Pierre Morsa – Améliorer le monde, une idée à la fois

Avoir l'esprit libre

Notre mission est de maximiser la valeur pour l’actionnaire en optimisant les processus et en créant des synergies organisationnelles qui ont pour but l’obtention d’économies d’échelle qui vont servir de relais de croissance à l’entreprise [Bullshitful People]

Ça y est, le patron présente sa nouvelle stratégie. Et bien sûr cette stratégie est sensée être incarnée par la mission qu’il dévoile fièrement : maximiser la valeur !

Je lève le doigt pour poser une question : « si notre mission est de maximiser la valeur, cela implique donc qu’il y a une valeur maximum. Quelle est-elle ? »

Le boss me regarde comme si je venais de Mars. Non, plutôt d’Alpha du Centaure. En tout cas tout dans ses yeux traduit le merlan frit qui ne comprend pas pourquoi on pose une question. « Ça ne se calcule pas, dit-il c’est pas aussi simple. Ça veut dire qu’il faut faire tout pour que la valeur soit la plus haute. »

Il s’imagine probablement que je vais en rester là, mais non, aujourd’hui je suis d’humeur taquine alors je poursuis. « Vous voulez dire que vous nous assignez une mission mais que vous êtes incapable de fixer un objectif précis ? »

Là, il commence à s’énerver un peu. « Mais si voyons, nous allons déterminer la valeur maximum à atteindre sur une série de plusieurs critères ». Il commence à employer des gros mots comme best practice, benchmark et balanced scorecard. Je m’étonne qu’il n’arrive pas à placer « communauté d’expert » qui semble être la tarte à la crème à la mode en ce moment dans les entreprises.

Je pose une autre question : « Mais alors, une fois qu’on aura atteint la valeur maximum, ça veut forcément dire que ça ne peut plus évoluer vers le haut, mais seulement vers le bas. Notre mission est donc d’amener l’entreprise au point auquel sa valeur va commencer à décroître ? »

Je ne me souviens plus de ce qui se passe après. Il me semble qu’il y a eu des cris, puis un événement terrible, style le boss qui explose en envoyant des bouts partout dans la pièce, c’était horrible mais à ce moment mon réveil a sonné et je me suis réveillé.

Deux heures plus tard je suis au boulot. J’ouvre mon mail, et dans ma boîte de réception attend une invitation de mon boss pour présenter sa nouvelle stratégie.

De mon côté mon objectif est d’arriver à écrire un article dont le titre est plus long que le texte.

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Bonnes fêtes, et 2010 sera l’année des bonnes résolutions tenues

Et voilà, c’est presque Noël. J’en profite donc pour vous souhaiter de joyeuses fêtes et une belle fin d’année 2009. Et puis d’entamer 2010 en tenant vos bonnes résolutions.

Je vous propose pour terminer l’année d’aborder le sujet « tenir ses bonnes résolutions » dans le cadre du festival des blogs de développement personnel.

1. Avant de construire, il faut d’abord démolir

Si vous refaites l’agencement des pièces d’une maison, il est indispensable de d’abord passer par une phase de démolition. Celle-ci est sale, peu ordonnée et ne donne aucune idée de ce que sera le résultat final, mais sans elle impossible de réellement changer ; trop de contraintes, de murs existants et d’habitudes accumulées au fil du temps vont vous empêcher d’atteindre le résultat voulu.

Je pense que c’est la première raison pour laquelle on n’arrive pas à tenir ses bonnes résolutions : on se met encore plus contraintes et de pression pour démarrer l’année alors qu’on est déjà à la limite. Pour éviter cela, un seul moyen : commencer par faire le vide et se tracer un nouveau plan pour 2010.

2. Choisissez une stratégie

D’un coup ou petit à petit. Cela dépend de l’objectif visé. Si c’est arrêter de fumer, il vaut mieux s’arrêter complètement tout de suite, essayer d’arrêter progressivement c’est renoncer dès le début. Par contre il vaut mieux se remettre à faire du sport petit à petit sous peine de se blesser et d’obtenir un résultat pire que mieux.

3. Accepter que ce sera un poids avant d’être une libération

Arrêter de fumer ? Cela va être extrêmement pénible pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Maigrir ? Il va falloir passer par une phase bien peu agréable avant d’obtenir une meilleure silhouette.

De manière générale on peut remarquer une chose : parvenir à valoriser le long terme plutôt que le court terme vous aidera à tenir vos bonnes résolutions.

4. Faites-en un projet commun

Le deuxième point qui rend tout plus difficile : vouloir tenir ses bonnes résolutions seul. Il serait pourtant tellement plus efficace de pouvoir partager le poids de ses bonnes résolutions avec un ami et d’en faire un projet commun.

5. Chaque effort doit être célébré

Cela va finir par devenir un slogan sur ce blog, mais j’en suis convaincu. Fêter chaque effort, et non seulement les succès, est essentiel pour renforcer une pensée positive.

C’est d’ailleurs un des points essentiels entre les bons et les mauvais managers : les mauvais managers ne récompensent que le résultat final, sans tenir compte des conditions dans lesquelles ce résultat a été obtenu. Conséquence ? Les personnes qui veulent avancer vont privilégier les projets faciles et sans risque. Les commerciaux vont se contenter de développer les clients qui apportent un chiffre d’affaires à court terme. À l’inverse, les bons managers savent reconnaître le succès, mais également reconnaître l’effort fourni par les personnes qui ont fait de leur mieux même si au final le résultat n’est pas nécessairement celui attendu.

Alors, c’est quoi mes bonnes résolutions pour 2010 ?

J’ai déjà plein de projets pour 2010. Le plus important est de terminer la création de ma nouvelle entreprise, Ideas on Stage. Cela devrait être chose faite courant du premier trimestre de 2010. Paradoxalement, bien que ce soit mon projet le plus difficile et le plus risqué, c’est également celui qui a le plus de chances d’aboutir ! Encore une fois, contrairement à ce qu’on peut penser ce n’est pas parce que un projet est plus difficile qu’il a automatiquement plus de risque d’échouer.

L’autre bonne résolution est de terminer d’écrire le livre qui n’est actuellement qu’un projet avec les Éditions Leduc.

Je suis également toujours décidé à faire vivre ce blog régulièrement, en continuant à publier au minimum un article par semaine.

Et voilà, ce n’est qu’un aperçu mais je vous tiendrai informé de temps en temps par l’intermédiaire de ce blog.

JE VOUS SOUHAITE UNE EXCELLENTE ANNÉE 2010 !!!

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La voie du paresseux

Certaines personnes conseillent de prendre le chemin offrant le moins de résistance, ou encore la voie du paresseux.

Le problème, c’est qu’en raison de la gravité le chemin qui demande le moins d’effort conduit toujours vers le même endroit : le bas. Et une fois en bas, la seule option du paresseux c’est d’y rester. Pour certain, ce sera un but qui leur conviendra. Pour d’autres, la désillusion.

La foudre aussi suit le chemin de moindre résistance. Elle ne choisit absolument pas là où elle va tomber. Elle frappe sans discernement, tuant parfois.

On n’accomplit rien d’exceptionnel en se contentant de suivre la voie du paresseux.

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Quelle est votre raison d’être ?

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J’adore Lost, la série télévisée qui raconte les aventures de rescapés d’un crash d’avion perdus sur une île étrange. Une chose amusante dans la série est que chaque personnage se retrouve à un moment donné ou un autre « perdu » non pas physiquement, mais bien mentalement.

Qu’au fond d’eux-mêmes ils soient hommes de science comme Jack Shepard le chirurgien ou hommes de foi comme John Locke, rien n’y fait. Une fois qu’ils perdent leur raison d’être, tout devient flou ; au lieu d’être proactifs, ils errent à gauche et à droite sans but précis. Ils se raccrochent au premier wagon qui passe et deviennent des suiveurs qui ne font qu’exécuter les ordres. Mais dès qu’ils retrouvent leur raison d’être, ils repartent en avant, agissent et deviennent le moteur du changement.

Nous sommes tous comme eux ; sans raison d’être précise, nous nous laissons mener là où on veut bien nous emmener, enchaînant les tâches quotidiennes qui n’ont au final aucun sens dans notre vie. Nous acceptons de faire n’importe quoi sans nous poser de questions.

Ainsi nous allons nous plaindre constamment de ne pas être assez payé pour un travail qui ne contribue pas à notre raison d’être, alors que nous allons accepter de travailler gratuitement le week-end pour une association qui nous donne une raison d’être.

Une fois que vous connaissez votre raison d’être, vous vous sentez utile. Vos actions prennent un sens qu’elles n’avaient pas jusqu’à présent. Vous trouvez votre place dans le monde.

Connaissez-vous votre raison d’être ?

Pensez-vous que vos actions cette semaine vont contribuer significativement à cette raison d’être ?

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Comment se tirer une balle dans le pied ? Demandez à l’industrie du disque

Quelle entreprise voudrait se priver de publicité gratuite, s’aliéner ses fans les plus fidèles et traiter ses clients comme des voleurs ? Personne ? Si. C’est ce qu’est en train de faire activement l’industrie du disque et du cinéma au travers du support de la loi Hadopi.

Qu’imagine-t-elle ? Que les personnes qui piratent la musique vont se ruer sur l’achat de CD après la coupure de leur connexion à Internet ? Je ne crois pas.

En tout cas voici une conséquence réelle de la loi Hadopi. Jusqu’à présent j’achetais toute ma musique sur iTunes. Auparvant j’achetais des CD. Et encore avant j’achetais des vinyles. À partir de maintenant, je n’achèterai plus de musique du tout. Je ne la piraterai pas non plus. Je me contenterai d’écouter ma collection actuelle, des podcasts ou la radio.

Tout le monde y perd : les artistes, car je ne veux plus payer pour leur musique, même si je l’apprécie. Moi, car je ne pourrai plus écouter la musique quand j’en ai envie. Alors pourquoi faire cela ? Car je crois sincèrement qu’il ne faut pas accepter de loi aux conséquences aussi disproportionnées sans réagir. Je serai heureux de recommencer à acheter de la musique lorsque la loi Hadopi sera abandonnée ou modifiée pour être plus juste.

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