Pierre Morsa – Améliorer le monde, une idée à la fois

Les type de contextes GTD [La minute GTD]

Ah les contextes GTD, si simples en théorie, si difficile à mettre en pratique dans la vraie vie. Pourtant sans une bonne liste de contextes, impossible de mettre en place un vrai système GTD efficace. C’est pour cette raison que je vais écrire une série d’articles dédiés aux contextes, qui je l’espère ouvrira les débats sur ce sujet complexe.

Pour démarrer la série, je vous propose de nous pencher sur les différents types de contextes possibles. Il me semble qu’il en existe 4 types :

  • Ressource : ordinateur, internet, … l’action que vous devez réaliser dépend de la disponibilité d’une ressource bien précise. @Ordinateur, @internet sont des contextes que j’utilise tous les jours.
  • Personne : vous ne pourrez réaliser une action qu’en présence d’une autre personne (l’exemple le plus simple : donner un contrat à Toto). D’une certaine manière, les personnes sont une forme de ressource, mais je laisserai ce type d’appellation aux départements RH des grandes entreprises.
  • Lieu : vous devez être à un endroit précis pour pouvoir exécuter l’action. Par exemple passer prendre les chemises au pressing. J’utilise par exemple @maison pour tout ce que je ne peux faire que lorsque je suis chez moi et @courses pour ce que je dois faire lorsque je réalise mon shopping.
  • État d’esprit : à certains moments on se sent plus fort pour produire un rapport compliqué. À d’autres moments nous sommes moins concentrés et avons besoin de réaliser des tâches un peu moins intensives. On va donc pouvoir définir différents contextes en fonction de l’état d’esprit. Dans mon système, j’utilise principalement @faire, @écrire, @brainstormer.

Le cas particulier du temps

Le temps est-il un contexte ? Par exemple si on doit réaliser une action à un moment précis de la journée, doit-on avoir un contexte pour cela ? Personnellement je ne crois pas, car dans ce cas il vaut mieux tout simplement utiliser son agenda ; on l’oublie trop souvent, mais celui-ci fait partie des outils indispensables préconisés par David Allen.

Et vous ? Quels autres types de contextes utilisez-vous ?

Avez-vous des contextes qui ne rentrent pas dans une de ces catégories ? Si oui, j’aimerais savoir lesquels pour compléter la liste des types de contextes.

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Bonnes fêtes, et 2010 sera l’année des bonnes résolutions tenues

Et voilà, c’est presque Noël. J’en profite donc pour vous souhaiter de joyeuses fêtes et une belle fin d’année 2009. Et puis d’entamer 2010 en tenant vos bonnes résolutions.

Je vous propose pour terminer l’année d’aborder le sujet « tenir ses bonnes résolutions » dans le cadre du festival des blogs de développement personnel.

1. Avant de construire, il faut d’abord démolir

Si vous refaites l’agencement des pièces d’une maison, il est indispensable de d’abord passer par une phase de démolition. Celle-ci est sale, peu ordonnée et ne donne aucune idée de ce que sera le résultat final, mais sans elle impossible de réellement changer ; trop de contraintes, de murs existants et d’habitudes accumulées au fil du temps vont vous empêcher d’atteindre le résultat voulu.

Je pense que c’est la première raison pour laquelle on n’arrive pas à tenir ses bonnes résolutions : on se met encore plus contraintes et de pression pour démarrer l’année alors qu’on est déjà à la limite. Pour éviter cela, un seul moyen : commencer par faire le vide et se tracer un nouveau plan pour 2010.

2. Choisissez une stratégie

D’un coup ou petit à petit. Cela dépend de l’objectif visé. Si c’est arrêter de fumer, il vaut mieux s’arrêter complètement tout de suite, essayer d’arrêter progressivement c’est renoncer dès le début. Par contre il vaut mieux se remettre à faire du sport petit à petit sous peine de se blesser et d’obtenir un résultat pire que mieux.

3. Accepter que ce sera un poids avant d’être une libération

Arrêter de fumer ? Cela va être extrêmement pénible pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Maigrir ? Il va falloir passer par une phase bien peu agréable avant d’obtenir une meilleure silhouette.

De manière générale on peut remarquer une chose : parvenir à valoriser le long terme plutôt que le court terme vous aidera à tenir vos bonnes résolutions.

4. Faites-en un projet commun

Le deuxième point qui rend tout plus difficile : vouloir tenir ses bonnes résolutions seul. Il serait pourtant tellement plus efficace de pouvoir partager le poids de ses bonnes résolutions avec un ami et d’en faire un projet commun.

5. Chaque effort doit être célébré

Cela va finir par devenir un slogan sur ce blog, mais j’en suis convaincu. Fêter chaque effort, et non seulement les succès, est essentiel pour renforcer une pensée positive.

C’est d’ailleurs un des points essentiels entre les bons et les mauvais managers : les mauvais managers ne récompensent que le résultat final, sans tenir compte des conditions dans lesquelles ce résultat a été obtenu. Conséquence ? Les personnes qui veulent avancer vont privilégier les projets faciles et sans risque. Les commerciaux vont se contenter de développer les clients qui apportent un chiffre d’affaires à court terme. À l’inverse, les bons managers savent reconnaître le succès, mais également reconnaître l’effort fourni par les personnes qui ont fait de leur mieux même si au final le résultat n’est pas nécessairement celui attendu.

Alors, c’est quoi mes bonnes résolutions pour 2010 ?

J’ai déjà plein de projets pour 2010. Le plus important est de terminer la création de ma nouvelle entreprise, Ideas on Stage. Cela devrait être chose faite courant du premier trimestre de 2010. Paradoxalement, bien que ce soit mon projet le plus difficile et le plus risqué, c’est également celui qui a le plus de chances d’aboutir ! Encore une fois, contrairement à ce qu’on peut penser ce n’est pas parce que un projet est plus difficile qu’il a automatiquement plus de risque d’échouer.

L’autre bonne résolution est de terminer d’écrire le livre qui n’est actuellement qu’un projet avec les Éditions Leduc.

Je suis également toujours décidé à faire vivre ce blog régulièrement, en continuant à publier au minimum un article par semaine.

Et voilà, ce n’est qu’un aperçu mais je vous tiendrai informé de temps en temps par l’intermédiaire de ce blog.

JE VOUS SOUHAITE UNE EXCELLENTE ANNÉE 2010 !!!

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Pour terminer 2009 en beauté [La minute GTD]

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Je suis ce que les marketeux américains appellent un SKOTIE, un Spoiled Kid Of The Eighties, autrement dit un enfant (pourri) gâté des années 80. J’ai grandi dans une culture de l’argent et du matérialisme effréné. À l’école, pour être quelqu’un il fallait absolument avoir les dernières chaussures à la mode et des vêtements de marque. Bien sûr ce phénomène n’est pas propre qu’aux années 80 et a toujours existé. Ce qui à mon avis différencie cette décennie des autres est l’absence totale de l’apparition d’un contrepoids moral à ce matérialisme.

Êtes-vous le genre de personne qui désire toujours ce qu’elle ne possède pas ? Vous voulez un nouveau manteau – gadget – voiture et dès que vous l’avez vous voulez autre chose ? Alors, d’après les études cliniques des psychologues, vous faites partie de la catégorie des personnes qui ne pourront jamais être vraiment heureuses.

Vous pensez que la promotion que vous allez obtenir va vous rendre heureux ? Pour cinq minutes au moins. Passé ce délai, vous serez déjà en train de convoiter la promotion suivante. Vous croyez qu’avoir une Rolex va faire de vous quelqu’un ? Autant que d’arriver à écraser une fourmi sous sa chaussure. À peine l’aurez vous achetée que vous vous rendrez compte qu’il existe plein de montres bien plus exclusives que vous ne pourrez jamais vous offrir.

Noël approche. Et avec cette fête la tradition bien ancrée des cadeaux. Ceux-ci sont bien sûr indispensables car ils font partie de notre vie en société. Mais soyons honnêtes. Une fois Noël passé, voulez-vous vraiment que les cadeaux soient les plus beaux souvenirs de 2009 ? Personnellement non. C’est pourquoi je vous propose de profiter de ces derniers jours de l’année pour faire de 2009 année mémorable.

  • Pardonnez à quelqu’un et passez à la suite.
  • Terminez un petit projet qui traîne depuis trop longtemps.
  • Faites le premier pas d’un projet qui vous tient réellement à cœur.
  • Jetez, ou mieux, donnez des objets dont vous pouvez vous passer.
  • Prenez une demi-journée pour réfléchir à ce que vous voulez vraiment pour 2010.
  • Prenez le temps d’apprécier tout ce que vous avez et jetez un coup d’œil à ce baromètre pour vous rendre compte d’où vous vous situez sur l’échelle de la richesse.

Ce ne sont que quelques idées simples. Que voulez-vous faire pour que 2009 soit une bonne année ?

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L’étrange productivité de l’improductivité [La minute GTD]

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Lorsque les experts en productivité parlent ils conseillent en général de laisser tomber toutes les activités inutiles ou improductives, car elles sont une perte de temps. Pourtant voici le constat étrange que je suis amené à faire : si je ne m’étais focalisé que sur les actions qui me semblaient les plus importantes à un moment donné, je serais passé à côté d’un grand nombre d’opportunités.

C’est un peu comme prendre l’autoroute pour aller d’un point A à un point B. Effectivement, c’est le moyen le plus rapide. Mais c’est le genre de trajet durant lequel on n’apprend rien de bien intéressant. Le voyageur qui va de temps en temps quitter la voie express pour explorer les curiosités aux alentours a bien plus de chances de faire un périple enrichissant.

Ainsi si vous vous limitez à faire exclusivement des rencontres dans votre milieu professionnel, vous allez finir par n’avoir qu’une vision restreinte du monde. Si vous vous limitez aux formations dispensées par les grandes écoles, vous allez adopter un schéma de pensée unique.

De plus, je constate qu’il n’est pas toujours possible, sur le moment même, de comprendre l’importance qu’une action en apparence inutile peut avoir sur notre futur.

Ainsi lorsque j’ai créé mon site internet fin 2006, j’avais comme objectif d’en faire un CV en ligne à destination des recruteurs. Au bout de 6 mois il avait cumulé le nombre record de… 10 visiteurs ! Ce premier essai s’était révélé totalement improductif. Des heures de travail pour rien. Mais si je n’avais pas fait ce premier pas, vous ne seriez pas en train de lire ce blog aujourd’hui.

Et ce n’est pas une expérience isolée. Tel événement ou je traînais des pieds pour y aller car je n’y connaissais personne ? J’y fis des rencontres formidables. Et ce qui m’incita à aller à cet événement était d’avoir… démarré un blog. Toutes nos actions sont liées.

Alors la productivité, rester focalisé sur ses tâches, c’est important. Mais en refusant de quitter l’autoroute de la vie de temps en temps pour explorer les petits chemins, on se prive de découvertes fantastiques. Une fois arrivé au bout, on se retourne et on se rend compte que notre expérience se limite aux routes goudronnées et aux sandwiches d’aires d’autoroute. Pour éviter cela, il est vital de garder du temps pour des choses inutiles mais qui nous tiennent à cœur.

Et vous, avez-vous fait des choses apparemment inutiles qui se sont révélées plus tard être de vraies opportunités ?

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Les 48 lois du pouvoir appliquées à Nicolas Sarkozy

Avertissement 1 : le livre les 48 lois du pouvoir m’a été offert par l’Éditeur. Voilà, c’est dit en accord avec la politique de transparence de ce blog.

Avertissement 2 : parler d’un personnage comme Nicolas Sarkozy, c’est s’exposer à la controverse. J’essaierai de rester le plus neutre possible, mais je sais que chacun voudra bien comprendre ce qu’il veut. Donc, âmes sensibles s’abstenir.

Un mot sur le livre « les 48 lois du pouvoir »

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Sorte de Machiavel des temps modernes, Robert Greene décrit dans ce livre à force d’anecdotes les 48 lois qui régissent le pouvoir : comment l’obtenir et comment le conserver. Le livre est bien écrit, les histoires très intéressantes. Vous en apprendrez plus dans ce livre sur le pouvoir que dans n’importe quel MBA ; en particulier, vous vous rendrez compte qu’obtenir le pouvoir tient énormément à la compréhension de la nature humaine et à la capacité d’en exploiter les particularités : biais cognitifs, jalousie, besoin de trouver une raison d’être, etc.

Mon principal reproche tient à une des conséquences « perverses » du storytelling : à se focaliser sur des anecdotes, on en vient à oublier les conséquences finales. Ainsi Robert Greene prend comme exemple les réussites de l’escroc Victor Lustig. C’est oublier la vie infernale que cet homme a dû vivre. Une vie d’imposture et de fuite, une vie basée uniquement sur le mensonge. Capturé par la police, il mourut prisonnier à Alcatraz. À l’aune de sa mort, je doute fort que cet homme se soit senti particulièrement fier de sa vie. Obtenir le pouvoir et réussir sa vie sont deux choses bien différentes.

À propos de cette série d’article

En général, après avoir lu un livre, on en fait un résumé. J’ai souhaité essayer une autre approche, complémentaire, avec cet article : prendre les lois une à une, et les utiliser pour analyser la stratégie de pouvoir de Nicolas Sarkozy et d’autres hommes politiques français. Se faisant, je sais que le sujet traité porte à controverse ; certains verront dans cette série une tentative de descendre Nicolas Sarkozy, d’autres une ode à son génie stratégique. Je peux juste vous dire que mon seul objectif est de réaliser une étude de cas par rapport à un personnage politique contemporain, et vous laisser juger du résultat.

Mais assez de préliminaires, passons aux choses sérieuses.

LOI 1 : Ne surpassez jamais le maître.

Ceux qui sont au dessus de vous doivent toujours se sentir largement supérieurs. Dans votre désir de leur plaire et de les impressionner, ne vous laissez pas entraîner à faire trop étalage de vos talents, ou vous pourriez obtenir l’effet inverse : les déstabiliser en leur faisant de l’ombre. Faites en sorte que vos maîtres apparaissent plus brillants qu’ils ne sont et vous atteindrez les sommets du pouvoir.

Respect de la loi par Nicolas Sarkozy

Pour la première loi, c’est très facile. Nicolas Sarkozy est le Président de la République, il n’a donc pas besoin de respecter cette règle. Mais est-ce vraiment le cas ? En regardant de plus près, il y a probablement plusieurs endroits où il doit se soumettre à cette règle, comme tout le monde. Le premier endroit, c’est probablement… à la maison ! Difficile en effet d’imaginer Nicolas se comportant en maître absolu avec Carla Bruni. L’autre endroit où Nicolas doit respecter cette règle, c’est dans les relations internationales. Pas question de se comporter en maître vis-à-vis de Barack Obama ou d’Angela Merkel sous peine de créer un incident diplomatique.

Violation de la loi par l’entourage

Dans l’entourage ne Nicolas Sarkozy, on rencontre beaucoup de cas de violation de la loi, que ce soit volontaire ou plus souvent involontaire. Ainsi Rachida Dati a fauté en étant bien trop présente dans les media. Du coup Nicolas Sarkozy lui a charitablement suggéré d’aller se refaire la santé à Bruxelles. Frédéric Mitterrand a annoncé sa nomination au poste de ministre de la culture avant l’Élysée, et a du coup causé la colère de Nicolas Sarkozy.

Henri Proglio a bien failli commettre la même erreur. Pressenti à la tête d’EDF, il a « posé ses conditions ». Réponse immédiate de l’Élysée : on ne pose pas ses conditions au président de la république.

Respect de la loi par l’entourage

Quelques ministres ont parfaitement compris la loi numéro 1, François Fillon le premier. Il ne se met jamais trop en avant, laisse Nicolas Sarkozy s’approprier les succès et accepte d’aller recueillir les huées des foules hostiles, comme par exemple lors du congrès des Maires de France. Xavier Bertrand adopte également le profil bas qui consiste à ne jamais faire de l’ombre au maître.

LOI 2 : Ne vous fiez pas à vos amis, utilisez vos ennemis.

Gardez-vous de vos amis : beaucoup vous trahiront par envie. D’autres se montreront gâtés, tyranniques. Un ancien ennemi que vous engagez sera plus loyal qu’un ami parce qu’il devra faire ses preuves. En fait, vous avez plus à craindre de vos amis que de vos ennemis. Si vous n’avez par d’ennemis, trouvez le moyen de vous en faire.

Respect de la loi par Nicolas Sarkozy

Nicolas maîtrise cette loi à merveille. À vrai dire, je pense qu’une personne dans son entourage l’aide à définir qui sont ses « amis » et ses « ennemis ». Il suffit de regarder : un ami commence-t-il à prendre trop de pouvoir ? Il l’envoie en mission suicide (réforme ou immigration) ou l’exile au pôle Nord, en l’occurrence le parlement Européen. Un ennemi est-il dangereux dans l’opposition ? Il n’hésite pas à lui offrir les plus beaux postes, comme Bernard Kouchner ou Strauss-Kahn.

Il y a bien plus longtemps, à l’époque des croisades, Saladin a su utiliser cette technique. Après avoir capturé ses deux principaux ennemis, Guy de Lusignan, Roi de Jérusalem, et Renaud de Châtillon, il laissa la vie sauve à Guy de Lusignan. Loin de le garder prisonnier, il le libéra ! Il savait pourtant ce qu’il faisait ; Guy de Lusignan était un chef faible et un piètre stratège, et il valait mieux pour Saladin que ce soit lui qui commande plutôt que quelqu’un de plus compétent. De plus son retour allait attiser les dissensions entre les Chrétiens, en particulier avec Raymond III de Tripoli qui le détestait. Il évita ainsi une réunification de ses ennemis qui aurait pu lui être fatale.

Nicolas procède de même avec les partis adverses : il veille à ce que chacun de ses ennemis trouve une place dans le paysage politique, morcelant l’opposition en une myriade de partis incapables de s’entendre et de s’unir sous une même bannière. Un ennemi se montre-t-il capable de ramener le calme dans les rangs de l’opposition ? Il le charme, l’attire à lui et l’endort avec des cadeaux.

Violation de la loi, par Jacques Chirac

Des amis de trente ans. Ainsi étaient qualifiés Jacques Chirac et Édouard Balladur. Las, l’amitié a bien peu pesé face à l’ambition personnelle et à l’attrait du pouvoir. Peu de temps après avoir juré à son vieil ami que jamais il ne se présenterait contre lui, Édouard Balladur annonçait sa candidature à la présidence de la République. On attribue à Édouard Balladur la citation suivante : « je ne fais jamais de promesse, mais je les tiens »…

LOI 3 : Dissimulez vos intentions.

Maintenez votre entourage dans l’incertitude et le flou en ne révélant jamais le but qui se cache derrière vos actions. S’ils n’ont aucune idée de ce que vous prévoyez, ils ne pourront pas préparer de défense. Guidez-les assez loin dans une autre direction, enveloppez-les d’un écran de fumée et quand ils perceront à jour vos desseins, il sera trop tard.

Respect de la loi

En mai, le vote de la loi Hadopi semblait acquis. Mais au dernier moment l’opposition a mis au point un stratagème (que certains jugeront puéril) ; pour le vote à l’assemblée, plusieurs opposants se son cachés derrière un rideau. Au moment du vote, ils ont surgi subitement et leurs voix ont fait rejeter la loi. Bien sûr, ce type de manœuvre ne peut marcher qu’une seule fois (ou alors votre ennemi est particulièrement stupide). Dans ce cas, c’est l’effet de surprise qui a permis d’obtenir la victoire, bien que temporaire. Au final la victoire appartiendra à la majorité, avec l’adoption définitive de la loi fin octobre 2009. Mais en stratégie, rien n’est jamais acquis…

Violation de la loi

Nicolas Sarkozy viole souvent cette loi : à trop vouloir communiquer sur ses volontés de réalisation avant que celles-ci ne soient suffisamment avancées, il donne les moyens à ses opposants de préparer une riposte. En conséquence, il est obliger de déployer une énergie très importante pour gagner et de sacrifier beaucoup de pions : Christine Albanel, Rachida Dati, Xavier Darcos, qui sera le suivant ?

Dans le prochain épisode

  • LOI 4 : Dites-en toujours moins que nécessaire.
  • LOI 5 : Tout dépend de la réputation, défendez la à tout prix.
  • LOI 6 : Créez l’attention à tout prix.

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