vaste, qui fera l’objet de plusieurs articles. Aujourd’hui je me limite aux grandes règles de base : quel type de police utiliser, quelle taille de caractères et quel corps ?
Quel type de police utiliser pour ma présentation ?
Commençons par éliminer les polices qu’il ne faut pas utiliser dans une présentation:
- Évitez Comic sans, Papyrus et autres polices du même style, pour deux raisons : ces polices n’ont pas l’air professionnelles, et surtout vous passerez pour un amateur aux yeux des personnes s’y connaissant un peu en typographie.
- Évitez les polices imitant l’écriture manuscrite : même si certaines de ces polices sont de grande qualité, elles sont en général difficiles à lire.
- Évitez les polices «spéciales», comme les caractères gothiques, car ils ont une lisibilité faible.
- Évitez les polices à empattement, car elles sont moins lisibles de loin que les polices sans empattement. Les empattements sont ces petits traits au bout des caractères, présents par exemple sur la police Times.
Finalement, cela ne nous laisse pas beaucoup de choix. Les polices les plus adaptées à la réalisation d’une présentation sont les polices sans empattement avec un dessin aisément identifiable. Les plus utilisées sont les célèbres Arial et Helvetica. Pourquoi ? Parce que c’était parmi les premières polices livrées en standard avec les Macs et les PCs. Si vous voulez vous distinguer sans faire beaucoup d’efforts, utiliser une police différente est un bon système. En voici quelques unes pami mes préférées :
- Gill Sans. Une des plus belles polices classiques.
- Stone Sans (c’est la police utilisée dans le titre du blog)
- Helvetica Neue, une version plus moderne et plus aérienne de l’helvetica classique. C’est la police utilisée par Orange.
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Le choix est infini : Rotis Sans utilisé par Accenture, Myriad Sans utilisé par Apple, etc. Si vous utilisez une police non standard, n’oubliez pas que votre présentation ne s’affichera correctement que sur votre ordinateur. Pour contourner ce problème, Powerpoint offre la possibilité d’inclure les polices utilisées dans la présentation, pour qu’elle puisse s’afficher correctement sur n’importe quelle machine. Malheureusement Apple Keynote n’offre pas cette fonctionnalité (il existe un moyen pas très pratique mais efficace pour contourner cette limitation, je ferai peut-être un tutoriel lorsque j’aurai plus de temps).
Comme toujours en art et en design, les meilleurs savent quand il faut respecter les règles et quand il faut les transgresser. Par exemple la police Papyrus est utilisée pour le générique de la série française Kaamelott avec à mon avis beaucoup de succès. De même, une société voulant privilégier une image de tradition pourra préférer utiliser une police à empattement (par exemple pour un cabinet d’avocats).
La taille de la police
Guy Kawasaki donne comme règle « à la louche » de prendre l’âge de la personne la plus âgée de la pièce, de le diviser par deux et de ne pas utiliser de corps de police plus petit que ce chiffre. Cette règle est évidemment à adapter en fonction des circonstances, mais il est utile de se rappeler que certaines personnes n’aiment pas dire qu’elles ne voient pas bien ce qui est affiché.
Dans tous les cas, ne vous contentez pas de faire des slides qui rendent bien sur votre écran, car ce n’est probablement pas sur ce dernier qu’ils seront affichés lors de la présentation. Choisissez la taille des caractères en fonction du médium de diffusion final, en général un vidéoprojecteur. Imaginez-vous au dernier rang en train de regarder l’écran. Dans le doute, préférez faire trop grand plutôt que trop petit.
Enfin, ne mélangez pas trop de tailles de police différentes. Choisissez une taille unique pour tous les titres, et une taille unique pour le texte des slides. Cela renforcera l’impression de cohésion et de clarté du message, et aidera l’œil des spectateurs à décoder la structure du message.
Le corps de la police
Tout le monde connaît les fonctions gras et italique, qui permettent de changer l’apparence des polices. Moins de personnes savent que les professionnels utilisent en réalité beaucoup plus de déclinaisons d’une même police, et qu’il existe de vrais et de faux italiques.
Par exemple voici les déclinaisons de Helvetica Neue.

Dans un vrai italique, le caractère a été redessiné pour offrir une version inclinée du caractère de base. Dans un faux italique, le caractère standard est simplement déformé pour être incliné. Dans une présentation, le plus simple est de ne pas utiliser d’italique ou de condensé, car ces types de caractères sont plus difficiles à lire.
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