Analyse résumée des débats McCain - Obama et Palin - Biden
Tous les débats ont eu lieu entre les candidats à la Maison Blanche, John McCain et Barack Obama, et entre les candidats vice président, Sarah Palin et Joe Biden. D’ici peu de temps les Américains connaîtront le nom de leur nouveau président, un choix qui, en ces temps troublés, peut complètement changer la face du monde dans les prochaines années.
Initialement, je voulais analyser chaque débat comme le premier , mais cela s’est avéré inutile. En effet, après avoir regardé le face à face entre Sarah Palin et Joe Biden il n’y avait pas assez de matière pour écrire un article, j’ai donc préféré regarder les trois débats restants et faire un résumé global. Vous trouverez en fin de cet article un lien vers les vidéos complètes de chaque débat.
Encore une fois, l’objectif de ce blog est d’analyser les qualités d’orateur de chaque candidat, et d’apprendre de leurs forces et faiblesses. Je ne donnerai donc pas mon avis sur le contenu des programmes, sauf lorsque cela impacte directement l’efficacité de chaque candidat.
Un rappel sur le background de chaque candidat
John McCain avait la réputation d’être très bon lors de débats de type “town-hall”, qui était le format adopté pour le deuxième débat, et d’être un peu moins bon en débat en tête à tête. Les sondages le donnaient en retard après le premier débat, il devait donc trouver le ton juste pour rallier les indécis à sa cause.
Barack Obama, fort de son avance et de sa bonne prestation lors du premier débat, abordait les deuxième et troisième volets avec l’objectif de ne pas perdre cette avance. On verra comment il s’y est pris.
Sarah Palin était un vrai coup de poker pour McCain. Totalement inconnue du public, jeune, elle a tout de suite été mise sous pression par les média. Malgré cela, elle a ébloui lors de son premier speech à la convention Républicaine ; parfaitement préparée par les conseillers en communication républicains, elle a fait preuve d’une résistance au stress et d’une confiance en elle impressionnantes. Malheureusement, entre ce premier speech et le débat elle a réalisé de rares interviews avec le presse, qui se sont toutes transformées en fiasco pour elle. Incapable de donner le nom d’un journal qu’elle lit, donnant des réponses à côté de la plaque, elle a perdu en quelques jours tout le crédit qu’elle avait gagné. Les spectateurs attendait donc d’elle qu’elle n’échoue pas.
Joe Biden, son opposant était tout l’opposé. Vieux briscard de la politique au niveau international, il abordait le débat avec une réputation de débateur très expérimenté, mais prompt à en dire trop, donc de faire des gaffes. Les gens allaient donc faire particulièrement attention aux éventuelles bêtises qu’il aurait pu dire.
Les leçons des débats
Les débats, un exercice de plus en plus policé
Les débats sont porteurs d’enjeux énormes pour chaque camp. Aussi ceux-ci veillent à contrôler chaque petit détail pour limiter les risques. Les républicains ont ainsi exigé que le temps de réponse de Sarah Palin soit limité à 2 minutes (je vous laisse apprécier pourquoi), alors que les Démocrates ont été très attentifs au placement de chaque candidat.
Résultat ? Au final aucun débat n’était vraiment inspirant, et j’admets avoir eu des difficultés à les regarder de bout en bout. A chaque fois, les limites imposées et la peur de l’erreur ont fortement limité les émotions et les prises de risque de chaque candidat, rendant l’exercice assez monotone.
Une bonne apparence ne peut sauver un manque de fond
Et heureusement. Sarah Palin manquait cruellement d’expérience et de connaissances pour aborder le débat. Elle s’est limitée à des réponses préparées. Face à elle, Joe Biden a probablement réalisé le meilleur débat de sa vie. Le résultat a été sans appel. Durant un débat d’une telle importance, vous ne pouvez pas vous contenter de juste “ne pas échouer”, comme Sarah Palin l’a fait. Vous devez démontrer votre capacité à diriger un pays.
Si vous voulez gagner, vous devez comprendre vos électeurs…
…et leurs préoccupations. Lors du premier débat, la différence était flagrante, John McCain n’a pas parlé de la classe moyenne, alors que Barack Obama en a fait le centre de sa campagne. Pour pouvoir composer un message efficace, la première chose à se demander est “qu’est-ce qui empêche mon audience de dormir ?”
L’attaque destructive n’est pas une bonne stratégie
Beaucoup de commentateurs ont relevé que le camp McCain-Palin était toujours beaucoup plus à l’attaque que le camp Obama-Biden. La première idée est de ce dire qu’un candidat qui attaque est dominant et va donc paraître plus performant que son opposant. Pourtant ce ton agressif n’a pas du tout fonctionné pour John McCain. On pourrait penser que c’est un exemple isolé, mais ce n’est pas le cas, les exmples abondent ; cela n’a pas non plus marché pour Ségolène Royal dans son débat contre Nicolas Sarkozy, ni pour Al Gore face à George Bush, ni pour Ross Perot face à Al Gore ! Je pense qu’il y a plusieurs raisons :
- Cela dépend beaucoup de la réaction de l’adversaire que vous avez en face de vous : si celui-ci commence à accepter de répondre aux attaques et à se justifier, vous gagnez en étant agressif. Mais si celui-ci garde son sang-froid et répond de manière constructive, l’attaquant apparaît comme étant peu maître de ses émotions, alors que son adversaire montre qu’il est capable de faire face aux situations difficiles.
- Attaquer prend du temps, pendant lequel vous n’avez pas le temps de passer un message positif. Obama l’a bien compris, il a toujours utilisé son temps dans chaque débat à se focaliser sur son message positif.
Pour combattre les Spin Doctors, cherchez la vérité
Les Spin Doctors, ce sont ces conseillers en communication qui cherchent à présenter des faits de manière différente pour en tirer un avantage. Ainsi, l’événement de Joe le Plombier a beaucoup fait parler d e lui.
Durant le dernier débat, John McCain a joué la carte Joe le Plombier à fond. Mais malheureusement, ce coup de bluff n’a pas résisté à la réalité, qui était que Joe le Plombier n’était qu’un imposteur.
Face aux mensonges, la meilleure arme est la sagesse et l’honnêteté.
Dans trois ans, il ne restera que les messages avec émotions
Dans trois ans, nous aurons pratiquement tout oublié. Les seuls moments des débats dont nous nous souviendrons sont ceux durant lesquels nous avons ressenti une émotion. Le moment où Joe Biden a parlé de sa famille. Le moment où Sarah Palin a fait rire toute l’assemblée avec sa blague sur le Pitbull et le rouge à lèvres. Nous nous souviendrons des moments où Barack Obama a soulevé les foules, mais nous aurons oublié son message. Les paroles s’envolent, les émotions restent.
Notes sur le dernier débat McCain-Obama
C’était probablement le meilleur débat de McCain, et si ce débat avait été le premier cela aurait pu influencer les sondages en sa faveur. Malheureusement, c’était trop tard. De plus, le ton négatif de sa campagne a probablement fortement diminué la crédibilité de ses attaques durant le débat. John McCain a compris trop tard où se jouait la victoire. L’amérique a changé. Barack Obama, par sa candidature, a déjà changé beaucoup de mentalités.
Conclusions
Le vainqueur n’est pas encore connu. Cependant une majorité d’américains donne Obama gagnant. Les éléments clés qui ont fait pencher la balance en faveur d’Obama :
- Un ton positif durant toute sa campagne. Et cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé.
- Le manque de crédibilité de Sarah Palin, la co-listière de John McCain.
- Dès le début, il a compris que la victoire se jouerait sur l’économie. Il a repris le fameux slogan de la campagne de Bill Clinton “C’est l’économie, idiot !” (It’s the economy, stupid !)
- Les mauvais conseils prodigués à McCain par son équipe de campagne. John McCain aurait très bien pu conduire une campagne positive, en tant qu’homme, il a toutes les qualités requises pour le faire. Il a été victime de la culture de son parti.
Ce qui est sûr, c’est que suite à ces débats beaucoup de spécialistes de la communication vont devoir rénover leurs méthodes. Chaque camp va apprendre et analyser les résultats, et il sera très intéressant de voir l’évolution dans 4 ans. En attendant, Colin Powell, un des Républicains les plus respectés aux Etats-Unis, vient d’apporter son soutien au candidat Démocrate, Barack Obama. Cet événement suffit, à mon sens, à résumer le résultat des débats.
Annexe : les vidéos complètes de chaque débat
Premier débat :
Débat Sarah Palin - Joe Biden
Deuxième débat :
Troisième débat :
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Revue d’Omnifocus, le meilleur outil GTD ? [La minute GTD du vendredi]
Lors des semaines précédentes, nous avons passé un peu de temps chaque semaine à mettre en place un système qui nous permet d’être plus productif sans stress. Mais ce système doit être outillé, c’est ce que nous allons faire à partir de cette semaine.
Il y a seulement 2 ans, les outils disponibles pouvaient se compter sur les doigts de la main. Aujourd’hui, il en existe plus de 100 ! On peut classer ces solutions dans 3 catégories :
- Les outils tout papier
- Les applications dédiées pour Mac ou PC
- Les services sur Internet
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Pour démarrer cette série, je vais vous présenter l’outil que j’utilise personnellement, Omnifocus. Cette application n’est disponible que pour Mac. Si vous êtes sur PC cet article a quand même l’intérêt de vous montrer comment mettre en place un système 100% pur GTD. Mais la semaine prochaine, je vous proposerai une solution spécialement pour vous, basée sur Outlook. Outlook n’est pas une application GTD, mais il peut être adapté pour s’en rapprocher.
Pourquoi Omnifocus ?
J’ai choisi Omnifocus pour les raisons suivantes :
- Fiable maintenant. C’est ce qui a éliminé Midnight Inbox, mon précédent outil GTD, qui décidément plantait beaucoup trop souvent.
- Fiable dans 5 ans. Omni est un groupe solide, et je suis sûr qu’Omnifocus sera supporté sur les prochaines versions de Mac OS X.
- 100% pur GTD. Je ne voulais pas d’un outil qui fasse du GTD à moitié.
Il faut savoir qu’avant de me décider pour Omnifocus, j’ai essayé à peu près toutes les applications possibles et imaginables sur le marché. Au final, seul Omnifocus m’a donné satisfaction sur l’ensemble de ces critères.
Principes de base d’Omnifocus
Note : les captures d’écran correspondent à la beta d’Omnifocus 1.5, qui est nécessaire pour synchroniser ses tâches entre un Mac et un iPhone. Vous pouvez télécharger cette version ici.
L’interface d’Omnifocus est divisée en 4 grandes zones :
- La barre d’outils
- La liste des projets et des contextes. Pour passer d’un à l’autre, il faut cliquer dans la barre d’outils sur “projects” ou “contexts”.
- La zone d’affichage principale des tâches
- L’inspecteur, qui s’affiche et se cache en cliquant sur le bouton bleu “i”

Pour passer des projets aux contextes, il faut cliquer sur le bouton correspondant dans la barre d’outils. Omnifocus intègre également ce qu’on appelle des perspectives, qui sont un moyen de restreindre l’affichage uniquement à une liste de tâche précise. Deux perspectives sont configurées par défaut : les tâches marquées (par un drapeau) et les tâches qui arrivent à échéance.

Configurer ses projets
Pour configurer les projets, il faut d’abord passer en mode “projets”
On voit que la liste des projets démarre par Inbox. C’est une sorte de fourre-tout temporaire dans laquelle vous notez rapidement des tâches à faire, mais pour lesquelles vous n’avez pas encore décidé d’un projet ou d’un contexte. Inbox a dans la méthodologie Getting Things Done un rôle bien précis, mais que nous n’avons pas encore abordé dans la minute GTD.
Library contient la liste complète de vos projets. Vous avez les dossiers et les projets eux-mêmes. Comme vous pouvez le voir, j’ai structuré ma liste en séparant clairement les “Buts” et les “Obligations”. J’ai beaucoup moins de buts que d’obligations.
Pour créer un dossier ou un projet, cliquez simplement sur le bouton correspondant en bas de la liste à gauche.
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Si vous regardez dans la palette de l’inspecteur, vous avez le choix entre trois types de projets :
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- Les projets séquentiels
- Les projets en parallèle
- Les projets boîte à chaussures
Comprendre la différence entre ces trois types de projets est fondamental pour maîtriser la puissance d’Omnifocus. Alors, quel type de projet utiliser pour quelle situation ?
Si vous devez faire la tâche A avant de pouvoir faire la tâche B et ainsi de suite, créez un projet de type séquentiel. Si vous pouvez démarrer par n’importe quelle tâche, alors choisissez plutôt le mode parallèle. Enfin, si vous avez plutôt des tâches répétitives qui ne forment pas un vrai projet (faire un versement mensuel, etc.), choisissez plutôt de faire un projet boîte à chaussures. Nous verrons plus loin l’impact du type de projet sur l’exécution des tâches.
Renseigner les tâches
Une fois les projets créés, il faut maintenant renseigner les tâches. Cela se fait en sélectionnant un projet dans la liste des proejts, puis en cliquant sur le bouton “add action”. La définition des tâches est simple, mais n’oubliez pas d’affecter le bon contexte à chaque tâche, comme défini lors de la minute GTD de la semaine dernière.
Vous pouvez regrouper des tâches individuelles sous une macro-tâche si nécessaire.
L’inspecteur (la palette à droite) permet de configurer d’autres options pour les tâches. Voici celles que j’utilise le plus :
- Pour déclarer qu’une action ne peut pas démarrer avant une date donnée : rentrer la date et l’heure dans le champ Start.
- Pour fixer une date d’échéance, utiliser le champ “Due”.
- Pour définir une tâche récurrente, cochez la case “Repeat Every” et définissez la fréquence (tous les deux jours, toutes les semaines, etc. Pour comprendre à quoi sert “Repeat From”, prenons l’exemple d’une tâche qui se répète tous les deux jours, et dont la date d’échéance est au 20. Imaginons que vous complétiez la tâche le 19. Si aviez choisi “Assigned Date”, la prochaine échéance de cette tâche sera fixée au 22 (deux jours après le 20, la date d’échéance fixée). Si vous aviez choisi “Completion Date”, la prochaine échéance de cette tâche sera fixée au 21 (2 jours après le 19, la date à laquelle vous avez fini la tâche).
Enfin, vous pouvez configurer les champs qui sont affichés dans la liste des tâches. Pour ce faire, cliquez d’abord sur les lunettes dans la barre d’outils, puis faites un clic droit sur le nom des colonnes. Vous pourrez choisir d’afficher ou non la date de début, de fin et la durée.

Travailler par contexte
Maintenant que vos projets et les tâches associées sont définies, au boulot ! Pour travailler, passez en mode contexte en cliquant sur le bouton “contextes” dans la barre d’outils.

Et là, c’est magique, toutes vos tâches sont regroupées en fonction du contexte que vous avez défini à l’étape précédente ! Si on sélectionne un contexte, on peut voir plusieurs choses :
- Certaines tâches apparaissent en violet : ce sont les “next actions”, autrement dit les tâches que vous pouvez faire tout de suite.
- D’autres tâches apparaissent en bleu : ce sont des tâches rattachées à un projet boîte à chaussures, que vous pouvez faire dès que vous en avez le temps.
- D’autres tâches sont en noir : ce sont les tâches que vous pouvez faire, mais il est recommandé de commencer par les tâches en violet.
- Les tâches en orange sont celles qui vont arriver à échéance dans les deux jours. Ce délai est paramétrable dans les préférences.
- Les tâches en rouge sont celles en retard.
- Enfin, vous avez peut-être certaines tâches grisées : ce sont des tâches que vous ne pouvez pas faire maintenant. Il y a plusieurs raisons possibles : (a) vous devez d’abord faire une autre tâche avant (c’est le cas des tâches dans un projet séquentiel), (b) la date de début (Start) n’est pas encore atteinte. A partir de la version 1.5, Omnifocus masque ces tâches par défaut. Si ce n’est pas le cas chez vous, nous verrons comment faire dans un prochain article qui présentera les “perspectives”
On voit donc, lorsqu’on travaille par contexte, l’importance de choisir le bon type de projet. Si vous avez choisi un projet séquentiel, seule la première tâche du projet s’affichera. C’est ce qu’il faut choisir lorsque par exemple on doit rechercher des infos sur une société, puis rédiger un document, puis l’envoyer pour validation, etc. Au début, seule la première tâche sera affichée (et en violet). Une fois cette tâche sera complétée, la suivante s’affichera automatiquement et ainsi de suite.
Si vous avez choisi un projet parallèle, toutes les tâches s’afficheront tout de suite. Par exemple si vous avez un projet qui regroupe une série de choses à acheter (acheter peinture, acheter pinceau, acheter papier de verre etc.) toutes ces tâches s’afficheront en noir, sauf la première de la liste qui sera en violet.
Enfin si vous avez un projet fourre-tout, les tâches s’afficheront en bleu. Il n’y a pas de grosses différences entre un projet en parallèle et un projet boîte à chaussures. Si le projet a une date de fin prévue, choisissez projet en parallèle. S’il ne finit pas, c’est une boîte à chaussures.
Conclusions
Omnifocus est un bon exemple pour démarrer cette série, car contrairement à Outlook par exemple il respecte à 100% le système GTD. En particulier, il permet de :
- S’organiser par projet, travailler par contexte.
- Lorsqu’on est dans un contexte, de ne voir que les tâches qui sont réalisables à un moment donné. Les autres tâches sont masquées automatiquement.
Un seul post ne suffit pas à décrire toute la puissance d’Omnifocus, aussi cet article sera bientôt complété par un autre sur les fonctionnalités avancées d’Omnifocus pour les personnes maîtrisant déjà bien l’outil.
Il existe d’autres solutions de qualité pour Mac, en particulier Things et iGTD, que je présenterai mais après avoir détaillé une solution GTD pour PC et une solution papier.
Enfin, si vous avez des questions sur l’utilisation d’Omnifocus n’hésitez pas à me les poser dans les commentaires.
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Quelle formation a le plus influencé ma vie professionnelle actuelle ?
Laurent Brixius, du blog architecte et marketing, m’a passé le relais dans une expérience nommée “la chaîne de blogs”. Oui, c’est comme cette lettre que vous receviez d’une personne mystérieuse (en fait, vous saviez pertinemment que c’était cette Cousine éloignée qui n’avait rien à faire qui vous l’envoyait à chaque fois) et qui vous disait d’envoyer la lettre à 10 personnes sinon vous alliez devenir laid, avoir mauvaise haleine, vous enfoncer une écharde dans le pouce et plein d’autres trucs désagréables. Pour cette chaîne, on a laissé tomber la partie magie Vaudou à la noix, et on a gardé uniquement le bon côté networking entre blogs.
Voici donc la question à laquelle je dois répondre pour ne pas interrompre la chaîne :
“Quelle formation ou auto-formation a le plus influencé votre vie professionnelle actuelle ?”
Une chose est sûre, ce n’est pas une formation d’école. Je n’ai jamais compris pourquoi apprendre à rester assis sur une chaise et à répondre oui quand le Professeur le demande était une compétence indispensable dans la vie.
La formation qui m’a appris le plus dans la vie et dans ma vie professionnelle, ce sont les cours de Karate que j’ai suivis lorsque j’étais adolescent. Ce sont eux qui m’ont appris à aller de l’avant, à ne pas me laisser arrêter par les premières difficultés, à me dépasser et à croire en moi. J’ai eu la chance d’avoir un excellent Sensei, Jacques Debatty, qui apprend à ses élèves à grandir dans le respect des autres.
Et maintenant, je passe la main à quatre autres Blogueurs, qui décideront ou non s’ils souhaitent poursuivre la chaîne :
- Don Fenice, du blog Getbetter
- Ockwick, du blog Sharppua
- Faysal, du blog Du rêve au concret
- et Michael, d’Esprit Riche
Sinon ils vont se faire piquer par un moustique, ils vont avoir le bouchon de la bouteille de vin qui va rester coincé et ils vont faire une tache de sauce tomate sur leur cravate.
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A lire aussi :
Le WebDeux.connect d’octobre 2008, les Blogueurs au top

Déjà mercredi, et toujours pas de compte-rendu de WebDeux.connect. Voilà qui est réparé ! L’événement était organisé par Jean-François Ruiz et Sébastien Rousset, et réunissait bon nombre d’Influents du Web francophone (voir webdeux.info pour en savoir plus sur le programme).
La communauté s’est également mobilisée pour soutenir l’institut Pasteur, et il est encore temps de faire un don en cliquant ici.
Le networking, l’atout numéro 1 du WebDeux.connect
Le WebDeux, c’est surtout l’occasion de rencontrer d’autres Blogueurs et de partager nos expériences. Marion m’a fait découvrir la plateforme de blogging Overblog, ses communautés et son principe de partage des revenus publicitaires. Hicham, le Serial Blogueur, est l’homme qui se cache derrière bababillgates, un excellent site pour apprendre les trucs des pros du Search Engine Optimisation. Il y avait aussi Dievochka, autre spécialiste du SEO, et Alexandre Villeneuve, de référencement blog. J’ai également croisé Gus iRonfle, le seul homme qui tienne un blog dédié aux ronfleurs professionels, un marché vraiment sous-exploité. Enfin, j’ai pu échanger avec Fadhila Brahimi, Associée du cabinet FB-Associés et blogueuse spécialiste du Personal Branding.
Ajout du 21/10/2008 : énorme oubli de ma part ! J’ai oublié de citer Tim, de acupoftim.com, qui m’a fait un superbe t-shirt pour l’événement et sans qui j’aurais été une sorte de produit blanc sans marque.
Ajout du 28/10/2008 : j’ai également eu une excellente discussion sur les meilleurs moyens de promouvoir son blog avec Alexandre Villeneuve, qui co-anime avec Edouard Fillias le blog e-reputation.
Et il ne faut pas oublier le bar à Oxygène, une expérience étrange que vous pourrez sûrement bientôt essayer à Paris.

Les conférences, à boire et à manger (de la glace Ben & Jerry’s)
Et puis, il y a les conférences du WebDeux. La conférence d’ouverture traitait des blogueurs et des communautés. Sujet très intéressant, malheureusement il était difficile d’entendre ce qui se disait en raison du bruit ambiant.

Celle sur la monétisation des blogs était moyennement intéressante (trop “je vends mon produit” et trop peu informative).

Celle sur le Personal Branding était très bien, mais j’ai dû m’éclipser avant la fin, eh oui c’est ça les contraintes d’un blogueur avec une famille.

Ma note finale : 8/10
Je mets 9/10 pour l’aspect réseautage et l’organisation générale, vraiment très bonne. Par contre je mets 6/10 pour les conférences. Le format sous forme de tables rondes n’est pas adapté pour tous les sujets ; on se retrouve parfois face à un groupe où chaque intervenant fait son propre discours commercial, au détriment de la qualité d’information. Alors pour le prochain événement, pourquoi ne pas donner plus l’occasion aux Blogueurs de s’exprimer lors de présentations de 10 minutes maximum, en leur demandant de soumettre un dossier à l’avance ? C’est possible, par exemple Pecha Kucha parvient à donner la parole à un grand nombre d’intervenants en adoptant un format qui limite forcément le temps de chaque Présentateur à moins de dix minutes. Le prochain WebDeux, j’y serai !
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La minute GTD du vendredi (soir tard) - travailler en fonction du contexte
Depuis la semaine dernière, nous avons une liste de tâches par projet. Il y a les projets “but” pour lesquels nous voulons maximiser l’énergie et le temps que nous leur consacrons, et les projets “obligation”, sur lesquels nous faisons tout pour économiser notre temps et notre énergie.
L’exercice de cette semaine est différent, et s’attaque à la clé de la productivité de GTD. Tout d’abord, nous allons nous livrer à un exercice de recensement :
- Listez les objets clés dont vous avez besoin pour faire vos tâches. Pour moi, ils se résument à mon ordinateur, mon téléphone et l’email.
- Listez les différentes états d’esprit dans lesquels vous êtes productif : brainstormer, travailler, bouger (sport), …
- Listez les personnes clés avec qui vous faites des tâches : votre Boss, votre Femme, etc.
- Enfin, listez les lieux sur lesquels vous réalisez vos actions : maison, bureau, …
Et voilà, sans le savoir vous venez de définir ce qu’on appelle dans la méthodologie GTD la liste de “contextes”. Un contexte n’est ni plus ni moins que l’élément qui vous permet d’exécuter une tâche. Dans GTD, un contexte est préfixé par le symbole @. C’est comme ça.
Maintenant, pour chaque tâche de votre to-do, déterminez quel est le contexte qui conditionne sa réalisation. Devez-vous être à un endroit précis (par exemple pour acheter du pain) ? Avoir un objet précis (par exemple envoyer un e-mail) ? Avoir le bon état d’esprit ? Etre avec une personne précise ? Notez le bon contexte en face de chaque action.
Vous avez parfois deux éléments possible pour une tâche. Par exemple, votre Boss est au bureau. Dans ce cas, prenez le contexte @Boss, car s’il est disponible il est forcément au bureau. L’inverse n’est pas vrai, ce n’est pas parce que vous êtes au bureau que votre boss est disponible.
Vous allez vous retrouver avec une liste de tâches du style :
- Envoyer un rappel à John @e-mail
- Ecrire le compte-rendu @ordinateur
- Rendre la clé de la cave @maison
- Etc.
Désormais, lorsque vous travaillez et êtes face à votre ordinateur, focalisez-vous les tâches affectées au contexte “@ordinateur”, et ainsi de suite. Avec le contexte on identifie tout de suite quelle action est réalisable à un instant donné. Ainsi, pas besoin de regarder les tâches affectées au contexte @maison si on est @bureau.
Et si vous n’êtes pas sûr de la liste de contextes que vous avez définie, vous pouvez toujours vous inspirer de ma liste personnelle, disponible ici.
Pourquoi les contextes fonctionnent-ils ?
C’est un système qui apporte une solution simple à la question qui bloque beaucoup de personnes au moment d’attaquer le boulot : “par quoi commencer ?” Grâce aux contextes, c’est simple. Si on est en face de son ordinateur, on commence par tout ce qu’on peut faire dessus.
L’autre bénéfice est de ne pas devoir parcourir toute sa liste de tâches à chaque fois. Si on est au bureau, on ne regardera que les actions réalisables sur place. Cela libère l’esprit.
GTD, c’est fini ?
Non. Tout d’abord, durant les semaines précédentes vous avez probablement listé vos projets et vos contextes sur une feuille de papier ou sur un document électronique. Ce n’est pas nécessairement très pratique à faire vivre comme todo. Or il existe sur le marché des dizaines d’outils qui permettent d’implémenter et d’appliquer GTD au quotidiennement de manière beaucoup plus simple. Nous commencerons donc leur revue la semaine prochaine.
Lorsque cela sera fait (et il y a du pain sur la planche), nous nous attaquerons aux autres concepts de GTD, comme l’échéancier.


