Pierre Morsa – Améliorer le monde, une idée à la fois

Utiliser une télécommande pour piloter ses présentations Powerpoint et Keynote [Ideas on Stage]

Si vous réalisez une présentation dans une petite salle devant trois ou quatre personnes, vous utilisez probablement le clavier de l’ordinateur pour faire défiler les slides. Mais si vous présentez devant un auditoire plus important ou sur une scène, vous n’avez pas nécessairement l’ordinateur près de vous. Hors de question de faire des allers-retours constants entre l’ordinateur et la scène. Vous êtes alors obligé d’utiliser une télécommande adaptée.

Personnellement la solution idéale pour moi combine les avantages suivants :

  • Simplicité : au diable les gadgets compliqués, pendant une présentation je veux pouvoir me concentrer sur le public.
  • Fiabilité : la dernière chose dont j’ai envie c’est d’avoir une télécommande qui tombe en panne en plein milieu d’une présentation. D’ailleurs Steve Jobs a toujours une télécommande de secours prête au cas où la sienne tombe en panne.
  • Liberté : je veux pouvoir me déplacer sur la scène sans entrave, ce que ne me permet clairement pas l’utilisation du clavier de l’ordinateur.

La télécommande Apple Remote

Cette petite télécommande sympathique était, jusqu’il y a peu, livrée avec tous les iMacs et MacBooks. De petite taille, elle peut être tenue en main discrètement.

Le problème de cette télécommande c’est qu’elle fonctionne avec une technologie infrarouge, Par conséquent cela impose que l’ordinateur soit toujours face au présentateur et de toujours penser à pointer la télécommande vers l’ordinateur pour être sûr que le signal sera pris en compte.

Ses deux grandes qualités sont sa petite taille et sa gratuité. Hélas ce n’est plus le cas aujourd’hui, il faut l’acheter à part.

La télécommande Logitech Presenter

Solution recommandée

C’est la télécommande que j’utilise actuellement. Elle est relativement simple, et elle offre un écran qui affiche un décompte du temps restant. Cette fonctionnalité est un peu gadget et pas très pratique à régler. Je ne l’utilise pas, mais elle peut se révéler très utile pour les personnes qui ont du mal à respecter le timing (la télécommande vibre lorsque le temps est pratiquement totalement écoulé).

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Elle intègre également un pointeur laser. Le récepteur se range dans la télécommande, ce qui évite de le perdre. Ce que je n’aime pas, c’est la construction un peu plastoc et le fait qu’elle ne s’éteigne pas automatiquement ; pensez à prendre des batteries de secours.

La télécommande pour iPhone

Plusieurs éditeurs proposent des applications pour utiliser votre iPhone comme télécommande. Ainsi pour moins d’un Euro Apple propose Keynote remote, une solution qui affiche le slide en cours de projection sur l’écran du téléphone ainsi que les notes. Faites passer le téléphone en mode paysage, et c’est le slide en cours et le slide suivant qui s’affichent.

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Cependant, je trouve cette solution peu pratique. La configuration de la télécommande peut prendre du temps puisque vous devez établir une liaison Wi-Fi entre votre téléphone et l’ordinateur. Plus gênant, cette liaison n’est pas toujours fiable à 100%. Et puis avez-vous vraiment envie de recevoir un appel pendant votre présentation ?

La télécommande humaine

Encore utilisée par une catégorie précise de personnes que je ne nommerai pas, cette télécommande humaine consiste à trouver un pigeon, enfin je veux dire un assistant à qui le présentateur crie « slide suivant » lorsqu’il a besoin de passer au slide suivant.

Souvent l’utilisation d’une télécommande humaine en révèle beaucoup plus sur la personnalité du présentateur que ses paroles, et pas en bien. À l’heure actuelle ce n’est plus une solution acceptable. Elle révèle clairement un manque de maîtrise, de préparation et de respect de la part du présentateur.

J’épargne à mes lecteurs les photos atroces des victimes de la télécommande humaine.

Kensington Remote

Solution recommandée

C’est pour moi presque la télécommande idéale : seulement quatre boutons et fiable. Certains préféreront disposer des fonctionnalités supplémentaires de la télécommande Logitech, mais pour moi sa simplicité est un plus. Son seul défaut est de ne pas offrir un logement pour ranger le petit récepteur, qui du coup peut facilement être perdu.

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La Stevemote

Enfin, si vous avez plus de 600 Dollars disponibles là comme ça hop, vous pouvez me les envoyer. Mais si ça ne vous dit pas, vous pouvez vous offrir la même télécommande que celle utilisée par Steve Jobs durant ses Keynotes, la PerfectCue Mini.

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Le prix peut sembler exhorbitant pour un particulier, mais lorsqu’on connait les prix du matériel professionnel d’éclairage et de sonorisation ce n’est finalement pas si cher (qui veut un petit micro Neumann U87 à 2300 euros ?). Les raisons de ce prix ? La possibilité d’installer des solutions de secours si la télécommande principale tombe en panne et une bonne résistance aux interférences radio (les salles sont souvent bourrées d’équipement utilisant les fréquences radio : micros, commandes à distance, etc.)

Elle peut être connectée au port USB de deux ordinateurs ou… à un opérateur manuel qui fait avancer les slides manuellement lorsque le signal lumineux s’affiche sur le boîtier de contrôle.

Conclusions

Parmi toutes les solutions, la seule solution que je recommande à 100% est de prendre une télécommande dédiée, la Logitech et la Kensington étant celles que je préfère. L’Apple remote fonctionne plutôt bien, mais l’obligation de la pointer vers l’ordinateur pour que le signal soit pris en compte la rend peu pratique dans certaines situations. L’iPhone n’est pas suffisamment fiable pour être utilisé pour des présentations importantes, et le prix de la PerfectCue Mini ne se justifie pas pour la majorité des personnes.

Il existe beaucoup d’autres modèles de télécommandes. Lequel utilisez-vous ?

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Ces petites choses qui font les bonnes présentations [Ideas on Stage]

Récemment j’ai eu l’occasion d’assister à une présentation pendant laquelle l’auditoire était invité à donner son avis sur différents sujets selon un principe similaire au vote du public à « qui veut gagner des millions ». Le sujet était intéressant et le mode d’animation original, mais à la fin j’avais comme une sensation d’inachevé, comme lorsqu’on goûte un plat et qu’on est pas capable de déterminer l’ingrédient manquant pour qu’il soit complètement réussi.

C’est le lendemain que j’ai compris pourquoi j’avais ce sentiment : les questions étaient formulées de telle façon qu’il n’y avait souvent qu’une seule réponse possible pour le public. Comme si je vous demandais de répondre d’accord ou pas d’accord à l’affirmation « Il vaut mieux être riche et bien portant que pauvre et mal foutu », et qu’après je vous disais « vous voyez, je vous l’avais bien dit ! » À vouloir convaincre sans péril, on convainc sans gloire.

Voici cinq ingrédients qui à mon avis auraient pu améliorer la recette et augmenter l’intérêt de la présentation.

  1. Ajouter de l’inattendu. À quel moment le suspense est-il le plus fort à qui veut gagner des millions ? Lors de la première question bateau « de quelle couleur est l’ours blanc ? » ou lorsqu’on commence à hésiter sur la bonne réponse ? Lorsqu’on sait que le candidat va bien répondre ou lorsqu’il utilise un joker ? La présentation aurait été beaucoup plus intéressante si certaines questions avaient amené de l’incertitude et des réponses inattendues.
  2. Ajouter de l’enjeu. A qui veut gagner des millions, la tension augmente non seulement parce que le degré d’incertitude augmente, mais également parce que le montant en jeu augmente… Augmenter l’enjeu en donnant de l’importance à la bonne réponse augmente l’intérêt et l’attention.
  3. Aller crescendo. Rien ne sert de commencer par le point le plus intéressant puis de meubler le reste de la présentation avec des points bateaux. Il vaut mieux garder le plus intéressant pour la fin, pour terminer sur un point haut.
  4. Ajouter de l’opinion, du point de vue. Si vous avez déjà vu Steve Jobs présenter un nouveau produit, vous aurez sûrement remarqué à quel point il arrive à faire passer le design d’un bouton comme étant le résultat d’une intervention divine (j’exagère à peine). Pourquoi ? Parce qu’il ne présente pas simplement un bouton ; il donne son point de vue sur le futur de l’informatique. Parce qu’il est passionné et a des dizaines de bonnes raisons pour avoir conçu le bouton rond plutôt que carré. Un point de vue tranché et une prise de position claire sont ce que le public attend d’un bon présentateur.
  5. Ajouter du concret : trois personnes étaient sur la scène pour apporter leurs témoignages. Elles ont souvent pu confirmer que les concepts présentés étaient un plus dans leur entreprise. Mais n’aurait-il pas été beaucoup plus intéressant et mémorable de donner des exemples concrets de résultats ? Par exemple, plutôt que de dire simplement « oui nous appliquons ce concept », pourquoi ne pas dire « en appliquant ce concept depuis 2 ans, nous avons en moyenne réduit nos coûts de 10%. »

Cinq ingrédients simples. Aucun n’est indispensable, mais chacun fait la différence entre une bonne présentation et une excellente présentation.

Si vous avez lu « ces idées qui collent, vous remarquerez que plusieurs idées de ce livre s’appliquent ici, en particulier les ingrédients « inattendu » et « concret ». Si vous n’avez pas lu ce livre, je ne peux que vous dire qu’il a fortement contribué à améliorer ma façon de formuler et de présenter les messages clés dans mes présentations.

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Essayer de faire boire un âne qui n’a pas soif [Ideas on Stage]

Il arrive de devoir réaliser des présentations pour convaincre un large auditoire sceptique. C’est ce que font les hommes et femmes politiques en permanence, que leur public soit face à la tribune ou derrière l’écran de télévision.

Lorsqu’on présente devant un large public qui ne nous est pas acquis, la tentation est grande de vouloir convaincre tout le monde. Le problème avec cette stratégie est simple : c’est impossible. Parmi ce public, il y aura toujours une proportion de personnes opposées à vos idées et dont l’objectif ne sera pas de vous écouter, mais bien de trouver les moyens de vous faire échouer en attaquant et en décrédibilisant votre message. De manière générale, plus le sujet que vous aborderez sera affaire de sentiments, de croyances et de valeurs, plus la virulence de vos opposants sera grande. Cette partie du public est comme un âne qui n’a pas soif. Vous pouvez essayer de faire ce que vous voulez, jamais il ne changera d’avis.

En essayant de faire boire l’âne qui n’a pas soif, vous allez vous épuiser. De plus, comme vous n’allez en fin de compte convaincre personne, vous allez vous montrer inefficace, ce qui n’est pas vraiment l’image que vous voulez passer. De plus, en vous adressant en priorité à ces personnes, vous faites leur jeu, vous allez épuiser tout votre temps sur des arguments futiles. Le pire, c’est que se faisant vous aller donner du poids à vos opposants et vous aller multiplier les occasions pour eux de s’exprimer.

Que devez-vous faire à la place ?

Premièrement, concentrez-vous sur la part des indécis, les personnes qui ne sont actuellement pas favorables à vos idées mais qui restent suffisamment ouvertes d’esprit pour se rallier à votre cause si vous vous en montrez digne. Parmi ces indécis, les plus précieux sont les leaders d’opinion, ces personnes qui sont elles-mêmes capables de faire changer d’avis d’autres indécis pour qu’ils se joignent à vous.

Deuxièmement, respectez-les. Une erreur classique est de passer son temps à démontrer à ses opposants qu’ils ont tort. Attaquer un large groupe renforce automatiquement sa cohésion. Au lieu de cela, cherchez plutôt à aborder le problème sous un angle nouveau et inattendu et faites des propositions qui vous rapprochent de votre public. Comme par exemple ce leader syndicaliste qui réalisait une présentation devant des étudiants d’une grande école de management. Il savait qu’il allait affronter un auditoire hostile. Alors plutôt que d’attaquer avec sa rhétorique classique qu’il savait inefficace dans cette situation, il s’est présenté comme un chef d’entreprise, son entreprise étant son syndicat. En prenant le point de vue de son auditoire au lieu de le combattre, il a immédiatement diminué le niveau d’hostilité de ses opposants.

Il est tout à fait normal d’avoir des opposants. Vous devez vous inquiéter dans deux cas : si tout le monde est contre votre idée, c’est peut-être qu’elle est vraiment mauvaise, ou en tout cas qu’il faut la présenter autrement. À l’opposé, si personne n’est contre votre idée, c’est qu’elle n’est pas suffisamment forte pour soulever des passions.

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La typograhie partie 1 [Ideas on Stage]

Je poursuis cette semaine la série sur le branding des présentations, en m’attaquant à un élément clé du design : la typographie. C’est un sujet extrêmement vaste, qui fera l’objet de plusieurs articles. Aujourd’hui je me limite aux grandes règles de base : quel type de police utiliser, quelle taille de caractères et quel corps ?

Quel type de police utiliser pour ma présentation ?

Commençons par éliminer les polices qu’il ne faut pas utiliser dans une présentation:

  • Évitez Comic sans, Papyrus et autres polices du même style, pour deux raisons : ces polices n’ont pas l’air professionnelles, et surtout vous passerez pour un amateur aux yeux des personnes s’y connaissant un peu en typographie.
  • Évitez les polices imitant l’écriture manuscrite : même si certaines de ces polices sont de grande qualité, elles sont en général difficiles à lire.
  • Évitez les polices «spéciales», comme les caractères gothiques, car ils ont une lisibilité faible.
  • Évitez les polices à empattement, car elles sont moins lisibles de loin que les polices sans empattement. Les empattements sont ces petits traits au bout des caractères, présents par exemple sur la police Times.

Finalement, cela ne nous laisse pas beaucoup de choix. Les polices les plus adaptées à la réalisation d’une présentation sont les polices sans empattement avec un dessin aisément identifiable. Les plus utilisées sont les célèbres Arial et Helvetica. Pourquoi ? Parce que c’était parmi les premières polices livrées en standard avec les Macs et les PCs. Si vous voulez vous distinguer sans faire beaucoup d’efforts, utiliser une police différente est un bon système. En voici quelques unes pami mes préférées :

  • Gill Sans. Une des plus belles polices classiques.
  • gillsans24normal.png

  • Stone Sans (c’est la police utilisée dans le titre du blog)
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  • Helvetica Neue, une version plus moderne et plus aérienne de l’helvetica classique. C’est la police utilisée par Orange.
  • helveticaneueultrafin.png

Le choix est infini : Rotis Sans utilisé par Accenture, Myriad Sans utilisé par Apple, etc. Si vous utilisez une police non standard, n’oubliez pas que votre présentation ne s’affichera correctement que sur votre ordinateur. Pour contourner ce problème, Powerpoint offre la possibilité d’inclure les polices utilisées dans la présentation, pour qu’elle puisse s’afficher correctement sur n’importe quelle machine. Malheureusement Apple Keynote n’offre pas cette fonctionnalité (il existe un moyen pas très pratique mais efficace pour contourner cette limitation, je ferai peut-être un tutoriel lorsque j’aurai plus de temps).

Comme toujours en art et en design, les meilleurs savent quand il faut respecter les règles et quand il faut les transgresser. Par exemple la police Papyrus est utilisée pour le générique de la série française Kaamelott avec à mon avis beaucoup de succès. De même, une société voulant privilégier une image de tradition pourra préférer utiliser une police à empattement (par exemple pour un cabinet d’avocats).

La taille de la police

Guy Kawasaki donne comme règle « à la louche » de prendre l’âge de la personne la plus âgée de la pièce, de le diviser par deux et de ne pas utiliser de corps de police plus petit que ce chiffre. Cette règle est évidemment à adapter en fonction des circonstances, mais il est utile de se rappeler que certaines personnes n’aiment pas dire qu’elles ne voient pas bien ce qui est affiché.

Dans tous les cas, ne vous contentez pas de faire des slides qui rendent bien sur votre écran, car ce n’est probablement pas sur ce dernier qu’ils seront affichés lors de la présentation. Choisissez la taille des caractères en fonction du médium de diffusion final, en général un vidéoprojecteur. Imaginez-vous au dernier rang en train de regarder l’écran. Dans le doute, préférez faire trop grand plutôt que trop petit.

Enfin, ne mélangez pas trop de tailles de police différentes. Choisissez une taille unique pour tous les titres, et une taille unique pour le texte des slides. Cela renforcera l’impression de cohésion et de clarté du message, et aidera l’œil des spectateurs à décoder la structure du message.

Le corps de la police

Tout le monde connaît les fonctions gras et italique, qui permettent de changer l’apparence des polices. Moins de personnes savent que les professionnels utilisent en réalité beaucoup plus de déclinaisons d’une même police, et qu’il existe de vrais et de faux italiques.

Par exemple voici les déclinaisons de Helvetica Neue.

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Dans un vrai italique, le caractère a été redessiné pour offrir une version inclinée du caractère de base. Dans un faux italique, le caractère standard est simplement déformé pour être incliné. Dans une présentation, le plus simple est de ne pas utiliser d’italique ou de condensé, car ces types de caractères sont plus difficiles à lire.

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Le branding de vos présentations : la couleur partie 2 [Ideas on Stage]

Le dernier article était dédié aux grands principes de l’usage de la couleur dans une présentation. Cette semaine nous allons continuer de creuser le sujet en abordant un point clé : comment créer une bonne palette de couleurs ? Mais avant ça, il est nécessaire d’aborder un peu de théorie.

La roue des couleurs

La roue des couleurs n’est pas quelque chose de nouveau. De fait, elle a été inventée par Sir Isaac Newton, et n’importe quel étudiant en art la connaît. Cependant sa compréhension est essentielle pour maîtriser l’harmonie des couleurs.

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En théorie classique des couleurs, il y a trois couleurs primaires : le rouge, le bleu et le jaune (en réalité ce sont le magenta, cyan et jaune). En combinant ces trois couleurs de base, on obtient toutes les couleurs possibles. Il y a également deux autres paramètres à prendre en compte pour obtenir une palette de couleurs complète : la saturation et la luminosité.

La saturation, c’est la «quantité» de couleur. Une couleur très saturée paraîtra très riche, alors qu’une couleur peu saturée paraîtra terne ou grisâtre. La luminosité est la «clarté» de la couleur, et détermine son éclat.

Apple utilise une variante de la roue des couleurs :

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Notez les différences : cette roue se base sur un modèle des couleurs rouge bleu vert et non rouge bleu jaune. Les deux autres paramères sont la quantité de noir ajouté à la teinte de base (curseur de droite) et l’opacité de la teinte.

Microsoft y a apporté ses améliorations habituelles et a rendu la roue… hexagonale. C’est sûr, ça va beaucoup mieux rouler maintenant.

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Le modèle de couleur utilisé par Microsoft est le même que Apple : rouge bleu vert.

Mais là où la roue devient intéressante, c’est qu’elle permet de créer des palettes de couleurs harmonieuses pour nos présentations.

Le secret des couleurs

En effet, une bonne palette de couleurs ne se crée pas simplement en prenant une couleur à gauche et une autre à droite. Bien sûr, c’est possible de procéder de cette manière, mais c’est bien plus simple lorsqu’on connaît les règles.

Analogue

Une palette de couleurs analogue provient d’un seul segment de la roue.

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Une telle palette va forcément être harmonieuse à l’oeil. Cependant son défaut pour une présentation est double : elle va manquer de contraste, ce qui peut rendre la présentation difficile à lire sur un vidéoprojecteur de basse qualité ou si l’éclairage de la pièce est trop fort, et elle manque d’une couleur tranchante pour mettre certains éléments en valeur.

Adjacente

Cette palette fait appel à trois couleurs situées sur des segments de la roue adjacents.

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Comme pour une palette de couleurs analogues, elle est en général harmonieuse mais peut manquer de contraste pour une présentation.

Complémentaire

Une palette complémentaire fait appel à deux teintes de base opposées sur la roue des couleurs.

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Le résultat est très contrasté et offre une bonne visibilité pour réaliser une présentation. Cependant il faut veiller à ne pas utiliser deux couleurs trop saturées sous peine d’obtenir quelque chose de très agressif.

Triplet

Ce type de palette est composée de trois couleurs équidistantes sur la roue. Encore une fois, il faut jouer sur la saturation et la luminosité pour obtenir un résultat équilibré et plaisant à l’œil.

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Complémentaire séparé

Une palette complémentaire séparée on prend une couleur et deux couleurs adjacentes à la couleur opposée.

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Le cas du noir et du blanc

Le noir et le blanc, et dans un moindre mesure les gris neutres, ont la particularité de pouvoir s’accorder avec la plupart des palettes de couleur. Vous pouvez donc sans risque les ajouter à un triplet, mais n’oubliez pas que dans ce cas ils deviennent partie intégrante de votre palette.

En conclusion : les goûts et les couleurs…

Pour terminer, un peu de sagesse tibétaine (je sens que ces deux derniers mots vont faire venir sur mon blog des visiteurs qui recherchent totalement autre chose). Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. Une palette géniale pour une personne paraîtra bien terne pour une autre. L’important est que la palette choisie respecte les codes de votre secteur d’activité. Enfin, gardez à l’esprit que selon les cultures, certaines couleurs peuvent être porteuses de significations plus ou moins fortes. Veillez à ne pas choquer votre auditoire.

La série sur les couleurs n’est pas terminée, et il y a encore énormément de choses à voir sur le sujet. La semaine prochaine nous ferons une pause sur le sujet pour nous attaquer à un autre élément clé du branding des présentations : la typographie.

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