Présenter comme un pro
Un compte-rendu des formations Ideas on Stage
Si vous allez sur theButzBlog, vous trouverez un compte-rendu de notre formation Ideas on Stage « l’art des visuels », vue par un des participants. C’est toujours intéressant d’avoir l’avis des personnes qui font face à l’écran.
No commentsPresentation Zen Seminar + Ideas on Stage Conference 2011
Suite au succès du séminaire Presentation Zen l’année dernière, Garr a décidé de revenir non pas pour un, mais deux événements exceptionnels cette année. Son désormais célèbre séminaire Presentation Zen aura lieu le 14 novembre 2011. Et le 15 novembre 2011 aura lieu la conférence Ideas on Stage 2011, l’endroit où faire le plein d’idées créatives.
Parmi les speakers présents, nous aurons :
Garr Reynolds, est-il encore nécessaire de le présenter ? Auteur à succès des livres Presentation Zen, Blogueur le plus lu et le plus influent sur le sujet, sa présence en Europe est exceptionnelle. Son séminaire 2011 sera l’occasion de découvrir du tout nouveau contenu, et Garr interviendra également lors de la conférence du 15 novembre.
Alex Linley, créateur du CAPPs (Center for Applied Positive Psychology), professeur à l’université de Leicester. Alex est un des plus grands experts de la psychologie positive. Il définit sa mission comme étant « renforcer le monde ».
Jean-François Noubel, un des meilleurs conférenciers français, travaille à l’élaboration du prochain système monétaire, qui corrigera les excès et les défauts du système actuel.
Ce sont les trois premiers conférenciers annoncés. Il y en aura de nombreux autres que nous dévoilerons dans les 15 prochains jours. Il est important de noter que tout l’événement aura lieu en anglais.
Cette édition de la conférence tournera autour de trois thèmes : l’innovation, la communication et l’entrepreneuriat, elle s’adresse à toutes les personnes qui recherchent de nouvelles idées, veulent découvrir des business models innovants et les communiquer efficacement.
Pour en savoir plus, cliquez ici
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Ipsos et Logica publient une présentation, perdent 20 points dans les sondages auprès des designers
Note : oui c’est la troisième fois que je change de titre pour le même article.
Ce matin j’ai découvert ce merveilleux document arborant fièrement les logos de 5 grandes sociétés françaises. Je ne le montre pas ici, copyright oblige, mais vous pouvez le consulter au bas de cet article du Monde.
Ce n’est pas la petite phrase en anglais « nobody’s unpredictable » perdue sur la couverture qui me fait le plus peur. Ni le fait que la moitié du texte est illisible. Ni la délicatesse des couleurs choisies (ah, ce beau dégradé rose fuchsia avec ce bleu BSOD, quelle merveille). Ni le fait que rien n’est aligné correctement, à la limite je prends ça comme de l’art conceptuel expérimental.
Non. Ce qui me terrifie, c’est que quelqu’un, quelque part en France, a jugé que ce document était digne d’être une vitrine pour le savoir faire de sa société.
Alors si quelqu’un chez Ipsos ou Logica Business Strategy Management Consulting lit ce blog, un conseil : la prochaine fois, pour que ce document soit parfait, vous devriez utiliser Comic Sans.
4 comments3 secrets de présentation : Steve Jobs présente le MacBook Air
Cette série analyse les meilleures présentations en public et en extrait un secret de storytelling, un secret sur les visuels et un secret d’art oratoire.
Pour démarrer cette série, j’ai pris la présentation du MacBook Air en 2008 par Steve Jobs, car elle reprend trois trucs remarquables : un storytelling basé sur un scénario béton, un effet visuel que nous appelons « moment STAR » et une maîtrise affirmée de l’art oratoire.
Storytelling
Le storytelling est l’art de communiquer un message en utilisant l’imagination de l’auditoire. Il ne peut se substituer aux faits et au fond du sujet présenté.
On retrouve dans la présentation du MacBook Air tous les personnages classiques d’un film de Hollywood :
- Le héros est Apple, la société qui va faire progresser le récit vers l’objectif final. Steve Jobs prend grand soin de ne pas dire « je », mais bien « nous », car c’est Apple et non lui le héros qui a créé le MacBook Air.
- Le méchant est symbolisé par les autres machines, lourdes et pénibles à transporter. Nous verrons dans un autre article que ce méchant a toujours un objectif incompatible avec celui du héros.
- La victime est l’utilisateur, qui doit porter sur son dos les ordinateurs lourds et encombrants. Elle symbolise la souffrance que fait endurer le méchant.
- L’allié est Intel, qui a fourni un processeur conçu sur mesure pour le MacBook Air. Sans allié, Apple apparaîtrait comme une société isolée dans sa tour d’ivoire, incapable de travailler et de collaborer avec d’autres.
Visuels
Les visuels sont les « slides », mais également tout ce que le présentateur peut montrer sur scène.
Nous appelons les moments les plus marquants d’une présentation les moments « STAR » (en anglais Something They Always Remember, autrement dit quelque chose dont ils se souviendront toujors). C’est précisément ce que fait Steve Jobs lorsqu’il sort le MacBook Air de l’enveloppe. Ça a dû lui coûter 2 centimes, mais c’est terriblement efficace car inattendu.
Orateur
Steve Jobs parle lentement lors de ses présentations, car cela facilite la compréhension du message. Mais il parle encore plus lentement aux moments cruciaux pour en augmenter l’intensité dramatique. On l’entend très bien au début de la présentation, lorsqu’il dit « the MacBook Air ». Parler lentement est essentiel, surtout lorsque vous vous adressez à un public international.
Pour conclure…
La présentation du MacBook Air nous a permis de découvrir quelques uns des secrets de Steve Jobs lorsqu’il présente en public. Premièrement, son histoire est aussi travaillée qu’un scénario de film pour Hollywood. Deuxièmement il utilise des effets visuels qui créent la surprise et dont les spectateurs se souviendront longtemps. Et troisièmement il veille à parler lentement pour rendre son discours plus facilement compréhensible et en augmenter l’intensité dramatique.
Ce n’est là qu’une infime partie des trucs utilisés par Steve Jobs, et nous aurons l’occasion d’en découvrir bien d’autres dans la suite de cette série…
4 commentsLes quatre choses dont je me souviens une semaine après votre pitch
Et voilà, cela fait la troisième fois que j’ai l’occasion de voir les startups du Camping présenter leurs projets. La troisième fois. Pas la première, pas la deuxième, mais la troisième fois. Le 30 mars, j’aurai vu les présentations de chaque startup pas moins de six fois.
Et bien je vais vous avouer quelque chose. Je ne me souviens de pratiquement rien, probablement pas plus de 10% de l’information. Je répète, j’ai vu les pitchs trois fois. J’avoue même que je ne me souviens pas par cœur du nom de toutes les startups.
Alors imaginez-vous à la place des investisseurs. Ils n’auront l’occasion de voir chaque présentation qu’une seule fois. De combien de startups se souviendront-ils ? Le jour même, il y en aura peut-être deux ou trois. Une semaine plus tard, une ou deux. Un mois plus tard ils ne se souviendront de rien. Niets, nada, zilch, zéro.
Mais… Il y a tout de même des choses dont je me souviens plus longtemps. Des choses que mon cerveau a décidé, inconsciemment, de stocker dans ma mémoire à long terme. En voici quatre.
1. Les interactions en face à face hors pitch. Les personnes dont je me souviens le mieux sont celles avec lesquels j’ai pu boire une bière, déjeuner et discuter, échanger autour de thèmes variés sans rapport avec leur startup. Ironique, non ? Dommage que vos investisseurs potentiels n’aient pas pu créer ce lien avec vous avant votre pitch. Hé, mais j’y pense. Je ne crois pas que les investisseurs soient stockés dans des cartons dans une cave pendant toute l’année, et puis le jour du pitch on les déballe, on les installe sur les chaises du jury puis on les remballe quand tout est fini. Ils vivent. Ils mangent. Ils font pipi. Bref, ils sont comme vous et moi ; comme l’a dit Hemingway la seule différence entre les riches et nous c’est qu’ils ont plus d’argent. Et croyez-moi, ils auront beaucoup, beaucoup plus envie d’écouter l’histoire de votre startup s’ils en ont déjà entendu parler ailleurs, ou mieux s’ils vous ont déjà rencontré et vous connaissent.
2. Les anecdotes amusantes et inattendues. L’anecdote dont je me souviens le mieux est celle de ce jeune entrpreneur qui a créé sa startup à cause d’une pizza. Je ne l’ai pas vu, mais on m’a parlé d’un entrepreneur qui a fait brûler une feuille de papier sur scène pour expliquer comment sécuriser les données. Encore une fois, ironiquement ces deux anecdotes ne sont pas de « l’information sérieuse et importante qui vise à établir la crédibilité par l’analyse et la planification rigoureuse d’un business plan étayé par des sous-jacents éprouvés ». Mais ces anecdotes sont ce que les gens retiendront de votre présentation, et surtout ce seront les moments qu’ils partageront avec d’autres personnes, sur Twitter, Facebook et lors de conversations : « t’as vu ce qu’untel a fait ? ».
3. Les produits et services qui répondent à un besoin clair. Ah, oui, évidemment me direz-vous. Et pourtant il y a toujours des startups pour lesquelles je ne comprends pas bien ce que fait leur produit ou à quoi il sert. Prenez exemple sur Steve Jobs. C’est le meilleur vendeur du monde. Il parvient à me faire croire que ma vie est nulle et moche et que je suis un loser parce que je n’ai pas de chtiPad alors que la veille je ne savais même pas que ça existait. Et puis n’essayez pas de me vendre un soutiens-gorge, je n’en ai pas besoin.
4. La passion. Le présentateur n’est pas là pour représenter sa startup. Il est sa startup. Son cerveau, son cœur, ses tripes. C’est lui qui va incarner le (manque de) dynamisme de son entreprise. Je me souviendrai toujours bien mieux des personnes qui étaient passionnées par ce qu’elles racontaient. Les autres ? Quels autres ?
Et le reste ? L’équipe ? Oui, si j’ai pu discuter avec elle. Les modèles d’offres freemium, premium, aquarium ? Un peu. Les chiffres ? rien, mais je suis prêt à parier que vous avez une courbe qui monte. Je caricature, mais mon point est : ce ne sont pas les faits dont on se souvient le mieux, ce sont des émotions et des personnes.
Conclusions
Pour un créateur d’entreprise, sa capacité à vendre son idée, son produit, son service garantira bien plus son succès que n’importe quel business case.
Je ne veux pas vous passer le message que les calculs, les business cases sont inutiles. Ils restent essentiels, mais ce n’est pas ce dont les investisseurs se souviendront longtemps après une présentation. Ils se souviendront du présentateur s’il a montré de la passion. Ils se souviendront du produit s’il répond efficacement à un besoin clair. ils se souviendront des andecdotes et des moments chargés d’émotions. Et au final, ce sont ces éléments qui les décideront à investir dans une startup. Les chiffres et le business case ne sont là que pour justifier leur décision.
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