Pierre Morsa - Un guide de la nouvelle réussite

Boîte à outils 2.0

Transformer un cahier Moleskine en machine GTD [La minute GTD du vendredi]

Dans les premiers articles de la minute GTD, nous avons revu les quelques grands principes indispensables pour s’organiser. Les deux dernières semaines étaient consacrées à la revue des outils GTD, avec à l’honneur Omnifocus pour Mac et Outlook combiné à Jello Dashboard pour PC.

Cette semaine, nous nous attaquons à un outil allégé à 0% en matières technologiques grasses. C’est également le moins cher, celui qui tombe le moins souvent en panne et qui est le plus écologique. Et puis franchement, ça a nettement plus la classe qu’un bête iPhone. Cet outil magique, c’est un bon vieux cahier en papier agrémenté d’intercalaires Post-It.

Les ingrédients de la recette sont simples :

  • Un cahier Moleskine, de préférence de taille moyenne et ligné
  • Des tabs Post-It
  • Un crayon ou un bic (je préfère personnellement le crayon)

Un petit aparté pour découvrir le cahier Moleskine

Les carnets Moleskine sont devenus à la mode grâce à une astuce marketing : l’histoire de l’écrivain Bruce Chatwin qui ne pouvait plus se procurer ses petits cahiers préférés parce que le fabricant avait cessé de les fabriquer. Heureusement, la marque Moleskine était là pour reprendre le flambeau et fournir aux créatifs en herbe le même type de carnets que ceux utilisés par Picasso et Ernest Hemingway. Bon, il faut savoir que c’est du pur blabla marketing puisque la marque n’existait pas encore à l’époque des artistes mentionnés.

Néanmoins les cahiers fabriqués sont certes un peu chers mais offrent des petits détails qui font la différence ; le papier est de très bonne qualité et un marque page est inclus avec chaque cahier. Les dernières pages sont en général détachables. Et il y a une petite pochette à soufflet très pratique à l’intérieur de la couverture arrière. C’est d’ailleurs là que je cache mon pass Navigo, ce qui m’évite de devoir sortir mon portefeuille à chaque entrée dans le métro.

Quelques exemples des cahiers que j’utilise : trois cahiers petit format, un à aquarelle, un de pages blanches et un pour storyboard (celui qui est ouvert), et un cahier ligné moyen format. Il existe des dizaines de modèles, visibles sur le site du fabricant. Pour cet article j’ai utilisé le cahier ligné moyen format (environ 20 x 13 cm).

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Relooking extrême

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En soi, le carnet est bien foutu, mais il ne convient pas particulièrement à la méthodologie GTD. Pour le transformer en machine de productivité personnelle, nous devons pratiquer une greffe d’intercalaires Post-It.

Ce n’est pas particulièrement compliqué. Nous allons utiliser une série de tags pour les zones GTD standard : Inbox, Peut-être un jour et Référence. Ensuite nous prévoyons une deuxième série pour les projets et enfin une série pour les contextes.

Normalement, après la greffe notre cahier GTD ressemble à ça (on ne voit pas les onglets des projets et des contextes car ils sont derrière les onglets de la première rangée).

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Comment l’utiliser ?

Dans la zone Inbox, vous allez pouvoir noter en une fraction de seconde tout ce qui vous passe par la tête pour ne rien oublier. Déjà, c’est beaucoup plus rapide que sur un ordinateur.

La zone référence va vous servir pour noter des informations utiles que vous souhaitez garder pour plus tard : un numéro de téléphone, l’horaire de trains, etc.

Enfin, dans la zone Peut-être un jour, vous allez noter les idées ou les tâches qui vous passe par la tête mais que vous ne souhaitez pas réaliser à court terme.

Organiser par projets

Dans cette section, l’objectif est d’identifier de la manière la plus exhaustive possible les tâches à effectuer pour chaque projet défini. Il vaut mieux avoir un projet “Divers” pour caser toutes les tâches qui ne sont liées à aucun vrai projet (pour rappel, dans la méthodologie GTD un projet est un but qui demande plus d’une tâche pour être atteint).

Faire par contexte

Une fois les tâches identifiées de manière exhaustive pour chaque projet, il faut leur affecter un contexte. La méthode la plus simple est de passer en revue les projets chaque soir de la manière suivante :

  • Barrer les tâches qui ont réellement pu être effectuées durant la journée.
  • Identifier, pour chaque projet, les tâches qu’on souhaite faire le lendemain et leur affecter un contexte. Le plus simple est de noter, dans le projet, pour chaque tâche, le contexte affecté.
  • Reporter ces tâches dans l’onglet contexte correspondant.

L’image ci-dessous montre un exemple de projet (désolé pour la qualité du scan, je n’ai pas eu le temps de le refaire, je l’améliorerai dès que possible) : il contient des tâches auxquelles on a affecté un contexte (on le voit parce que elles sont suivies de @maison, @ordi, …) et des tâches qui n’ont pas encore été reportée dans un contexte. Les tâches réalisées sont simplement barrées.

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Le lendemain, il suffira de regarder la liste de tâches à effectuer en fonction du contexte dans lequel on se trouve, puis de répéter la routine de revue des projets en fin de journée.

Ce processus demande un peu plus de travail qu’une solution électronique, mais a le grand avantage d’être très très simple à mettre en oeuvre. De plus, il respecte de manière stricte deux autres principes clés de GTD :

  • Il vous force à effectuer une revue régulière de vos projets.
  • Il permet de se focaliser uniquement sur les actions à réaliser immédiatement, ce que David Allen appelle les “Next Actions”.

Conclusions

Il est donc bien possible, pour moins de 20 €, d’avoir un système 100% GTD, simple et surtout qui ne tombe jamais en panne. Chaque cahier Moleskine contient même une zone pour mettre son adresse en cas de perte du carnet.

Cette solution conviendra bien aux personnes qui veulent un système solide et fiable. Le plus fort, c’est qu’après avoir écrit cet article, j’ai envie d’utiliser l’outil GTD Moleskine !

Evidemment, le papier ne permet pas de faire certaines choses que permet une solution électronique : pas de système de rappel automatique d’échéance des tâches, pas de nettoyage des anciennes tâches et lorsqu’on arrive au bout des pages blanches il faut reporter ses projets dans un nouveau cahier. Cela n’arrive heureusement pas très souvent.

Enfin, si vous êtes arrivés jusqu’à la fin de cet article, ce n’est pas en vain, car il y a un carnet Moleskine ligné à gagner à la clé. Celui qui devinera le nombre de commentaires postés sur cet article entre aujourd’hui et vendredi prochain avant midi gagnera le carnet. Votre participation est à entrer sous forme de commentaire. Un seul commentaire par jour accepté par personne. En cas d’ex-aequo, le premier à avoir trouvé gagne. Si je n’ai pas de réponse exacte, la personne la plus proche du bon chiffre gagnera le carnet. Devinez juste !

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Outlook + Jello Dashboard = Getting Things Done [La minute GTD du vendredi]

Comme promis, après la découverte d’Omnifocus pour Mac, je m’attaque cette semaine à la mise en place de GTD avec Microsoft Outlook pour PC.

Le problème d’Outlook, c’est que ce programme n’est pas fait pour supporter la méthodologie GTD. Mais alors, pas du tout. En particulier, il n’y a ni notion de contextes ni de projets. J’ai donc fait une recherche sur internet, et la solution préconisée est d’installer un petit programme appelé Jello.Dashboard, qui vient enrichir les fonctionnalités de base d’Outlook en lui ajoutant un “workflow” compatible avec GTD.

Pourquoi avoir choisi Outlook ?

J’aurais pu commencer ma revue des outils PC par une application dédiée, comme tudumo, mais beaucoup de lecteurs m’ont fait part de leur souhait de vouloir implémenter GTD dans Outlook. Après tout, c’est un des outils les plus utilisés en entreprise, et certains utilisateurs y passent même leur vie.

Installer Jello.Dashboard

La procédure d’installation est typique de Windows. Il faut lancer un programme d’installation puis cliquer next next next, ce qui nous mène à un écran vraiment moche dans lequel il faut cliquer sur les mots “click here” et enfin choisir le dossier Outlook dans lequel installer Jello ; pas le dossier sur le disque dur, mais celui dans l’arborescence interne à Outlook (voir capture d’écran). Le plus simple est de choisir le dossier racine.

jello_dashboard_install.png

Par défaut, la langue choisie est l’anglais, mais vous pouvez passer au français très facilement en vous rendant dans les paramètres.

Une fois Jello installé, allez sur le dossier dans lequel vous avez installé Jello.Dashboard.

Découvrir l’interface de Jello

L’espace de travail de Jello est découpé en trois grandes zones :

  • Le menu de droite permettant d’accéder aux différents éléments : boîte de réception, contextes, projets, etc.
  • La zone principale d’affichage des tâches ou autres éléments
  • La barre du haut qui reprend quelques commandes, en particulier l’accès aux paramètres et à la documentation.

jello_dashboard.png

Configurer ses projets et ses contextes

Pour créer un projet, accédez au menu “Projets” dans la barre à droite. Si nécessaire, dépliez la vue en cliquant sur le “+”, puis cliquez sur “Créer”, et entrez le nom du projet que vous voulez ajouter.

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Il n’est malheureusement pas possible de définir une hiérarchie. Une fois que vous avez défini votre liste de projets, cliquez sur Gérer pour accéder aux options de configuration des projets.

jello_dashboard_projects_gerer.png

Une option va ravir les acharnés du classement en dossiers et sous-dossiers : vous pouvez définir un dossier par défaut pour un projet. Lorsque vous recevrez un nouveau courrier et que vous l’affecterez à un projet, le courrier ira automatiquement se ranger dans le dossier par défaut du projet.

Enfin, vous pouvez également définir un contexte par défaut pour les tâches d’un projet.

La définition des contextes suit exactement la même logique que pour les projets, avec les mêmes avantages et les mêmes limitations.

jello_dashboard_contexts.png

Renseigner les tâches

Il existe plusieurs façons d’ajouter une tâche dans Jello.Dashboard, mais nous allons nous attacher à celle préconisée par David Allen : organiser les tâches par projet. Sélectionner un projet dans la liste de droite, puis cliquer sur “Nouvelle action” dans la barre du haut nous amène à l’écran suivant.

jello_dashboard_task_add.png

Vous pouvez donc créer une tâche, en lui affectant un projet et un contexte. Gros avantage de l’intégration, les tâches que vous créez dans Jello sont disponibles dans la liste des tâches standard d’Outlook.

Travailler par contexte

Pour travailler par contexte, il suffit de le sélectionner dans la barre de droite, et la liste complète des tâches à réaliser dans un contexte donné s’affichera.

jello_dashboard_task_per_context.png

Jello offre d’autres options pour filtrer les tâches. Vous pouvez ainsi vous limiter à l’affichage des prochaines actions, regarder les tâches non commencées, les tâches en attente, etc. Le mieux est de jouer un peu avec le logiciel pour comprendre comment utiliser ces options le plus efficacement possible.

Le plus simple, pour avoir une vue d’ensemble des tâches à réaliser, est de cliquer sur “liste principale” dans la barre du haut. La vue récapitulative affiche toutes les tâches par contexte et par projet.

jello_dashboard_liste_princ.png

Fonctionnalités supplémentaires

La page d’accueil permet de faire le lien entre GTD et deux autres services clés d’Outlook : le courrier électronique et le calendrier (cliquez sur Accueil dans la barre de droite pour y accéder). Ainsi la zone “boîte de réception” affichera les nouveaux e-mails au fur et à mesure de leur arrivée. Vous pourrez leur affecter un projet et un contexte, et si vous avez défini un dossier par défaut pour le projet, le mail ira automatiquement se ranger dans le dossier défini. La zone today affiche la liste des événements du calendrier.

Conclusions

Gratuit, pas trop compliqué à utiliser et respectueux des principes GTD, les raisons d’utiliser Jello ne manquent pas. Au nombre des reproches, j’ai rencontré un ou deux petits bugs (par exemple ne tapez pas de guillemets dans les noms de projet ou de contexte), et l’interface n’est pas aussi agréable à utiliser qu’un logiciel comme Omnifocus.

Jello n’est pas la seule rustine disponible pour transformer Outlook en un logiciel compatible GTD. Parmi ces solutions, on peut citer le GTD Outlook add-in, qui est l’extension officielle proposée par David Allen.

La semaine prochaine je présenterai la solution peut-être la plus simple : le papier et le crayon.

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Revue d’Omnifocus, le meilleur outil GTD ? [La minute GTD du vendredi]

Lors des semaines précédentes, nous avons passé un peu de temps chaque semaine à mettre en place un système qui nous permet d’être plus productif sans stress. Mais ce système doit être outillé, c’est ce que nous allons faire à partir de cette semaine.

Il y a seulement 2 ans, les outils disponibles pouvaient se compter sur les doigts de la main. Aujourd’hui, il en existe plus de 100 ! On peut classer ces solutions dans 3 catégories :

  • Les outils tout papier
  • Les applications dédiées pour Mac ou PC
  • Les services sur Internet

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Pour démarrer cette série, je vais vous présenter l’outil que j’utilise personnellement, Omnifocus. Cette application n’est disponible que pour Mac. Si vous êtes sur PC cet article a quand même l’intérêt de vous montrer comment mettre en place un système 100% pur GTD. Mais la semaine prochaine, je vous proposerai une solution spécialement pour vous, basée sur Outlook. Outlook n’est pas une application GTD, mais il peut être adapté pour s’en rapprocher.

Pourquoi Omnifocus ?

J’ai choisi Omnifocus pour les raisons suivantes :

  • Fiable maintenant. C’est ce qui a éliminé Midnight Inbox, mon précédent outil GTD, qui décidément plantait beaucoup trop souvent.
  • Fiable dans 5 ans. Omni est un groupe solide, et je suis sûr qu’Omnifocus sera supporté sur les prochaines versions de Mac OS X.
  • 100% pur GTD. Je ne voulais pas d’un outil qui fasse du GTD à moitié.

Il faut savoir qu’avant de me décider pour Omnifocus, j’ai essayé à peu près toutes les applications possibles et imaginables sur le marché. Au final, seul Omnifocus m’a donné satisfaction sur l’ensemble de ces critères.

Principes de base d’Omnifocus

Note : les captures d’écran correspondent à la beta d’Omnifocus 1.5, qui est nécessaire pour synchroniser ses tâches entre un Mac et un iPhone. Vous pouvez télécharger cette version ici.

L’interface d’Omnifocus est divisée en 4 grandes zones :

  • La barre d’outils
  • La liste des projets et des contextes. Pour passer d’un à l’autre, il faut cliquer dans la barre d’outils sur “projects” ou “contexts”.
  • La zone d’affichage principale des tâches
  • L’inspecteur, qui s’affiche et se cache en cliquant sur le bouton bleu “i”

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Pour passer des projets aux contextes, il faut cliquer sur le bouton correspondant dans la barre d’outils. Omnifocus intègre également ce qu’on appelle des perspectives, qui sont un moyen de restreindre l’affichage uniquement à une liste de tâche précise. Deux perspectives sont configurées par défaut : les tâches marquées (par un drapeau) et les tâches qui arrivent à échéance.

ofocus_toolbar_proj_cnt.png

Configurer ses projets

Pour configurer les projets, il faut d’abord passer en mode “projets”

On voit que la liste des projets démarre par Inbox. C’est une sorte de fourre-tout temporaire dans laquelle vous notez rapidement des tâches à faire, mais pour lesquelles vous n’avez pas encore décidé d’un projet ou d’un contexte. Inbox a dans la méthodologie Getting Things Done un rôle bien précis, mais que nous n’avons pas encore abordé dans la minute GTD.

Library contient la liste complète de vos projets. Vous avez les dossiers et les projets eux-mêmes. Comme vous pouvez le voir, j’ai structuré ma liste en séparant clairement les “Buts” et les “Obligations”. J’ai beaucoup moins de buts que d’obligations.

Pour créer un dossier ou un projet, cliquez simplement sur le bouton correspondant en bas de la liste à gauche.

ofocus_create.png

Si vous regardez dans la palette de l’inspecteur, vous avez le choix entre trois types de projets :

ofocus_project_types.png

  • Les projets séquentiels
  • Les projets en parallèle
  • Les projets boîte à chaussures

Comprendre la différence entre ces trois types de projets est fondamental pour maîtriser la puissance d’Omnifocus. Alors, quel type de projet utiliser pour quelle situation ?

Si vous devez faire la tâche A avant de pouvoir faire la tâche B et ainsi de suite, créez un projet de type séquentiel. Si vous pouvez démarrer par n’importe quelle tâche, alors choisissez plutôt le mode parallèle. Enfin, si vous avez plutôt des tâches répétitives qui ne forment pas un vrai projet (faire un versement mensuel, etc.), choisissez plutôt de faire un projet boîte à chaussures. Nous verrons plus loin l’impact du type de projet sur l’exécution des tâches.

Renseigner les tâches

Une fois les projets créés, il faut maintenant renseigner les tâches. Cela se fait en sélectionnant un projet dans la liste des proejts, puis en cliquant sur le bouton “add action”. La définition des tâches est simple, mais n’oubliez pas d’affecter le bon contexte à chaque tâche, comme défini lors de la minute GTD de la semaine dernière.

Vous pouvez regrouper des tâches individuelles sous une macro-tâche si nécessaire.

L’inspecteur (la palette à droite) permet de configurer d’autres options pour les tâches. Voici celles que j’utilise le plus :

  • Pour déclarer qu’une action ne peut pas démarrer avant une date donnée : rentrer la date et l’heure dans le champ Start.
  • Pour fixer une date d’échéance, utiliser le champ “Due”.
  • Pour définir une tâche récurrente, cochez la case “Repeat Every” et définissez la fréquence (tous les deux jours, toutes les semaines, etc. Pour comprendre à quoi sert “Repeat From”, prenons l’exemple d’une tâche qui se répète tous les deux jours, et dont la date d’échéance est au 20. Imaginons que vous complétiez la tâche le 19. Si aviez choisi “Assigned Date”, la prochaine échéance de cette tâche sera fixée au 22 (deux jours après le 20, la date d’échéance fixée). Si vous aviez choisi “Completion Date”, la prochaine échéance de cette tâche sera fixée au 21 (2 jours après le 19, la date à laquelle vous avez fini la tâche).

Enfin, vous pouvez configurer les champs qui sont affichés dans la liste des tâches. Pour ce faire, cliquez d’abord sur les lunettes dans la barre d’outils, puis faites un clic droit sur le nom des colonnes. Vous pourrez choisir d’afficher ou non la date de début, de fin et la durée.

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Travailler par contexte

Maintenant que vos projets et les tâches associées sont définies, au boulot ! Pour travailler, passez en mode contexte en cliquant sur le bouton “contextes” dans la barre d’outils.

ofocus_contexts.png

Et là, c’est magique, toutes vos tâches sont regroupées en fonction du contexte que vous avez défini à l’étape précédente ! Si on sélectionne un contexte, on peut voir plusieurs choses :

  • Certaines tâches apparaissent en violet : ce sont les “next actions”, autrement dit les tâches que vous pouvez faire tout de suite.
  • D’autres tâches apparaissent en bleu : ce sont des tâches rattachées à un projet boîte à chaussures, que vous pouvez faire dès que vous en avez le temps.
  • D’autres tâches sont en noir : ce sont les tâches que vous pouvez faire, mais il est recommandé de commencer par les tâches en violet.
  • Les tâches en orange sont celles qui vont arriver à échéance dans les deux jours. Ce délai est paramétrable dans les préférences.
  • Les tâches en rouge sont celles en retard.
  • Enfin, vous avez peut-être certaines tâches grisées : ce sont des tâches que vous ne pouvez pas faire maintenant. Il y a plusieurs raisons possibles : (a) vous devez d’abord faire une autre tâche avant (c’est le cas des tâches dans un projet séquentiel), (b) la date de début (Start) n’est pas encore atteinte. A partir de la version 1.5, Omnifocus masque ces tâches par défaut. Si ce n’est pas le cas chez vous, nous verrons comment faire dans un prochain article qui présentera les “perspectives”

On voit donc, lorsqu’on travaille par contexte, l’importance de choisir le bon type de projet. Si vous avez choisi un projet séquentiel, seule la première tâche du projet s’affichera. C’est ce qu’il faut choisir lorsque par exemple on doit rechercher des infos sur une société, puis rédiger un document, puis l’envoyer pour validation, etc. Au début, seule la première tâche sera affichée (et en violet). Une fois cette tâche sera complétée, la suivante s’affichera automatiquement et ainsi de suite.

Si vous avez choisi un projet parallèle, toutes les tâches s’afficheront tout de suite. Par exemple si vous avez un projet qui regroupe une série de choses à acheter (acheter peinture, acheter pinceau, acheter papier de verre etc.) toutes ces tâches s’afficheront en noir, sauf la première de la liste qui sera en violet.

Enfin si vous avez un projet fourre-tout, les tâches s’afficheront en bleu. Il n’y a pas de grosses différences entre un projet en parallèle et un projet boîte à chaussures. Si le projet a une date de fin prévue, choisissez projet en parallèle. S’il ne finit pas, c’est une boîte à chaussures.

Conclusions

Omnifocus est un bon exemple pour démarrer cette série, car contrairement à Outlook par exemple il respecte à 100% le système GTD. En particulier, il permet de :

  • S’organiser par projet, travailler par contexte.
  • Lorsqu’on est dans un contexte, de ne voir que les tâches qui sont réalisables à un moment donné. Les autres tâches sont masquées automatiquement.

Un seul post ne suffit pas à décrire toute la puissance d’Omnifocus, aussi cet article sera bientôt complété par un autre sur les fonctionnalités avancées d’Omnifocus pour les personnes maîtrisant déjà bien l’outil.

Il existe d’autres solutions de qualité pour Mac, en particulier Things et iGTD, que je présenterai mais après avoir détaillé une solution GTD pour PC et une solution papier.

Enfin, si vous avez des questions sur l’utilisation d’Omnifocus n’hésitez pas à me les poser dans les commentaires.

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Une rapide introduction à Twitter

A peine on arrive à se libérer de sa dépendance à l’e-mail qu’un nouveau type de drogue appraît. Cette nouvelle substance, concoctée par un petit groupe de développeurs quelque part à San-Francisco, à pour nom Twitter. Vous connaissez ? Non ? Alors lisez ces quelques lignes, elles pourraient changer la façon dont vous interagissez avec vos réseaux sociaux.

Twitter, comment ça marche ?

C’est simple :

  • Vous créez un compte sur http://twitter.com/ Ca prend moins de 2 minutes.
  • Vous vous connectez aux personnes que vous voulez suivre. Ces personnes peuvent être vos amis, ou des célébrités.
  • Vous invitez vos amis à vous suivre.

Ca y est. Désormais, vous verrez tous les messages postés par les personnes que vous suivez (following). Toutes les personnes qui vous suivent (followers) verront les messages que vous écrivez.

Un des plus forts attraits de Twitter est d’avoir mis une limite de 140 caractères aux messages postés. Du coup, cela force chaque personne à n’écrire que l’essentiel, et vous évitez de recevoir des e-mails mal écrits qui prennent 20 lignes pour vous demander un numéro de téléphone.

Twitter, pour quoi faire ?

La première question qu’on se pose après s’être créé un compte sur twitter, c’est “mais à quoi ça peut servir ?” Voici donc quelques exemples concrets d’actions beaucoup plus simples à réaliser avec Twitter.

1. Suivre des personnes connues. Par exemple, pour les amateurs de développement personnel :

  • Tim Ferris, l’auteur du livre “la semaine de 4 heures”.
  • Leo Babauta, du blog zenhabits.
  • Pam Slim, du blog escape from cubicle nation.

2. Faire du crowdsourcing. Le crowdsourcing, vous connaissez ? C’est la méthode qui permet de tirer parti de la “sagesse des foules”. Cette méthode est basée sur la théorie suivante : une foule donne presque toujours une meilleure réponse qu’un expert. Vous posez une question sur twitter, et si vous avez assez de “followers” vous êtes donc pratiquement certain qu’ils vous fourniront la meilleure réponse possible. Par exemple vous pouvez demander sur Twitter quel est le meilleur logiciel Getting Things Done, l’adresse d’un site offrant des cartes de visite originales, etc.

3. Mettre en place un groupe twitter avec mes collaborateurs pour qu’ils puissent rester en contact ; ils travaillent tous sur des sites distants. Twitter rapproche les groupes de personnes mieux que n’importe quel autre outil de réseau social.

4. Promouvoir votre blog. Lorsque vous publiez un nouvel article, vous pouvez informer vos followers par un rapide message sur Twitter, ce qui augmente votre trafic.

Twitter, ça reste perfectible

Accéder à twitter via le site web, c’est bien, mais il faut avouer que ce n’est pas parfait. En particulier parce que l’interface est perfectible. Heureusement, comme toujours, de nombreux développeurs proposent des solutions qui facilitent l’utilisation de Twitter. Un bonus pour les lecteurs qui reconnaissent tous les avatars.

Tweetdeck : un client qui utilise Adobe Air, compatible Mac et PC. L’avantage : il sépare les tweets normaux, les réponses et les messages directs.

tweetdeck.png

Twitterrific : un client pour Mac OS X sympa, qui se met à jour automatiquement à intervalles réguliers.

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Sur iPhone, j’utilise twittelator.

Et vous, quel usage faites-vous de Twitter ? Avez-vous un logiciel préféré ? N’hésitez pas à en parler dans les commentaires.

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Mes 10 plugins préférés pour WordPress

Wordpress fournit une excellente plateforme de blog. Cependant petit à petit j’ai pris conscience que les meilleurs blogs avaient des petites fonctionnalités supplémentaires, non disponibles par défaut dans WordPress, qui faisaient la différence entre un blog lambda et un blog “pro”.

Ces fonctionnalités supplémentaires sont disponibles sous forme de plugin. Voici la liste des 10 plugins que j’ai installés pour rendre mon blog plus pro, avec les liens pour les télécharger. Et vous, avez-vous d’autres plugins que vous jugez indispensables pour WordPress ?

1. Akismet : tout simplement indispensable. Ce plugin protège mon site des innombrables spams déguisés en commentaires. Il filtre les commentaires indésirables correctement dans 99% des cas.

akismet.jpg

2. All in One SEO Pack : SEO signifie Search Engine Optimisation. Ce module ajoute des informations pour améliorer le référencement de votre site et de vos articles dans les moteurs de recherche comme Google.

3. MyBlogLog Recent Readers Widget : Affiche la liste et la photo des dernières personnes venues visiter votre site, à condition qu’elles soient inscrites sur MyBlogLog. Ce n’est bien sûr pas indispensable, mais ça fait partie des petites touches qui font remarquer aux visiteurs expérimentés que vous savez ce que vous faites. La plupart des blogueurs influents sont inscrits sur MyBlogLog, vous avez donc tout intérêt à vous y inscrire aussi.

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4. MyAvatars : affiche l’avatar MyBlogLog (la photo) des personnes dans les commentaires qu’ils laissent sur votre blog. Encore une fois, c’est une attention appréciée des blogueurs pro. Attention, le lien pour télécharger le plugin est discret, allez jusqu’à la section “installation” et cliquez sur myavatars.zip.

myavatar.jpg

5. Subscribe to Comments : permet aux personnes qui laissent des commentaires de recevoir un e-mail chaque fois qu’un nouveau commentaire est ajouté à l’article. Indispensable pour animer le blog.

6. StatPress : calcule et affiche en temps réel les statistiques de votre site : le nombre de visites, de pages vues, de spiders et de feeds. Une fonction assez sympa (mais à l’utilité finalement assez limitée) est la fonction “spy” qui permet de voir en temps réel quelles sont les pages consultées par les visiteurs sur votre site. Attention toutefois, les statistiques ne sont pas toujours très fiables, je continue à utiliser Google Analytics pour plus de précision.

statpress.jpg

7. Twitter for Wordpress : affiche mon dernier “tweet” et un lien vers ma page Twitter.

8. WordPress Database Backup : sauvegarde votre base de données WordPress. A installer, sauf si vous voulez perdre des années d’effort en 1 seconde suite à un incident chez votre hébergeur.

9. WordPress Related Posts : affiche automatiquement sous chaque post une liste d’articles similaires de votre blog (et uniquement de votre blog). Le plugin se base sur les balises (tags) pour rapprocher les articles similaires.

relatedposts.jpg

10. wp-cache : accélère l’affichage des pages WordPress en cas de forte affluence sur le site. En effet, sans ce plugin WordPress “recalcule” le contenu des pages à chaque fois qu’un visiteur passe, ce qui demande du temps et de la puissance au serveur. wp-cache calcule les pages une seule fois pour tous les visiteurs ce qui accélère le rendu et l’affichage des pages. Mise à jour du 28/09/2008 : il y a bien un conflit entre wp-cache et StatPress. StatPress ne peut pas comptabiliser les visites sur les pages mises en cache, du coup vos statistiques vont chuter. J’ai donc désinstallé wp-cache et cherche un module de cache qui ne pose pas ce problème.

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