Outlook + Jello Dashboard = Getting Things Done [La minute GTD du vendredi]
Comme promis, après la découverte d’Omnifocus pour Mac, je m’attaque cette semaine à la mise en place de GTD avec Microsoft Outlook pour PC.
Le problème d’Outlook, c’est que ce programme n’est pas fait pour supporter la méthodologie GTD. Mais alors, pas du tout. En particulier, il n’y a ni notion de contextes ni de projets. J’ai donc fait une recherche sur internet, et la solution préconisée est d’installer un petit programme appelé Jello.Dashboard, qui vient enrichir les fonctionnalités de base d’Outlook en lui ajoutant un “workflow” compatible avec GTD.
Pourquoi avoir choisi Outlook ?
J’aurais pu commencer ma revue des outils PC par une application dédiée, comme tudumo, mais beaucoup de lecteurs m’ont fait part de leur souhait de vouloir implémenter GTD dans Outlook. Après tout, c’est un des outils les plus utilisés en entreprise, et certains utilisateurs y passent même leur vie.
Installer Jello.Dashboard
La procédure d’installation est typique de Windows. Il faut lancer un programme d’installation puis cliquer next next next, ce qui nous mène à un écran vraiment moche dans lequel il faut cliquer sur les mots “click here” et enfin choisir le dossier Outlook dans lequel installer Jello ; pas le dossier sur le disque dur, mais celui dans l’arborescence interne à Outlook (voir capture d’écran). Le plus simple est de choisir le dossier racine.

Par défaut, la langue choisie est l’anglais, mais vous pouvez passer au français très facilement en vous rendant dans les paramètres.
Une fois Jello installé, allez sur le dossier dans lequel vous avez installé Jello.Dashboard.
Découvrir l’interface de Jello
L’espace de travail de Jello est découpé en trois grandes zones :
- Le menu de droite permettant d’accéder aux différents éléments : boîte de réception, contextes, projets, etc.
- La zone principale d’affichage des tâches ou autres éléments
- La barre du haut qui reprend quelques commandes, en particulier l’accès aux paramètres et à la documentation.

Configurer ses projets et ses contextes
Pour créer un projet, accédez au menu “Projets” dans la barre à droite. Si nécessaire, dépliez la vue en cliquant sur le “+”, puis cliquez sur “Créer”, et entrez le nom du projet que vous voulez ajouter.

Il n’est malheureusement pas possible de définir une hiérarchie. Une fois que vous avez défini votre liste de projets, cliquez sur Gérer pour accéder aux options de configuration des projets.

Une option va ravir les acharnés du classement en dossiers et sous-dossiers : vous pouvez définir un dossier par défaut pour un projet. Lorsque vous recevrez un nouveau courrier et que vous l’affecterez à un projet, le courrier ira automatiquement se ranger dans le dossier par défaut du projet.
Enfin, vous pouvez également définir un contexte par défaut pour les tâches d’un projet.
La définition des contextes suit exactement la même logique que pour les projets, avec les mêmes avantages et les mêmes limitations.

Renseigner les tâches
Il existe plusieurs façons d’ajouter une tâche dans Jello.Dashboard, mais nous allons nous attacher à celle préconisée par David Allen : organiser les tâches par projet. Sélectionner un projet dans la liste de droite, puis cliquer sur “Nouvelle action” dans la barre du haut nous amène à l’écran suivant.

Vous pouvez donc créer une tâche, en lui affectant un projet et un contexte. Gros avantage de l’intégration, les tâches que vous créez dans Jello sont disponibles dans la liste des tâches standard d’Outlook.
Travailler par contexte
Pour travailler par contexte, il suffit de le sélectionner dans la barre de droite, et la liste complète des tâches à réaliser dans un contexte donné s’affichera.

Jello offre d’autres options pour filtrer les tâches. Vous pouvez ainsi vous limiter à l’affichage des prochaines actions, regarder les tâches non commencées, les tâches en attente, etc. Le mieux est de jouer un peu avec le logiciel pour comprendre comment utiliser ces options le plus efficacement possible.
Le plus simple, pour avoir une vue d’ensemble des tâches à réaliser, est de cliquer sur “liste principale” dans la barre du haut. La vue récapitulative affiche toutes les tâches par contexte et par projet.

Fonctionnalités supplémentaires
La page d’accueil permet de faire le lien entre GTD et deux autres services clés d’Outlook : le courrier électronique et le calendrier (cliquez sur Accueil dans la barre de droite pour y accéder). Ainsi la zone “boîte de réception” affichera les nouveaux e-mails au fur et à mesure de leur arrivée. Vous pourrez leur affecter un projet et un contexte, et si vous avez défini un dossier par défaut pour le projet, le mail ira automatiquement se ranger dans le dossier défini. La zone today affiche la liste des événements du calendrier.
Conclusions
Gratuit, pas trop compliqué à utiliser et respectueux des principes GTD, les raisons d’utiliser Jello ne manquent pas. Au nombre des reproches, j’ai rencontré un ou deux petits bugs (par exemple ne tapez pas de guillemets dans les noms de projet ou de contexte), et l’interface n’est pas aussi agréable à utiliser qu’un logiciel comme Omnifocus.
Jello n’est pas la seule rustine disponible pour transformer Outlook en un logiciel compatible GTD. Parmi ces solutions, on peut citer le GTD Outlook add-in, qui est l’extension officielle proposée par David Allen.
La semaine prochaine je présenterai la solution peut-être la plus simple : le papier et le crayon.
15 commentsRevue d’Omnifocus, le meilleur outil GTD ? [La minute GTD du vendredi]
Lors des semaines précédentes, nous avons passé un peu de temps chaque semaine à mettre en place un système qui nous permet d’être plus productif sans stress. Mais ce système doit être outillé, c’est ce que nous allons faire à partir de cette semaine.
Il y a seulement 2 ans, les outils disponibles pouvaient se compter sur les doigts de la main. Aujourd’hui, il en existe plus de 100 ! On peut classer ces solutions dans 3 catégories :
- Les outils tout papier
- Les applications dédiées pour Mac ou PC
- Les services sur Internet
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Pour démarrer cette série, je vais vous présenter l’outil que j’utilise personnellement, Omnifocus. Cette application n’est disponible que pour Mac. Si vous êtes sur PC cet article a quand même l’intérêt de vous montrer comment mettre en place un système 100% pur GTD. Mais la semaine prochaine, je vous proposerai une solution spécialement pour vous, basée sur Outlook. Outlook n’est pas une application GTD, mais il peut être adapté pour s’en rapprocher.
Pourquoi Omnifocus ?
J’ai choisi Omnifocus pour les raisons suivantes :
- Fiable maintenant. C’est ce qui a éliminé Midnight Inbox, mon précédent outil GTD, qui décidément plantait beaucoup trop souvent.
- Fiable dans 5 ans. Omni est un groupe solide, et je suis sûr qu’Omnifocus sera supporté sur les prochaines versions de Mac OS X.
- 100% pur GTD. Je ne voulais pas d’un outil qui fasse du GTD à moitié.
Il faut savoir qu’avant de me décider pour Omnifocus, j’ai essayé à peu près toutes les applications possibles et imaginables sur le marché. Au final, seul Omnifocus m’a donné satisfaction sur l’ensemble de ces critères.
Principes de base d’Omnifocus
Note : les captures d’écran correspondent à la beta d’Omnifocus 1.5, qui est nécessaire pour synchroniser ses tâches entre un Mac et un iPhone. Vous pouvez télécharger cette version ici.
L’interface d’Omnifocus est divisée en 4 grandes zones :
- La barre d’outils
- La liste des projets et des contextes. Pour passer d’un à l’autre, il faut cliquer dans la barre d’outils sur “projects” ou “contexts”.
- La zone d’affichage principale des tâches
- L’inspecteur, qui s’affiche et se cache en cliquant sur le bouton bleu “i”

Pour passer des projets aux contextes, il faut cliquer sur le bouton correspondant dans la barre d’outils. Omnifocus intègre également ce qu’on appelle des perspectives, qui sont un moyen de restreindre l’affichage uniquement à une liste de tâche précise. Deux perspectives sont configurées par défaut : les tâches marquées (par un drapeau) et les tâches qui arrivent à échéance.

Configurer ses projets
Pour configurer les projets, il faut d’abord passer en mode “projets”
On voit que la liste des projets démarre par Inbox. C’est une sorte de fourre-tout temporaire dans laquelle vous notez rapidement des tâches à faire, mais pour lesquelles vous n’avez pas encore décidé d’un projet ou d’un contexte. Inbox a dans la méthodologie Getting Things Done un rôle bien précis, mais que nous n’avons pas encore abordé dans la minute GTD.
Library contient la liste complète de vos projets. Vous avez les dossiers et les projets eux-mêmes. Comme vous pouvez le voir, j’ai structuré ma liste en séparant clairement les “Buts” et les “Obligations”. J’ai beaucoup moins de buts que d’obligations.
Pour créer un dossier ou un projet, cliquez simplement sur le bouton correspondant en bas de la liste à gauche.
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Si vous regardez dans la palette de l’inspecteur, vous avez le choix entre trois types de projets :
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- Les projets séquentiels
- Les projets en parallèle
- Les projets boîte à chaussures
Comprendre la différence entre ces trois types de projets est fondamental pour maîtriser la puissance d’Omnifocus. Alors, quel type de projet utiliser pour quelle situation ?
Si vous devez faire la tâche A avant de pouvoir faire la tâche B et ainsi de suite, créez un projet de type séquentiel. Si vous pouvez démarrer par n’importe quelle tâche, alors choisissez plutôt le mode parallèle. Enfin, si vous avez plutôt des tâches répétitives qui ne forment pas un vrai projet (faire un versement mensuel, etc.), choisissez plutôt de faire un projet boîte à chaussures. Nous verrons plus loin l’impact du type de projet sur l’exécution des tâches.
Renseigner les tâches
Une fois les projets créés, il faut maintenant renseigner les tâches. Cela se fait en sélectionnant un projet dans la liste des proejts, puis en cliquant sur le bouton “add action”. La définition des tâches est simple, mais n’oubliez pas d’affecter le bon contexte à chaque tâche, comme défini lors de la minute GTD de la semaine dernière.
Vous pouvez regrouper des tâches individuelles sous une macro-tâche si nécessaire.
L’inspecteur (la palette à droite) permet de configurer d’autres options pour les tâches. Voici celles que j’utilise le plus :
- Pour déclarer qu’une action ne peut pas démarrer avant une date donnée : rentrer la date et l’heure dans le champ Start.
- Pour fixer une date d’échéance, utiliser le champ “Due”.
- Pour définir une tâche récurrente, cochez la case “Repeat Every” et définissez la fréquence (tous les deux jours, toutes les semaines, etc. Pour comprendre à quoi sert “Repeat From”, prenons l’exemple d’une tâche qui se répète tous les deux jours, et dont la date d’échéance est au 20. Imaginons que vous complétiez la tâche le 19. Si aviez choisi “Assigned Date”, la prochaine échéance de cette tâche sera fixée au 22 (deux jours après le 20, la date d’échéance fixée). Si vous aviez choisi “Completion Date”, la prochaine échéance de cette tâche sera fixée au 21 (2 jours après le 19, la date à laquelle vous avez fini la tâche).
Enfin, vous pouvez configurer les champs qui sont affichés dans la liste des tâches. Pour ce faire, cliquez d’abord sur les lunettes dans la barre d’outils, puis faites un clic droit sur le nom des colonnes. Vous pourrez choisir d’afficher ou non la date de début, de fin et la durée.

Travailler par contexte
Maintenant que vos projets et les tâches associées sont définies, au boulot ! Pour travailler, passez en mode contexte en cliquant sur le bouton “contextes” dans la barre d’outils.

Et là, c’est magique, toutes vos tâches sont regroupées en fonction du contexte que vous avez défini à l’étape précédente ! Si on sélectionne un contexte, on peut voir plusieurs choses :
- Certaines tâches apparaissent en violet : ce sont les “next actions”, autrement dit les tâches que vous pouvez faire tout de suite.
- D’autres tâches apparaissent en bleu : ce sont des tâches rattachées à un projet boîte à chaussures, que vous pouvez faire dès que vous en avez le temps.
- D’autres tâches sont en noir : ce sont les tâches que vous pouvez faire, mais il est recommandé de commencer par les tâches en violet.
- Les tâches en orange sont celles qui vont arriver à échéance dans les deux jours. Ce délai est paramétrable dans les préférences.
- Les tâches en rouge sont celles en retard.
- Enfin, vous avez peut-être certaines tâches grisées : ce sont des tâches que vous ne pouvez pas faire maintenant. Il y a plusieurs raisons possibles : (a) vous devez d’abord faire une autre tâche avant (c’est le cas des tâches dans un projet séquentiel), (b) la date de début (Start) n’est pas encore atteinte. A partir de la version 1.5, Omnifocus masque ces tâches par défaut. Si ce n’est pas le cas chez vous, nous verrons comment faire dans un prochain article qui présentera les “perspectives”
On voit donc, lorsqu’on travaille par contexte, l’importance de choisir le bon type de projet. Si vous avez choisi un projet séquentiel, seule la première tâche du projet s’affichera. C’est ce qu’il faut choisir lorsque par exemple on doit rechercher des infos sur une société, puis rédiger un document, puis l’envoyer pour validation, etc. Au début, seule la première tâche sera affichée (et en violet). Une fois cette tâche sera complétée, la suivante s’affichera automatiquement et ainsi de suite.
Si vous avez choisi un projet parallèle, toutes les tâches s’afficheront tout de suite. Par exemple si vous avez un projet qui regroupe une série de choses à acheter (acheter peinture, acheter pinceau, acheter papier de verre etc.) toutes ces tâches s’afficheront en noir, sauf la première de la liste qui sera en violet.
Enfin si vous avez un projet fourre-tout, les tâches s’afficheront en bleu. Il n’y a pas de grosses différences entre un projet en parallèle et un projet boîte à chaussures. Si le projet a une date de fin prévue, choisissez projet en parallèle. S’il ne finit pas, c’est une boîte à chaussures.
Conclusions
Omnifocus est un bon exemple pour démarrer cette série, car contrairement à Outlook par exemple il respecte à 100% le système GTD. En particulier, il permet de :
- S’organiser par projet, travailler par contexte.
- Lorsqu’on est dans un contexte, de ne voir que les tâches qui sont réalisables à un moment donné. Les autres tâches sont masquées automatiquement.
Un seul post ne suffit pas à décrire toute la puissance d’Omnifocus, aussi cet article sera bientôt complété par un autre sur les fonctionnalités avancées d’Omnifocus pour les personnes maîtrisant déjà bien l’outil.
Il existe d’autres solutions de qualité pour Mac, en particulier Things et iGTD, que je présenterai mais après avoir détaillé une solution GTD pour PC et une solution papier.
Enfin, si vous avez des questions sur l’utilisation d’Omnifocus n’hésitez pas à me les poser dans les commentaires.
13 commentsUne rapide introduction à Twitter
A peine on arrive à se libérer de sa dépendance à l’e-mail qu’un nouveau type de drogue appraît. Cette nouvelle substance, concoctée par un petit groupe de développeurs quelque part à San-Francisco, à pour nom Twitter. Vous connaissez ? Non ? Alors lisez ces quelques lignes, elles pourraient changer la façon dont vous interagissez avec vos réseaux sociaux.
Twitter, comment ça marche ?
C’est simple :
- Vous créez un compte sur http://twitter.com/ Ca prend moins de 2 minutes.
- Vous vous connectez aux personnes que vous voulez suivre. Ces personnes peuvent être vos amis, ou des célébrités.
- Vous invitez vos amis à vous suivre.
Ca y est. Désormais, vous verrez tous les messages postés par les personnes que vous suivez (following). Toutes les personnes qui vous suivent (followers) verront les messages que vous écrivez.
Un des plus forts attraits de Twitter est d’avoir mis une limite de 140 caractères aux messages postés. Du coup, cela force chaque personne à n’écrire que l’essentiel, et vous évitez de recevoir des e-mails mal écrits qui prennent 20 lignes pour vous demander un numéro de téléphone.
Twitter, pour quoi faire ?
La première question qu’on se pose après s’être créé un compte sur twitter, c’est “mais à quoi ça peut servir ?” Voici donc quelques exemples concrets d’actions beaucoup plus simples à réaliser avec Twitter.
1. Suivre des personnes connues. Par exemple, pour les amateurs de développement personnel :
- Tim Ferris, l’auteur du livre “la semaine de 4 heures”.
- Leo Babauta, du blog zenhabits.
- Pam Slim, du blog escape from cubicle nation.
2. Faire du crowdsourcing. Le crowdsourcing, vous connaissez ? C’est la méthode qui permet de tirer parti de la “sagesse des foules”. Cette méthode est basée sur la théorie suivante : une foule donne presque toujours une meilleure réponse qu’un expert. Vous posez une question sur twitter, et si vous avez assez de “followers” vous êtes donc pratiquement certain qu’ils vous fourniront la meilleure réponse possible. Par exemple vous pouvez demander sur Twitter quel est le meilleur logiciel Getting Things Done, l’adresse d’un site offrant des cartes de visite originales, etc.
3. Mettre en place un groupe twitter avec mes collaborateurs pour qu’ils puissent rester en contact ; ils travaillent tous sur des sites distants. Twitter rapproche les groupes de personnes mieux que n’importe quel autre outil de réseau social.
4. Promouvoir votre blog. Lorsque vous publiez un nouvel article, vous pouvez informer vos followers par un rapide message sur Twitter, ce qui augmente votre trafic.
Twitter, ça reste perfectible
Accéder à twitter via le site web, c’est bien, mais il faut avouer que ce n’est pas parfait. En particulier parce que l’interface est perfectible. Heureusement, comme toujours, de nombreux développeurs proposent des solutions qui facilitent l’utilisation de Twitter. Un bonus pour les lecteurs qui reconnaissent tous les avatars.
Tweetdeck : un client qui utilise Adobe Air, compatible Mac et PC. L’avantage : il sépare les tweets normaux, les réponses et les messages directs.

Twitterrific : un client pour Mac OS X sympa, qui se met à jour automatiquement à intervalles réguliers.

Sur iPhone, j’utilise twittelator.
Et vous, quel usage faites-vous de Twitter ? Avez-vous un logiciel préféré ? N’hésitez pas à en parler dans les commentaires.
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