Avoir l’esprit libre
Quelle est votre raison d’être ?

J’adore Lost, la série télévisée qui raconte les aventures de rescapés d’un crash d’avion perdus sur une île étrange. Une chose amusante dans la série est que chaque personnage se retrouve à un moment donné ou un autre « perdu » non pas physiquement, mais bien mentalement.
Qu’au fond d’eux-mêmes ils soient hommes de science comme Jack Shepard le chirurgien ou hommes de foi comme John Locke, rien n’y fait. Une fois qu’ils perdent leur raison d’être, tout devient flou ; au lieu d’être proactifs, ils errent à gauche et à droite sans but précis. Ils se raccrochent au premier wagon qui passe et deviennent des suiveurs qui ne font qu’exécuter les ordres. Mais dès qu’ils retrouvent leur raison d’être, ils repartent en avant, agissent et deviennent le moteur du changement.
Nous sommes tous comme eux ; sans raison d’être précise, nous nous laissons mener là où on veut bien nous emmener, enchaînant les tâches quotidiennes qui n’ont au final aucun sens dans notre vie. Nous acceptons de faire n’importe quoi sans nous poser de questions.
Ainsi nous allons nous plaindre constamment de ne pas être assez payé pour un travail qui ne contribue pas à notre raison d’être, alors que nous allons accepter de travailler gratuitement le week-end pour une association qui nous donne une raison d’être.
Une fois que vous connaissez votre raison d’être, vous vous sentez utile. Vos actions prennent un sens qu’elles n’avaient pas jusqu’à présent. Vous trouvez votre place dans le monde.
Connaissez-vous votre raison d’être ?
Pensez-vous que vos actions cette semaine vont contribuer significativement à cette raison d’être ?
7 commentsComment se tirer une balle dans le pied ? Demandez à l’industrie du disque
Quelle entreprise voudrait se priver de publicité gratuite, s’aliéner ses fans les plus fidèles et traiter ses clients comme des voleurs ? Personne ? Si. C’est ce qu’est en train de faire activement l’industrie du disque et du cinéma au travers du support de la loi Hadopi.
Qu’imagine-t-elle ? Que les personnes qui piratent la musique vont se ruer sur l’achat de CD après la coupure de leur connexion à Internet ? Je ne crois pas.
En tout cas voici une conséquence réelle de la loi Hadopi. Jusqu’à présent j’achetais toute ma musique sur iTunes. Auparvant j’achetais des CD. Et encore avant j’achetais des vinyles. À partir de maintenant, je n’achèterai plus de musique du tout. Je ne la piraterai pas non plus. Je me contenterai d’écouter ma collection actuelle, des podcasts ou la radio.
Tout le monde y perd : les artistes, car je ne veux plus payer pour leur musique, même si je l’apprécie. Moi, car je ne pourrai plus écouter la musique quand j’en ai envie. Alors pourquoi faire cela ? Car je crois sincèrement qu’il ne faut pas accepter de loi aux conséquences aussi disproportionnées sans réagir. Je serai heureux de recommencer à acheter de la musique lorsque la loi Hadopi sera abandonnée ou modifiée pour être plus juste.
9 commentsSi vous n’aviez plus jamais à travailler pour de l’argent, que feriez-vous ?
Note : ce billet est publié dans le cadre de l’événement à la croisée des blogs, organisé ce mois-ci par Michael du blog Esprit Riche.

Oui, la fameuse question que chaque personne qui joue au Loto se pose après avoir acheté un billet. La question qui alimente les débats de déjeuner au boulot juste avant la super-cagnotte, le moment de la journée où on voit le visage de ses collègues s’illuminer.
Et vous, partiriez-vous vivre ailleurs ? Feriez-vous votre au revoir président comme dans la pub ? Achèteriez-vous un château, une Ferrari ou un yacht ? Vivriez-vous à un endroit où il fait toujours beau ?
A peine deux paragraphes, et c’est déjà l’heure de redescendre sur terre
Une chance sur 14 millions. Ce sont vos chances de gagner le gros lot du Loto. Euromillions, c’est encore pire, vous avez une chance sur 76 millions. Il est temps de redescendre sur terre, si vous vous appuyez sur le loto pour voir vos rêves se réaliser, vous allez encore attendre longtemps.
La question du mois soulève beaucoup d’interrogations, mais apporte peu de solutions. C’est pourquoi j’ai souhaité reformuler la question sous la forme suivante : comment concilier nos rêves et le besoin d’argent ? Car plutôt que de s’en remettre à la chance, je vous propose d’étudier un plan pour parvenir à réaliser vos rêves.
Trouver le trésor caché
Et pour ce faire, je vous emmène à la recherche d’un trésor caché. Caché en chacun de nous et exploitable par nous seulement.
Ce trésor, c’est l’endroit ou se rejoignent trois éléments :
- Vos passions
- Vos forces
- La demande des clients

Si tellement peu de personnes parviennent à vivre pleinement de ce qu’ils aiment, c’est parce que l’intersection entre ces trois éléments est souvent minuscule et difficile à trouver. Mais là se trouve le vrai trésor qui sommeille en chacun de nous.
Alors, comment trouver ce fameux trésor ?
Listez vos passions
C’est l’étape la plus facile, non ? Qu’est-ce que vous aimez faire ? Qu’est-ce qui vous passionne ? Voici par exemple à quoi pourrait ressembler la liste des choses qui me passionnent :
- Ma famille
- Le Design en général, et le design graphique en particulier
- La photographie
- Le kitesurf
- Penser différemment
- Ecrire sur mon blog
- Etc.
La liste n’est pas complète, mais elle sert à illustrer cet article. Certaines de ces passions sont très anciennes, d’autres plus récentes. Certaines sont passagères, d’autres se sont avérées durables. Votre trésor se cache sûrement dans une de vos passions durables.
Identifiez vos forces
Lorsque vous parlez avec des célébrités, vous vous rendez compte qu’ils ont souvent eu à faire un choix crucial à un moment dans leur carrière. Le tennis plutôt que la natation. Le design plutôt que l’architecture. Le théâtre plutôt que le cinéma. Ils ont fait ce choix car ils savaient où se trouvait leur trésor. Ils savaient quelle passion s’exprimerait le mieux à travers leur talent.
La deuxième étape est donc d’identifier parmi vos passions celle qui correspond le mieux à vos forces, et surtout comment être numéro 1 sur votre créneau. Pour cela, vous allez devoir identifier votre niche sur le marché. Soyez le plus précis possible, vous voulez être numéro 1, rien d’autre.
Si vous voulez devenir footballeur professionnel, à quel poste et avec quelle type d’équipe êtes-vous le plus fort ?
Si vous aimez l’architecture, dans quel type de bâtiments excellez-vous ? Les maisons de particuliers, les bureaux, les gratte-ciels ? Quels matériaux allez-vous privilégier ? Le bois ou une fusion du verre et du métal ?
Si vous aimez le conseil, quel type de mission vous fait lever chaque matin avec entrain ?
Et trouvez comment monétiser cela
La troisième étape est la plus délicate. Elle consiste à trouver la meilleure manière de monétiser votre passion. Allez-vous vous faire engager dans une entreprise automobile pour créer des voitures ? Allez-vous créer votre société pour vendre vos service en direct ? Allez-vous écrire un livre ou fabriquer un DVD ? Les opportunités sont innombrables, et un petit détail peut faire la différence entre la réussite et l’échec.
Cette étape peut entraîner bien des désillusions. Manque d’intérêt des clients potentiels. Découverte de concurrents déjà présents sur le créneau. Ne vous découragez pas. Affinez votre positionnement, renforcez-vous et repartez à l’attaque. N’oubliez pas que Thomas Edison a échoué des milliers de fois avant de créer l’ampoule électrique. Que le Colonel Sanders a presque été clochard avant de réussir à fonder sa chaîne de restaurants KFC. Que personne ne voulait du rasoir jetable de Monsieur Gillette. Que Steve Jobs s’est fait virer d’Apple comme un malpropre avant de revenir plusieurs années plus tard et mettre sur le marché l’iMac, l’iPod et l’iPhone.
Quelques exemples de personnes qui ont su trouver et exploiter leur trésor caché
Steve Jobs, un des fondateurs d’Apple. Il a gagné non pas parce qu’il était doué pour l’informatique, mais parce qu’il était visionnaire. Il a exploité sa force en construisant le succès d’Apple sur sa capacité à transformer sa vision en produits.
Yann Arthus Bertrand, la parfaite illustration de quelqu’un qui a su exploiter son talent de photographe, puis a su exploiter la réputation qui en découlait pour créer une association en adéquation avec ses valeurs.
Tim Ferriss, pour sa mise en avant d’un mode de vie radicalement différent dans son livre la semaine de quatre heures.
Imaginez-vous en train de vous acharner à copier Steve Jobs parce que vous l’admirez ; vous allez très probablement échouer, car vous n’êtes pas Steve Jobs. Utilisez les hommes célèbres comme source d’inspiration, mais pas pour les copier. Copier, c’est la route vers la médiocrité.
Et si je ne trouve pas le trésor caché ?
Il se peut que vous ne trouviez pas le trésor caché en vous. Ne désespérez pas, il y a beaucoup de raisons possibles.
Votre trésor existe, mais il est à l’état de diamant brut. Autrement dit, vous avez ce trésor en vous, mais pour pouvoir l’exploiter vous devez d’abord passer par des étapes intermédiaires : suivre une formation complémentaire, vous entraîner, faire un bilan de compétences.
Vous n’êtes pas au bon endroit pour l’exploiter. Imaginez que votre trésor soit d’organiser des soirées pour surfeurs et que vous habitiez à Paris. Votre trésor ne pourra être exploité qu’une fois que vous aurez pris la résolution de déménager. Je pense aussi à ces pâtissiers français qui ont fait fortune en s’exilant aux Etats-Unis.
Trop tôt, trop tard. Votre trésor n’est pas éternel et dépend de l’état du monde et de votre état. Vous n’allez pas être champion du monde de karaté à 70 ans. Vous n’allez pas être le plus expérimenté à 20 ans. Il est possible qu’il soit trop tôt ou trop tard pour exploiter votre trésor sous la forme que vous aviez imaginé. Rassurez-vous, vous pouvez en exploiter la valeur autrement. C’est aussi rassurant de savoir que vous n’êtes pas limité à votre trésor actuel, mais qu’en fonction de l’évolution du monde vous aurez de nouvelles opportunités à saisir.
Si vous ne trouvez pas votre trésor, demandez à vos amis, votre conjoint, vos parents, un bon Coach de vous aider à le trouver.
Quelques pensées pour finir 2008
Alors que je poste ce billet l’année 2008 vit ses dernières heures. Une année qui restera dans les mémoires pour le crash de l’économie mondiale et l’élection de Barack Obama aux Etats-Unis.
Je pense personnellement que les vrais impacts des événements de 2008 sur notre monde et notre façon de vivre ne sont pas encore apparus. Les média traditionnels continuent à jouer leur rôle de boîte de résonance pour les soubresauts à court terme de l’économie, mais sont complètement incapables de comprendre à quel point le monde est en train de changer.
En tout cas, je suis plus que jamais convaincu que la nouvelle réussite, c’est d’être capable de choisir. D’être capable de remplacer un boulot alimentaire idiot pour un patron idiot par un travail qui a du sens par rapport à votre vie et à vos valeurs. D’être votre propre agent du changement.
Pour ma part, je vous souhaite que 2009 soit l’année qui voit vos rêves se concrétiser.
9 commentsComment j’ai trouvé le courage de me lever tôt
Note : cet article est écrit dans le cadre de l’événement « à la croisée des blogs », organisé chaque mois par le groupe des blogueurs francophones du développement personnel. L’édition de ce mois, sur le thème du courage, est organisée par Laurent Dureau.


Le temps et la santé sont les deux ressources les plus précieuses dont nous disposons. Contrairement à tous les autres types de ressources comme l’argent ou le bonheur le stock est limité une fois pour toutes dans la vie. C’est pourquoi j’ai décidé il y a quelques temps de me lever tôt tous les jours de la semaine.
Le problème, lorsqu’on décide de faire cela est le même pour tout le monde : comment avoir le courage de transformer une bonne résolution en réalité ? Comment éviter de simplement se rendormir après avoir coupé la maudite sonnerie du réveil ?
J’aurais pu chercher le courage de m’extirper hors du lit chaque matin par la seule force de ma volonté. Sans aucun doute, cette méthode aurait vite fini en résolution de début d’année du type arrêter de fumer. Pour garantir le succès du lever matinal, j’ai donc décidé de mettre en place un système.
Le système de réveil matinal garanti
Pour renforcer son courage face à l’ennemi, le système de Cortez consista à brûler ses vaisseaux pour s’interdire toute retraite. N’ayant rien à brûler sous la main et les feux d’appartement étant interdits à Paris, j’ai préféré chercher un système ne nécessitant pas la combustion d’objets pour me lever.
J’ai donc mis premier réveil qui sonne dans ma chambre à 5h30, et qui me réveille comme tout le monde. Là où cela devient un vrai système, c’est que pour ne pas me rendormir, j’ai mis un deuxième réveil dans le salon réglé pour sonner deux minutes plus tard beaucoup plus fort. Je n’ai donc pas le choix, soit je me lève soit toute la maison est réveillée.
Une fois la décision prise et le système mis en place, respecter la routine du lever matinal a été beaucoup moins difficile que ce que je pensais. Aujourd’hui lorsque le premier réveil sonne je me lève automatiquement pour aller couper le deuxième, je vais faire du thé et la journée commence.
19 commentsEtes-vous le maître ou l’esclave de votre agenda ?
Je vous retranscris une citation de Barack Obama :
« Pour réussir, la chose la plus importante est de réserver des plages de temps dans la journée durant lesquelles vous ne faites que réfléchir »
Barack Obama pourrait laisser ses Assistants remplir son calendrier de réunions en un clin d’oeil. Mais malgré un agenda de Président, il veille à conserver du temps pour sa famille et pour se recentrer sur ce qui est important. Cela illustre bien une des idées clés défendues sur ce blog : un des critères de la nouvelle réussite, c’est d’être maître de son temps, pas son esclave.
Certaines personnes vous diront qu’elles ont un agenda surchargé de réunions et que cela ne les a pas empêché de réussir. Peut-être. Cela ne leur a coûté que leur vie personnelle. De plus, je constate souvent qu’avec le temps la contribution réelle de ces personnes devient de plus en plus marginale, voire négative en termes de productivité et de qualité. Pourquoi ? Parce que ces personnes n’ont plus le recul nécessaire pour prendre les bonnes décisions. Elles n’ont plus le temps de préparer les réunions et y assistent sans avoir étudié le dossier correctement. Dans ces conditions, organiser plus de réunions devient une façade pour faire semblant qu’un problème va être traité.
Pas de temps pour réfléchir. Pas de temps pour se ressourcer. Pas de temps pour se recentrer. Pas de temps pour enrichir sa vie. Cela finit rarement bien.
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