Archives pour mars, 2010

Il est temps de passer à une nouvelle génération d’applications GTD [La minute GTD]

Il y a aujourd’hui pléthore d’applications GTD. Things, Omnifocus, Remember the Milk, etc. Et pourtant, en y réfléchissant bien, elles sont toutes nulles. Vous devez penser que j’ai attrapé la grosse tête ! J’espère que non, et que vous comprendrez mieux ma position avec mon argument : elles se focalisent toutes sur « organiser », aucune sur « faire ». La preuve :

  • Lorsque je crée une tâche « emailer le compte-rendu à John Smith », je dois passer mon temps à lui affecter le bon projet et le bon contexte. Pourquoi l’application GTD n’est-elle pas capable de créer un email destiné à John Smith avec le compte-rendu en pièce jointe ?
  • Lorsque je crée une tâche « rechercher des infos sur le statut de SARL », je dois de nouveau passer mon temps à lui affecter le bon projet et le bon contexte. Ce que j’aimerais, c’est que l’application GTD lance une recherche dans Bing et Google, me compile un dossier avec les pages des 10 premiers résultats trouvés et me crée une tâche « revoir le résultat des recherches ».
  • Lorsque je crée une tâche « organiser une réunion avec John et Pamela », j’aimerais que l’appli crée un sondage sur Doodle à partir des créneaux disponibles dans mon agenda, puis envoie un email à John et Pamela pour leur demander de voter. Une fois les votes rassemblés, elle me créerait automatiquement un rendez-vous dans mon agenda.

Je vous laisse imaginer les possibilités d’une telle application par rapport à la génération d’outils GTD actuelle. GTD ne serait plus simplement un système d’organisation, mais un(e) vrai(e) assistant(e) virtuel(le). Le premier éditeur qui proposera une telle solution qui marche aura ma reconnaissance éternelle.

Commentaire complémentaire : en fait, en relisant mon billet je me dis que tant qu’à faire, j’aimerais bien que GTD puisse aussi me faire le café le matin, m’apporter les croissants au lit et aller bosser à ma place. Est-ce vraiment trop demander ?

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Séminaire le 5 mai à HEC sur l’art de présenter à l’international

Mise à jour : le séminaire affiche complet après seulement quelques jours d’inscriptions. Nous sommes en train d’envisager l’organisation d’autres sessions.

Le 5 mai Phil Waknell et moi-même donnerons un séminaire à HEC Paris sur le thème « international presentation skills for executives ». Elle donnera les clés pour présenter en anglais à une audience venant de pays et d’horizons très différents. Vous pouvez télécharger la plaquette en
cliquant ici.

Cette session est limitée à 20 places et est réservée aux alumni HEC. Pour y participer vous pouvez envoyer un email à Thomas Misslin.

Si vous êtes intéressés par ce sujet ou par les présentations en général, mais que comme moi vous n’êtes pas alumni HEC, nous sommes en train de préparer des formations spécifiques pour les entrepreneurs et les entreprises qui seront bientôt disponibles.

International_Presentation_skills_flyer(eng).png

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Savoir oublier GTD pour être plus productif [La minute GTD]

Cela fait maintenant plusieurs années que j’utilise la méthode GTD pour m’organiser. Je l’ai découverte par hasard en 2006, au détour d’un petit article sur un blog.

Cependant au fil du temps j’ai découvert que cette méthode a un défaut : elle donne l’impression d’avoir toujours quelque chose à faire, à n’importe quel moment de la journée. Cela peut s’avérer fatiguant à la longue, et même paradoxalement avoir un effet négatif sur la productivité (ça donne l’impression que même si j’arrive à réaliser 10 tâches importantes, il en restera encore 9990 alors à quoi bon s’exciter).

Pour pallier à ce sentiment de pression permanente j’ai trouvé différentes astuces, en voici quelques unes.

Créer un contexte « rien », dans lequel on décide sciemment de ne rien faire. Il faut apprendre à accepter que ne rien faire est parfois la meilleure chose à faire, en particulier dans les métiers qui demandent de la créativité.

Prévoir des moments dans la journée où vous pouvez « éteindre » votre système GTD. Ainsi personnellement je réserve GTD à la plage horaire 7h – 19h. Je démarre la journée en « ouvrant » mon système GTD et j’essaie, si possible, de le refermer avant 19h.

Se fixer une ou deux tâches à réaliser en début de journée. Une fois ces deux tâches réalisées, vous avez rempli votre contrat avec vous-même. Tout le reste est du « bonus ».

Comment ressentez-vous GTD ? Pensez-vous que ce système puisse à la longue devenir stressant, voire nous pousser à remettre à demain ce que nous pouvons faire tout de suite ?

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Notre mission est de maximiser la valeur pour l’actionnaire en optimisant les processus et en créant des synergies organisationnelles qui ont pour but l’obtention d’économies d’échelle qui vont servir de relais de croissance à l’entreprise [Bullshitful People]

Ça y est, le patron présente sa nouvelle stratégie. Et bien sûr cette stratégie est sensée être incarnée par la mission qu’il dévoile fièrement : maximiser la valeur !

Je lève le doigt pour poser une question : « si notre mission est de maximiser la valeur, cela implique donc qu’il y a une valeur maximum. Quelle est-elle ? »

Le boss me regarde comme si je venais de Mars. Non, plutôt d’Alpha du Centaure. En tout cas tout dans ses yeux traduit le merlan frit qui ne comprend pas pourquoi on pose une question. « Ça ne se calcule pas, dit-il c’est pas aussi simple. Ça veut dire qu’il faut faire tout pour que la valeur soit la plus haute. »

Il s’imagine probablement que je vais en rester là, mais non, aujourd’hui je suis d’humeur taquine alors je poursuis. « Vous voulez dire que vous nous assignez une mission mais que vous êtes incapable de fixer un objectif précis ? »

Là, il commence à s’énerver un peu. « Mais si voyons, nous allons déterminer la valeur maximum à atteindre sur une série de plusieurs critères ». Il commence à employer des gros mots comme best practice, benchmark et balanced scorecard. Je m’étonne qu’il n’arrive pas à placer « communauté d’expert » qui semble être la tarte à la crème à la mode en ce moment dans les entreprises.

Je pose une autre question : « Mais alors, une fois qu’on aura atteint la valeur maximum, ça veut forcément dire que ça ne peut plus évoluer vers le haut, mais seulement vers le bas. Notre mission est donc d’amener l’entreprise au point auquel sa valeur va commencer à décroître ? »

Je ne me souviens plus de ce qui se passe après. Il me semble qu’il y a eu des cris, puis un événement terrible, style le boss qui explose en envoyant des bouts partout dans la pièce, c’était horrible mais à ce moment mon réveil a sonné et je me suis réveillé.

Deux heures plus tard je suis au boulot. J’ouvre mon mail, et dans ma boîte de réception attend une invitation de mon boss pour présenter sa nouvelle stratégie.

De mon côté mon objectif est d’arriver à écrire un article dont le titre est plus long que le texte.

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