Pierre Morsa – Améliorer le monde, une idée à la fois

10 trucs pour être un orateur crédible

Quelle est la raison numéro un pour laquelle les gens vont vous faire confiance lors d’une présentation ? Votre crédibilité.

Vous pourrez appliquer parfaitement les techniques de l’art oratoire, avoir préparé un excellent discours et avoir les meilleurs visuels du monde, vous allez partir avec un handicap certain face aux personnes qui jouissent d’un gros capital crédibilité, que celui-ci soit justifié ou non.

Voici donc quelques conseils pour vous aider à vous construire ce précieux capital crédibilité indispensable pour devenir un bon présentateur.

1. N’acceptez pas de présenter sur n’importe quel sujet. Vous connaissez certainement des personnes qui s’auto-proclament expert du sujet chaud du moment : crise financière, logistique, développement durable, marketing . Ce que ces personnes ne perçoivent pas, c’est qu’elles ne seront jamais reconnues comme étant réellement compétentes sur un sujet, car à vouloir courir après tous les sujets on finit par ne plus avoir de crédibilité sur aucun. Les présentateurs les plus crédibles ont un domaine d’expertise précis et ils s’y tiennent.

2. N’utilisez pas de jargon. Cela paraît paradoxal, car beaucoup de personnes se disent inconsciemment « si je n’utilise pas de jargon, on va penser que je ne suis pas un expert ». Or mon expérience tend plutôt à montrer que l’auditoire se méfie d’une personne qui s’exprime dans un langage tellement technique qu’il en devient incompréhensible.

3. Répondez franchement aux questions : si vous ne connaissez pas la réponse à une question, dites-le. Si vous répondez à côté le public pensera que vous voulez cacher quelque chose. Si vous essayez de vous en sortir en racontant un mensonge et que cela se voit, vous allez automatiquement perdre toute crédibilité. Si vous admettez que vous ne connaissez pas la réponse à une question précise, le public sera plus tolérant. Évidemment, si vous êtes expert en chimie et que vous ne connaissez pas la formule de l’eau, ce sera difficile de sortir vivant de la présentation.

4. Soutenez votre opinion par des faits, sinon le public percevra votre avis comme un jugement de valeur sans fondement. Remarquez que plus le capital crédibilité déjà acquis est élevé, moins il est nécessaire de fournir des faits. C’est pour cela que certaines personnes célèbres peuvent raconter n’importe quoi et malgré tout être écoutées.

5. Accumulez les points de crédibilité. La crédibilité, c’est comme les vies dans les jeux vidéo : il faut du temps et du talent pour en gagner de nouvelles, mais il suffit d’une seconde d’inattention pour les perdre. Ne soyez pas trop gourmand et constituez vous un capital crédibilité auprès d’un public bienveillant avant d’aller attaquer des audiences plus difficiles.

6. Soyez cohérent dans vos actions et votre message. Quoi de plus destructeur pour sa propre crédibilité que de venir en BMW M3 pour parler de développement durable ou de s’empiffrer de hamburgers alors qu’on prétend qu’il est possible de vivre uniquement d’air pur ?

7. Soyez indépendants. Par exemple si une société est attaquée sur des problèmes de qualité, l’avis d’un expert réellement indépendant aura bien plus de poids que l’avis de l’expert du département communication de la société.

8. Soyez transparents. L’importance de la transparence a été parfaitement illustrée par le récent mini-scandale sur la publication d’articles sponsorisés sur les blogs (sponsorisés = payés par un annonceur publicitaire). Plusieurs blogueurs célèbres ont publié des billets sponsorisés, mais sans en avertir leurs lecteurs. Au delà de l’aspect légal, ils ont durablement entaché leur capital crédibilité car leurs lecteurs se sont sentis trompés.

9. Accumulez les références. Les références positives sont un moyen extrêmement puissant d’augmenter son capital crédibilité. Avoir été le speechwriter d’Al Gore, ça donne quand même plus confiance que d’avoir écrit le discours pour la communion de son petit frère.

10. Vérifiez vos sources. Ne vous laissez pas piéger simplement parce que vous n’avez pas vérifié vos chiffres où l’exactitude des faits présentés.

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Réaliser une présentation partie 5 : l’exécution

Il y a maintenant un bon bout de temps, j’ai entamé une série sur les présentations qui reprenait 5 étapes. Cet article est la cinquième et dernière partie de cette série et donne quelques trucs à suivre pour réussir sa présentation le jour J.

J’en profite pour rappeler un article que toute personne qui effectue des présentations régulièrement devrait lire : la liste de conseils de Pamela Slim du blog Escape from Cubicle Nation (concept totalement intraduisible en français) pour organiser la logistique d’une présentation : trop de personnes arrivent encore à des événements en s’apercevant qu’elles ont oublié l’adaptateur vidéo ou que le câble électrique est trop court ! Sans compter les personnes qui lancent la présentation et se rendent compte qu’elles n’ont pas pris la bonne version.

Comment s’habiller ?

Cela dépend de l’événement et du lieu. La tenue est beaucoup plus formelle en Europe que dans la Silicon Valley. Une start-up n’aura pas le même code vestimentaire qu’une grande banque. Cependant la règle à respecter est : habillez-vous toujours de manière soignée en respectant les codes vestimentaires de l’événement. La raison est simple : être mal habillé est perçu comme un manque de respect envers le public. Guy Kawasaki conseille même de toujours s’habiller un peu mieux que les autres personnes.

Dans le doute, en Europe il vaut mieux s’habiller de manière formelle.

Juste avant et pendant la présentation

Évitez les boissons comme le café, le thé ou les jus du fruits, qui excitent et peuvent altérer le timbre de la voix. Préférez simplement de l’eau à température ambiante, l’eau froide ferme la voix. Évitez également les boissons gazeuses, qui peuvent provoquer des effets spectaculaires dans le micro mais rarement désirables.

Travailler les techniques de base : le regard, la posture, la respiration

Le regard est votre point d’appui le plus précieux. C’est grâce à lui que vous allez établir une connexion entre le public et vous. Illuminez le public avec votre regard, ne le perdez jamais des yeux. Si à un moment vous avez une hésitation ou si vous cherchez vos mots, gardez le contact visuel avec le public ; cela vous aidera à trouver quoi dire et surtout cela éliminera naturellement une grande partie de ce qu’on appelle les actions de dérivation verbales : les hum, euh et autres mots parasites viennent lorsqu’on perd le contact avec le public pour se tourner vers ses propres pensées.

Pour les timides qui n’osent pas regarder dans les yeux (et à condition d’être suffisamment loin des personnes) : le mieux est de regarder le front des personnes ; ce ne sera pas aussi efficace mais c’est mieux que de regarder ses pieds.

La respiration est essentielle pour ne pas manquer de souffle et donner de l’ampleur à votre voix. Comme pour les sportifs, les arts martiaux et les techniques de relaxation, la bonne respiration vient du bas du ventre. L’avantage d’utiliser la respiration du bas du ventre est de donner plus d’énergie, de décontracter le corps et d’avoir plus de souffle. Travailler la respiration peut se faire n’importe où : dans le métro, en marchant, pendant que votre boss vous raconte un truc particulièrement rasant.

La posture la plus adaptée est de se tenir debout, droit, comme si un fil vous tirait par le sommet du crâne, mais sans exagérer (vous ne devez jamais être rigide). Les deux pieds bien plantés dans le sol.
Placez les pieds bien à plat sur le sol, écartés d’environ la largeur des épaules.

La plupart du temps les mains doivent rester visibles, donc pas dans le dos ou dans les poches.

Le plus simple est de regarder un maître du genre en action, Barack Obama.

Maîtriser ses gestes et sa voix

La voix, cet élément si distinctif des grands orateurs. Pour parler comme un homme politique en restant naturel, il faut énormément de pratique. Il est d’ailleurs intéressant de remarquer que « parler comme un homme politique » est devenu très péjoratif dans le langage commun. Il vaut mieux garder votre voix naturelle et en corriger les principaux défauts d’élocution, par exemple : débit trop lent ou trop rapide, trop peu de rythme ou d’intonation, mots parasites. Une formation avec un professeur d’élocution, de chant ou de théâtre peut être d’une grande aide.

En général, évitez de parler et de vous déplacer en même temps, surtout si vous n’avez pas l’habitude de parler en public. Préférez la technique suivante : parlez, puis déplacez-vous entre deux morceaux de votre discours.

Éviter les actions de dérivation

Les actions de dérivation orales sont les euh, hum, que l’on prononce pendant un discours. Ceux-ci viennent naturellement lorsqu’on se met à penser et que l’on perd temporairement le contact avec le public ; ils sont l’expression de vos réflexions internes, il ne faut donc pas les communiquer.

Les actes de dérivation physique sont par exemple tortiller un stylo, se gratter, etc. Certains coachs conseillent de tenir un micro à main pour détourner les actions de dérivation physiques sur lui. C’est cependant un pis aller, car (1) il vaut mieux utiliser un micro cravate et (2) le public va remarquer inconsciemment que l’orateur se « cache » derrière son micro.

Ayez le sens du « rythme »

En musique, les silences sont partie intégrante de la musique. Les albums alternent morceaux rapides et morceaux plus calmes pour créer de la variété et augmenter l’intérêt pour l’audience.

Certains ne respectent aucune règle

En effet, regardez la vidéo suivante de Philippe Starck qui présente à TED. Il fait l’opposé de pratiquement tous les conseils mentionnés ici : il a un discours peu structuré, il parle en marchant et il ne regarde pas l’auditoire. Pourtant son speech a été en général apprécié. Mais dites-vous bien que si vous n’avez pas sa renommée, le public sera beaucoup moins tendre avec vous.

Pour aller plus loin

Les quelques conseils de cette page ne suffisent pas à décrire l’étendue des techniques à maîtriser pour être un bon orateur. J’approfondirai donc les thèmes abordés ici dans des articles ultérieurs. En attendant, voici quelques livres de référence :

  • Le secret des orateurs de Stéphane André, un coach en art oratoire assez connu.
  • Speaking globally, de Elizabeth Urech, donne des trucs et astuces sur la culture des différents pays : comment s’habiller aux États-Unis, en Europe ou au Japon. Est-il bien de se déplacer sur scène ou vaut-il mieux rester derrière le podium en Allemagne ?
  • Le guide de la communication, de Jean-Claude Martin, est l’ouvrage le plus complet que je connaisse en français sur l’art de la communication orale.

Si une des techniques évoquées ici vous intéresse particulièrement, vous pouvez le mentionner en laissant un commentaire.

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Powerlines, des slogans si puissants qu’ils traversent les siècles [Ideas on Stage]

J’adore les librairies. Chaque fois que je vais à Londres, je ne peux pas m’empêcher de passer une ou deux heures dans la grande librairie Waterstone’s qui est près de Picaddilly Circus. Oui, bien sûr, je pourrais simplement aller sur amazon.com, mais pour moi rien ne remplace le côté « chasse au trésor » que de fouiller dans les rayons à la recherche d’une perle rare.

Durant ma dernière visite, j’ai déniché un livre appelé « Powerlines », écrit par Steve Cone, un gourou du marketing, et qui est un complément décent à ma bibliothèque de livres sur les présentations. Steve Cone explique les recettes qui font un bon slogan, ce qu’il appelle une « powerline », que ce soit pour une campagne publicitaire, une campagne politique ou pour un film. Ce livre est en anglais, mais il abonde d’exemples et est très facile à lire. Par contre, je ne peux que regretter que certains exemples choisis tournent autour de l’industrie du tabac et de l’armement sans aucun discernement moral, et que les explications de certaines phrases soient incorrectes.

Quels sont les slogans qui vous ont marqués ?

Ce livre m’a incité à me poser la question : quels sont les slogans qui vous ont le plus marqués ? Pour ma part, en voici quelques-uns choisis parmi mes préférés, du plus sérieux au plus trivial (pour les anglophobes : désolé il va y avoir beaucoup de citations d’origine anglaise et américaine).

« This was their finest hour » (ce fut leur heure de gloire) et « Never was so much owed by so many to so few » (jamais autant n’a été dû par tant [de personnes] à si peu [de personnes]). Churchill est parmi mes orateurs préférés. Réellement un homme pour qui la tragédie qui secouait l’Europe à l’époque a permis de montrer sa valeur.

« Ask not what your country can do for you but what you can do for your country. » Littéralement « Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays. » Cette phrase prononcée par Kennedy montre la voie vers un pays dont les habitants agissent pour améliorer les choses au lieu d’attendre une hypothétique solution de l’État.

« Oublie que tu n’as aucune chance, vas-y, fonce » Ou comment capturer en une seule phrase tout le physique et le mental de deux personnages. Qui ne peut s’empêcher de sourire en entendant Michel Blanc exhorter Gérard Jugnot à se prendre un râteau de plus ? Et de conclure « On ne sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher ! »

« Make him an offer he can’t refuse » ce qui peut se traduire par « Donnez-lui le choix : soit il accepte, soit il meurt. » Cette phrase tirée du Parrain montre à quel point des phrases volontairement modestes et anodines peuvent avoir bien plus de force que des phrases prétentieuses qui veulent se donner de l’importance.

« Veni, vidi, vici. » Si l’anglais est généralement plus concis que le français pour exprimer une idée, Jules César met tout le monde d’accord avec trois mots en latin.

Dans un prochain article, je reviendrai sur les ingrédients qui transforment des slogans en « powerlines » qui traversent le temps.

Quelques adresses de sites de citations

The phrase finder, qui explique l’origine et la signification de phrases célèbres (en anglais).

Phrases historiques, sur wikipedia (en français).

10000 citations célèbres, sur évène (en français).

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Analyse des techniques d’art oratoire du débat Barack Obama – John McCain

Le débat entre John McCain et Barack Obama a donc bien eu lieu. J’avais prévu de le regarder, mais finalement je me suis endormi ! Heureusement, youtube est mon ami et je l’ai regardé en différé.

Encore une fois, je ne me prononcerai pas sur le fond du débat, mais uniquement sur la forme.

Le regard

Ah la question du regard, elle déclenche les passions, preuve de la charge émotionnelle très intense que porte le regard. Bizarrement, et pour la première fois dans un débat télévisé, John McCain n’a pas du tout regardé Barack Obama pendant tout le débat. Les interprétations de cette attitude sont diverses selon les deux camps évidemment, mais au final le consensus est que ce comportement donne l’impression que McCain n’est pas à l’aise et n’ose pas faire face à Barack Obama.

La voix

Obama a une voix pour être orateur. Sa voix est calme, posée, grave (il est plus agréable d’écouter une voix grave qu’une voix aiguë) et projette une image de confiance et de force. La voix de John McCain était moins assurée au début, probablement à cause du stress. Ce manque d’assurance a vite disparu et McCain a été beaucoup plus convaincant lors de la fin du débat.

Le rythme

De ce côté, il c’est Obama qui a eu le défaut de faire trop de pauses durant ses interventions. Ne pas parler trop vite est important pour ne pas paraître nerveux et laisser à son auditoire le temps de tout assimiler, mais trop de pauses casse la dynamique du discours. Obama a également quelques “euh” parasites pour combler le silence lorsqu’il réfléchit. Le truc pour éviter les “euh” est assez facile à maîtriser mais peu connu : il faut continuer à garder le contact visuel. Regardez bien Obama, chaque fois qu’il dit euh, il regarde vers le bas, il se déconnecte de son audience.

La position du corps et les gestes

Les deux candidats sont des orateur confirmés, aucun n’a donc une mauvaise position ou des gestes déplacé. Cependant si on regarde bien les détails, on peut remarquer que John McCain est plus souvent les bras collé au podium, alors que Barack Obama a des gestes plus expressifs et semble un peu moins crispé.

La rhétorique

Vous avez raison, MAIS : cette figure a été utilisée 9 fois par Obama durant son discours. Il commence par reconnaître qu’il partage certains éléments du discours de John McCain, et enchaîne directement par un “MAIS…”, où il explique quelles sont ses différences de point de vue. Cette façon de procéder dans une réplique fait apparaître Obama comme étant plus constructif et sincère. Cependant il ne faut pas en abuser sous peine de donner l’impression d’être trop peu combatif ou de ne pas être capable de trancher.

Utilisation d’images qui marquent l’esprit : ce n’était pas le point fort de ce débat. Les candidats auraient tous les deux pu utiliser des images beaucoup plus frappantes. Voici néanmoins deux perles relevées par Bert Decker :

Je regarde Putin dans les yeux et j’y lis trois lettres : KGB. — John McCain

Vous voulez utiliser une hache alors que vous avez besoin d’un scalpel. — Barack Obama

Spin : le spin est une façon de déformer les faits pour qu’ils correspondent à votre vision. Par exemple, présenter des chiffres de manière partielle et hors contexte est un spin. Il n’y a pas eu de spin spectaculaire durant ce débat. Un des meilleurs exemples de spin a été donné par Ronald Reagan. Il savait que son âge était un désavantage pour lui. Il savait qu’il ne convaincrait personne en disant qu’il n’était pas trop vieux. Alors il a eu ce spin génial : “Je ne ferai pas de mon âge un point de ma campagne. Je n’exploiterai pas l’inexpérience de mes concurrents pour des raisons politiques.” En une phrase, il a transformé une faiblesse en force. Ceci dit, je déteste cette tactique car elle ne fait que dégrader la qualité d’un débat.

Mode pitbull : John McCain était beaucoup plus agressif. Il a fait beaucoup plus d’attaques directes sur Barack Obama. Ce dernier n’attaque directement que très rarement. Obama préfère en général parler de désaccord entre John McCain et lui. Mon avis ? Montrer trop d’agressivité directe n’est pas une bonne tactique.

Toucher son auditoire : chaque candidat a bien fait attention de mettre les individus au centre de leurs discours. Ils ne s’adressent pas à l’Amérique au général, mais à la classe moyenne, aux pompiers, aux travailleurs. Ils doivent choisir entre être trop générique et ne toucher personne et être trop précis et ne toucher qu’une toute petite partie de leur public. C’est un des points clés pour ne pas paraître froid et distant.

Conclusions

Le consensus au lendemain semble être que le débat a légèrement fait progresser Barack Obama. Le débat, cependant, a beaucoup parlé de politique étrangère, et ce n’est visiblement pas la préoccupation principale des américains à l’heure actuelle.

Plus que les autres débats entre les deux candidats à la présidence, je suis beaucoup plus intéressé par le débat entre Sarah Palin et Joe Biden, les deux possibles futurs vice présidents.

Qu’en disent les autres ?

J’ai fait un rapide tour des experts en communication sur le Web. Les avis convergent sur un point : ce débat était peu animé, et n’a probablement pas énormément influencé les voteurs.

Bert Decker, un spécialiste en communication qui a l’habitude de donner une analyse assez objective des candidats des deux partis, pense que le débat était plutôt favorable à McCain car il s’en est finalement mieux sorti que ce que prédisaient la majorité des observateurs.

Les autres avis qui ont été publiés sont plus sujet à caution, car ils sont tous publiés par des analystes avec un parti pris évident pour les Républicains ou pour les Démocrates.

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