Pierre Morsa – Améliorer le monde, une idée à la fois

Powerlines, des slogans si puissants qu’ils traversent les siècles [Ideas on Stage]

J’adore les librairies. Chaque fois que je vais à Londres, je ne peux pas m’empêcher de passer une ou deux heures dans la grande librairie Waterstone’s qui est près de Picaddilly Circus. Oui, bien sûr, je pourrais simplement aller sur amazon.com, mais pour moi rien ne remplace le côté « chasse au trésor » que de fouiller dans les rayons à la recherche d’une perle rare.

Durant ma dernière visite, j’ai déniché un livre appelé « Powerlines », écrit par Steve Cone, un gourou du marketing, et qui est un complément décent à ma bibliothèque de livres sur les présentations. Steve Cone explique les recettes qui font un bon slogan, ce qu’il appelle une « powerline », que ce soit pour une campagne publicitaire, une campagne politique ou pour un film. Ce livre est en anglais, mais il abonde d’exemples et est très facile à lire. Par contre, je ne peux que regretter que certains exemples choisis tournent autour de l’industrie du tabac et de l’armement sans aucun discernement moral, et que les explications de certaines phrases soient incorrectes.

Quels sont les slogans qui vous ont marqués ?

Ce livre m’a incité à me poser la question : quels sont les slogans qui vous ont le plus marqués ? Pour ma part, en voici quelques-uns choisis parmi mes préférés, du plus sérieux au plus trivial (pour les anglophobes : désolé il va y avoir beaucoup de citations d’origine anglaise et américaine).

« This was their finest hour » (ce fut leur heure de gloire) et « Never was so much owed by so many to so few » (jamais autant n’a été dû par tant [de personnes] à si peu [de personnes]). Churchill est parmi mes orateurs préférés. Réellement un homme pour qui la tragédie qui secouait l’Europe à l’époque a permis de montrer sa valeur.

« Ask not what your country can do for you but what you can do for your country. » Littéralement « Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays. » Cette phrase prononcée par Kennedy montre la voie vers un pays dont les habitants agissent pour améliorer les choses au lieu d’attendre une hypothétique solution de l’État.

« Oublie que tu n’as aucune chance, vas-y, fonce » Ou comment capturer en une seule phrase tout le physique et le mental de deux personnages. Qui ne peut s’empêcher de sourire en entendant Michel Blanc exhorter Gérard Jugnot à se prendre un râteau de plus ? Et de conclure « On ne sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher ! »

« Make him an offer he can’t refuse » ce qui peut se traduire par « Donnez-lui le choix : soit il accepte, soit il meurt. » Cette phrase tirée du Parrain montre à quel point des phrases volontairement modestes et anodines peuvent avoir bien plus de force que des phrases prétentieuses qui veulent se donner de l’importance.

« Veni, vidi, vici. » Si l’anglais est généralement plus concis que le français pour exprimer une idée, Jules César met tout le monde d’accord avec trois mots en latin.

Dans un prochain article, je reviendrai sur les ingrédients qui transforment des slogans en « powerlines » qui traversent le temps.

Quelques adresses de sites de citations

The phrase finder, qui explique l’origine et la signification de phrases célèbres (en anglais).

Phrases historiques, sur wikipedia (en français).

10000 citations célèbres, sur évène (en français).

7 commentaires

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Déjà 7 commentaires

  1. Moolligan mai 7th, 2009 23:26
    MyAvatars 0.2

    Petite correction d’un cinéphile fan de navets en tous genres : ca n’est pas Gérard Jugnot, mais Michel Blanc qui prononce cette phrase. D’autant plus cocasse qu’il le dit à Jugnot qui est marié dans le film.

  2. Pierre Morsa mai 8th, 2009 06:49
    MyAvatars 0.2

    @ Mooliigan : merci de ton conseil d’expert. Voilà, cette erreur impardonnable est corrigée.

  3. arnaudv mai 10th, 2009 10:52
    MyAvatars 0.2

    On ne peut faire mieux et plus concis que Jules César.

  4. Tete mai 11th, 2009 10:46
    MyAvatars 0.2

    Yes We Can, le nouveau slogan à l’honneur ! J’aime tout ça

  5. MyAvatars 0.2

    [...] bref article sur les powerlines m’a donné une idée : avant de donner la recette de création d’un slogan, pourquoi [...]

  6. Pierre Morsa mai 24th, 2009 07:14
    MyAvatars 0.2

    @arnaudv : oui Jules César a vraiment laissé beaucoup de traces dans l’histoire.

    @Tete : le slogan de Barack Obama correspondait bien au challenge qui l’attendait, être le premier candidat afro-américain élu à la Maison Blanche, je pense que c’est pour ça qu’il a bien collé à sa campagne. Comme mentionné dans mon autre article, c’est lorsqu’un slogan représente vraiment la personnalité du candidat qu’il est efficace.

  7. MyAvatars 0.2

    [...] le sujet vous intéresse, vous pouvez lire le premier article qui reprend plusieurs slogans et le second qui est un quizz sur les slogans que vous avez retenus et ceux que vous avez [...]

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