Avoir l’esprit libre
10:10 – réduisons tous ensemble et simplement nos émissions de gaz a effet de serre !
Dès aujourd’hui inscrivez-vous à l’initiative 10:10.
Un projet environnemental qui met l’accent sur les individus, l’action et le positif ? Voilà enfin quelque chose de nouveau !
Comme vous le savez peut-être, la fondation GoodPlanet lance une grande campagne de mobilisation contre le changement climatique baptisée 10:10. Cette campagne est construite autour d’une idée simple : Chacun peut agir pour la planète. Et c’est facile.
10:10 invite toute personne, organisation ou entreprise à réduire volontairement ses émissions de gaz à effet de serre de 10% à partir de 2010. N’attendons ni un accord international ni une décision politique pour nous retrousser les manches. Agissons ! Ici et maintenant.
10:10 est une campagne positive qui rompt avec le pessimisme ambiant : elle met en avant les efforts de celles et ceux qui s’impliquent dans la protection de notre planète et cherche à encourager d’autres à faire de même.
10:10 est fédératrice et apolitique : chacun est invité à y participer.
Le site internet de 10:10France sera mis en ligne très prochainement. Mais dès aujourd’hui vous pouvez rejoindre l’équipe de GoodPlanet dans cette aventure : inscrivez-vous ici ou contactez-les à l’adresse 1010@goodplanet.org.
N’hésitez pas à reprendre ce message en intégralité sur votre blog pour qu’il soit vu par le plus grand nombre de personnes possible.
9 commentsRéunion camembert [Bullshitful People]

Et voilà, ça devait arriver. Mon évocation du terme de camembert pour désigner les graphiques circulaires a créé un incident politique au sein de l’entreprise.
C’est l’équipe normes et méthodes, toujours à l’affût, qui a été la première a remonter l’alerte au comité de direction. « Y’a Pierre qui ne respecte pas les normes de l’entreprise. Nous estimons que les coûts engendrés par son action vont coûter à l’entreprise entre 2 et 3 milliards d’Euros en improductivité et frais de traduction. »
Ni une ni deux, un comité extraordinaire est convoqué par la direction. La personne de l’équipe normes et méthodes n’a pas pris d’éléments pour argumenter ses chiffres, mais il ne se décontenance pas aussi facilement. « Vous n’y pensez pas, il faut conserver le terme pie pour les graphiques circulaires, une dénomination qui puisse être utilisée dans tous les pays. Si nous utilisons camembert, les italiens vont commencer à utiliser pizza. Ça va vite devenir insoutenable pour le groupe ».
Je lui fais remarquer qu’au moins les suédois n’utiliseront pas krisprolls parce que ce n’est pas rond, mais il ne rigole pas. Il prépares ses arguments pour finir son réquisitoire, mais à ce moment la personne du département sécurité débarque dans la pièce en vociférant comme s’il venait de voir le Diable. « J’apprends que vous voulez utiliser des camemberts mais vous n’avez même pas consulté l’équipe sécurité ? Vous vous rendez compte des risques que vous faites courir à l’entreprise ??? Si tout le monde se comportait comme vous notre firewall serait un gruyère ».
Je lui réponds que comme firewall ça veut dire mur de feu, s’il est en gruyère on pourra faire une raclette avec le fromage fondu. Il ne rigole pas non plus.
Après deux heures de discussions serrées et la consultation de l’équipe change et communication, nous parvenons à un accord préalable. Pie sera utilisé par la division du groupe, camembert sera utilisé par la France et l’Inde (car ce pays dépend directement du directeur en charge de la France). L’équipe normes et méthodes demande de préciser que le Pape et l’oiseau sont hors périmètre. Tout le monde semble satisfait, sauf le responsable de la sécurité qui n’arrive pas à digérer ma blague nulle sur la raclette au gruyère. Nous fixons la date de la nouvelle réunion pour valider cet accord préalable. Aaah, franchement, que seraient mes journées sans ces moments d’intense réflexion stratégique.
Le mois prochain il paraît qu’on va arrêter ces enfantillages pour enfin s’attaquer à la question essentielle : le mot process est il mieux ou pire que processus ?
5 commentsNotre mission est de maximiser la valeur pour l’actionnaire en optimisant les processus et en créant des synergies organisationnelles qui ont pour but l’obtention d’économies d’échelle qui vont servir de relais de croissance à l’entreprise [Bullshitful People]
Ça y est, le patron présente sa nouvelle stratégie. Et bien sûr cette stratégie est sensée être incarnée par la mission qu’il dévoile fièrement : maximiser la valeur !
Je lève le doigt pour poser une question : « si notre mission est de maximiser la valeur, cela implique donc qu’il y a une valeur maximum. Quelle est-elle ? »
Le boss me regarde comme si je venais de Mars. Non, plutôt d’Alpha du Centaure. En tout cas tout dans ses yeux traduit le merlan frit qui ne comprend pas pourquoi on pose une question. « Ça ne se calcule pas, dit-il c’est pas aussi simple. Ça veut dire qu’il faut faire tout pour que la valeur soit la plus haute. »
Il s’imagine probablement que je vais en rester là, mais non, aujourd’hui je suis d’humeur taquine alors je poursuis. « Vous voulez dire que vous nous assignez une mission mais que vous êtes incapable de fixer un objectif précis ? »
Là, il commence à s’énerver un peu. « Mais si voyons, nous allons déterminer la valeur maximum à atteindre sur une série de plusieurs critères ». Il commence à employer des gros mots comme best practice, benchmark et balanced scorecard. Je m’étonne qu’il n’arrive pas à placer « communauté d’expert » qui semble être la tarte à la crème à la mode en ce moment dans les entreprises.
Je pose une autre question : « Mais alors, une fois qu’on aura atteint la valeur maximum, ça veut forcément dire que ça ne peut plus évoluer vers le haut, mais seulement vers le bas. Notre mission est donc d’amener l’entreprise au point auquel sa valeur va commencer à décroître ? »
Je ne me souviens plus de ce qui se passe après. Il me semble qu’il y a eu des cris, puis un événement terrible, style le boss qui explose en envoyant des bouts partout dans la pièce, c’était horrible mais à ce moment mon réveil a sonné et je me suis réveillé.
Deux heures plus tard je suis au boulot. J’ouvre mon mail, et dans ma boîte de réception attend une invitation de mon boss pour présenter sa nouvelle stratégie.
De mon côté mon objectif est d’arriver à écrire un article dont le titre est plus long que le texte.
14 commentsBonnes fêtes, et 2010 sera l’année des bonnes résolutions tenues
Et voilà, c’est presque Noël. J’en profite donc pour vous souhaiter de joyeuses fêtes et une belle fin d’année 2009. Et puis d’entamer 2010 en tenant vos bonnes résolutions.
Je vous propose pour terminer l’année d’aborder le sujet « tenir ses bonnes résolutions » dans le cadre du festival des blogs de développement personnel.
1. Avant de construire, il faut d’abord démolir
Si vous refaites l’agencement des pièces d’une maison, il est indispensable de d’abord passer par une phase de démolition. Celle-ci est sale, peu ordonnée et ne donne aucune idée de ce que sera le résultat final, mais sans elle impossible de réellement changer ; trop de contraintes, de murs existants et d’habitudes accumulées au fil du temps vont vous empêcher d’atteindre le résultat voulu.
Je pense que c’est la première raison pour laquelle on n’arrive pas à tenir ses bonnes résolutions : on se met encore plus contraintes et de pression pour démarrer l’année alors qu’on est déjà à la limite. Pour éviter cela, un seul moyen : commencer par faire le vide et se tracer un nouveau plan pour 2010.
2. Choisissez une stratégie
D’un coup ou petit à petit. Cela dépend de l’objectif visé. Si c’est arrêter de fumer, il vaut mieux s’arrêter complètement tout de suite, essayer d’arrêter progressivement c’est renoncer dès le début. Par contre il vaut mieux se remettre à faire du sport petit à petit sous peine de se blesser et d’obtenir un résultat pire que mieux.
3. Accepter que ce sera un poids avant d’être une libération
Arrêter de fumer ? Cela va être extrêmement pénible pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Maigrir ? Il va falloir passer par une phase bien peu agréable avant d’obtenir une meilleure silhouette.
De manière générale on peut remarquer une chose : parvenir à valoriser le long terme plutôt que le court terme vous aidera à tenir vos bonnes résolutions.
4. Faites-en un projet commun
Le deuxième point qui rend tout plus difficile : vouloir tenir ses bonnes résolutions seul. Il serait pourtant tellement plus efficace de pouvoir partager le poids de ses bonnes résolutions avec un ami et d’en faire un projet commun.
5. Chaque effort doit être célébré
Cela va finir par devenir un slogan sur ce blog, mais j’en suis convaincu. Fêter chaque effort, et non seulement les succès, est essentiel pour renforcer une pensée positive.
C’est d’ailleurs un des points essentiels entre les bons et les mauvais managers : les mauvais managers ne récompensent que le résultat final, sans tenir compte des conditions dans lesquelles ce résultat a été obtenu. Conséquence ? Les personnes qui veulent avancer vont privilégier les projets faciles et sans risque. Les commerciaux vont se contenter de développer les clients qui apportent un chiffre d’affaires à court terme. À l’inverse, les bons managers savent reconnaître le succès, mais également reconnaître l’effort fourni par les personnes qui ont fait de leur mieux même si au final le résultat n’est pas nécessairement celui attendu.
Alors, c’est quoi mes bonnes résolutions pour 2010 ?
J’ai déjà plein de projets pour 2010. Le plus important est de terminer la création de ma nouvelle entreprise, Ideas on Stage. Cela devrait être chose faite courant du premier trimestre de 2010. Paradoxalement, bien que ce soit mon projet le plus difficile et le plus risqué, c’est également celui qui a le plus de chances d’aboutir ! Encore une fois, contrairement à ce qu’on peut penser ce n’est pas parce que un projet est plus difficile qu’il a automatiquement plus de risque d’échouer.
L’autre bonne résolution est de terminer d’écrire le livre qui n’est actuellement qu’un projet avec les Éditions Leduc.
Je suis également toujours décidé à faire vivre ce blog régulièrement, en continuant à publier au minimum un article par semaine.
Et voilà, ce n’est qu’un aperçu mais je vous tiendrai informé de temps en temps par l’intermédiaire de ce blog.
JE VOUS SOUHAITE UNE EXCELLENTE ANNÉE 2010 !!!
5 commentsLa voie du paresseux
Certaines personnes conseillent de prendre le chemin offrant le moins de résistance, ou encore la voie du paresseux.
Le problème, c’est qu’en raison de la gravité le chemin qui demande le moins d’effort conduit toujours vers le même endroit : le bas. Et une fois en bas, la seule option du paresseux c’est d’y rester. Pour certain, ce sera un but qui leur conviendra. Pour d’autres, la désillusion.
La foudre aussi suit le chemin de moindre résistance. Elle ne choisit absolument pas là où elle va tomber. Elle frappe sans discernement, tuant parfois.
On n’accomplit rien d’exceptionnel en se contentant de suivre la voie du paresseux.
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