Le paradoxe de la Lune et de la cigarette [La minute GTD]

Qu’est-ce qui est plus compliqué ? Aller sur la Lune ou arrêter de fumer ? Si on en croit les statistiques, aller sur la Lune semble aussi facile que de couper du saucisson pour l’apéritif alors qu’arrêter de fumer revient à gagner Roland-Garros en ayant pris 10 heures de leçons de tennis. OK, j’exagère un peu, mais à peine.
Pourtant, il est évident qu’il est mille fois plus complexe d’aller sur la Lune que d’arrêter de fumer. Pour réaliser l’objectif qu’ils s’étaient fixé, les Américains ont dû tout inventer de A à Z (même s’ils ont bénéficié des travaux des Allemands). Arrêter de fumer demande juste de ne pas faire un geste quotidien.
J’ai utilisé cette comparaison pour illustrer quelque chose que nous n’aimons pas reconnaître : ce n’est pas la difficulté réelle de l’objectif qui le rend impossible à atteindre, ce sont nos blocages mentaux. Voici quelques trucs qui m’aident à éliminer ces blocages.
- Célébrons chaque succès. Que le succès soit dû au hasard ou pas, quelle importance ? Finalement aucune. Savourons-le. Restons humble et reconnaissons que derrière tout succès ce cache une part de chance, mais que cette chance se crée.
- Apprenons de nos erreurs, pour faire mieux la prochaine fois. Évitons ces personnes qui ne savent que pointer du doigt pour blâmer, recherchons les rares personnes qui nous aident à tirer les leçons de nos échecs.
- Soyons vrais avec nous-mêmes. Il n’y a rien de plus usant pour le moral que de se forcer à jour le rôle de quelqu’un d’autre.
- Vivons dans le moment présent pour tirer parti des opportunités. Nous passons parfois tant de temps à analyser le passé et à prévoir l’avenir que nous en oublions que les opportunités ne peuvent être saisies que dans l’instant présent.
- Ne cherchons pas d’excuses pour nos défauts, nos échecs. Acceptons-les et passons à autre chose.
- N’abandonnons pas à la première difficulté ou au premier refus. Essayons au moins trois fois avant de renoncer. L’obstination paie.
- Régulièrement, listons toutes les choses positives qui nous sont arrivées.
Et vous, comment faites-vous ?
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Une jolie fable, bravo!
Notamment d’accord avec le point 1: savoir se réjouir d’un succès, c’est une bonne chose.
Bel exemple.
La volonté et notre très faible capacité à la contrôler est certainement une bonne partie de la réponse.
Je développe un système (http://efficacitezen.fr/) (peut être qu’il permettra d’arrêter de fumer!) pour exercer ma volonté : mettre en place les conditions de non-échec, répéter volontairement une action jusqu’à ce qu’elle devienne automatique, mettre en place des punitions désagréables…
@Éric : oui le point 1 est trop souvent ignoré par les personnes qui ne parviennent pas à progresser dans la vie.
@Michael : je suis bien en phase avec la mise en place des conditions de non-échec. Par contre pour les punitions et les récompenses, c’est plus difficile. Il y a un vrai risque d’engendrer des comportements détournés pour éviter les punitions (un peu comme quand on accuse son petit frère d’avoir cassé le vase pour éviter de se faire punir…), ou à l’inverse pour s’approprier les récompenses sans réel mérite.
Avec un peu de retard, voici une petite réflexion que m’a donné envie de partager ce texte. Vendredi dernier je m’étais laissé quatre actions dans ma boite mail en me disant qu’elles étaient faciles et que je les traiterais lundi. Résultat des courses, aujourd’hui, j’ai bien vu ces actions mais n’ai pas eu envie de les traiter, pas la même motivation à le faire. Elles ne m’attiraient pas. Elles me demandaient un effort. Je me suis rabattu sur des choses simples me faisant plaisir. Je sais que cela peut être dangereux de repousser des choses désagréables pour des choses que l’on a envie car nous repoussons souvent des choses importantes. En même temps, j’ai expérimenté ces dernières semaines qu’une chose peut paraître difficile un jour et couler de source un autre, qu’il n’est pas toujours sain de vouloir faire des efforts et qu’il peut être avantageux de faire confiance et savoir remettre au lendemain. Entre les deux mon coeur balance et continuera chaque jour de balancer.
@Nicolas : merci beaucoup pour ton commentaire. Personnellement c’est pour cela que je pense que les contextes par état d’esprit conservent leur utilité ; certains jours écrire me semble simple, d’autres jours cela me semble très très difficile, simplement parce que je n’ai pas le bon état d’esprit.