Pierre Morsa – Améliorer le monde, une idée à la fois

Le duel du mois : 235 jours de travail contre travail intelligent

samurai.jpg

Les cadres français suent cet été, et pas à cause du soleil. Non, ce qui les fait transpirer, c’est la perspective de voir 17 jours de vacances transformés en 17 jours de travail par la magie de la loi sur la réforme du temps de travail.

Lancer un nouveau débat entre les 218 ou les 235 jours ou les 200 jours ou les 365 jours, c’est sans fin. Pourquoi pas plutôt organiser un duel ? Pour affronter les 235 jours, il fallait un challenger. C’est le “travail intelligent” qui s’est porté volontaire. Le travail intelligent, c’est l’acte de remplacer nos mauvaises habitudes de travail par de bonnes habitudes qui nous permettent d’être réellement productifs au boulot.

En 6 rounds ces deux combattants vont devoir se départager autour d’une question : lequel des deux permet de gagner le plus de temps de travail ?

Read more

No comments

Note au Présentateur : c’est le public qui compte

iStock_000005896614XSmall.jpg

Il n’y a pas longtemps j’ai assisté à une présentation réalisée par un dirigeant d’entreprise. Pendant tout le speech, ce fût “la fête à JeJe” : “Je suis très content d’avoir pu faire ceci, je suis très content d’avoir été nommé à la tête de l’entreprise, je suis très satisfait d’avoir tout réorganisé, je suis très fier d’avoir dépassé les objectifs commerciaux, etc.” Difficile d’imaginer un discours plus centré sur l’Ego du Dirigeant et aussi peu dirigé vers le public.

Visiblement, l’auditoire ne se sentait absolument pas concerné par le speech. A la fin, il demanda qui souhaitait poser une question, mais sans surprise personne ne leva la main. Car comment voulez-vous poser une question sur un sujet dont vous avez été exclu ?

Cela m’a remis en mémoire quatre principes qui font un bon présentateur :

  • Garder un contact visuel permanent avec le public. Frank Sinatra était connu pour donner l’impression à chaque femme qu’il chantait pour elle personnellement. Ne pas regarder le public, c’est l’exclure et lui lancer à la figure le message “vous ne comptez pas, je suis ici pour moi, pas pour vous”.
  • Partager, ne pas étaler. Il existe une différence subtile mais cruciale entre partager son savoir pour enrichir le public, et l’étaler pour impressionner le public. Dans le premier cas, les auditeurs auront l’impression d’avoir assisté à quelque chose d’utile et de repartir plus intelligents. Dans le deuxième cas, ils repartiront en ayant l’impression très négative d’avoir assisté à une séance d’auto-encensement.
  • Parler des sujets qui intéressent le public. Le présentateur est peut-être très fier de sa dernière promotion, de sa nomination au Board ou de sa nouvelle voiture, mais le reste du monde s’en fiche. Il est là pour communiquer des éléments qui intéressent les personnes venues l’écouter. S’il a des nouvelles positives le concernant personnellement, la bonne méthode consiste à faire annoncer la nouvelle par un autre présentateur. L’annoncer soi-même est un manque total de respect des bonnes manières.
  • Répondre vraiment aux questions. Vraiment. Il est hallucinant de voir le nombre de présentateurs qui à la fin de leur présentation invitent ouvertement à poser des questions, pour ne donner que des réponses évasives ou à côté de la plaque. Lorsqu’un présentateur fait cela, l’auditoire réagit invariablement en cessant immédiatement de poser des questions. La règle qui prévaut en politique “si on vous pose une question à laquelle vous ne voulez pas répondre, donnez la réponse à une question que vous auriez voulu qu’on vous pose” est à bannir de l’entreprise. Les hommes politiques feraient bien de la bannir aussi, d’ailleurs, elle date d’un autre âge et nuit énormément à la rénovation de leur image.

C’est l’attention à ce genre de détails qui fait la différence entre un chef d’entreprise arrogant et un chef d’entreprise charismatique.

2 comments

Le point commun de trois grands patrons

Regardez la liste ci-dessous :

  • Steve Jobs, patron d’Apple
  • Larry Ellison, patron d’Oracle
  • François Pinault, troisième fortune française

Outre le fait qu’ils soient tous les trois multi-milliardaires, ils partagent un autre point commun. Savez-vous lequel ? Lisez la suite pour le découvrir.

Read more

No comments

Cerveau gauche vs cerveau droit, lequel utilisez-vous le plus ? (lien corrigé)

iStock_000004787810XSmall.jpg

Mise à jour du 1er juillet 08 :J’avais mis un lien directement vers la page des résultats au lieu du questionnaire. J’ai corrigé cela et vous devriez pouvoir faire le test.

Selon nos amis les scientifiques, les deux hémisphères de notre cerveau sont spécialisés ; pour caricaturer, le gauche est celui de la logique et le droit est celui de l’émotion.

J’ai récemment trouvé un test pour déterminer si vous êtes plutôt à gauche ou à droite (en termes d’hémisphère cervical, évidemment). C’est par ici et en anglais. Ce test est particulièrement intéressant car en fonction des résultats il va vous donner des conseils pour mieux utiliser vos points forts.

On peut également déduire une autre conclusion de ce test : en forçant un employé à travailler selon un mode de pensée unique, on l’oblige probablement à suivre un fonctionnement qui n’est pas le sien. On se prive ainsi d’une grande partie de ses points forts et on limite le développement de son potentiel.

Alors, si vous avez fait le test, êtes-vous cerveau gauche ou cerveau droit ?

No comments

Objectif zéro sale con

zscsm.jpg

Il y a quelques mois j’ai lu le livre de Bob Sutton intitulé “Objectif Zéro Sale Con“. Certains pourront s’offusquer du titre, mais je trouve qu’il faut appeler les choses par leur nom et qu’il fait plutôt honneur à la célèbre chanson de Georges Brassens.

Bob démontre qu’il ne faut pas tolérer les personnes qui se comportent comme des sales cons dans les entreprises, car ils sont nuisibles pour les résultats et la performance. Je ne suis pas un expert du sujet, mais au cours de ma carrière un tel comportement a toujours abouti à des résultats dégradés :

  • Les ressources les plus brillantes s’en vont. Le comportement de Sale Con se traduit donc par une baisse de la qualité des équipes, aussi bien internes qu’externes.
  • Les collèges et les subordonnés mettent en oeuvre des stratégies pour saper la position du Sale Con, quitte à dégrader la qualité de leur propre travail qui de toute façon n’est pas reconnue.
  • La créativité disparaît. Qui aurait envie de produire des nouvelles idées de qualité pour un Sale Con ?
  • Le Sale Con attribue toujours les conséquences néfastes de son comportement aux autres ; il le fait encore plus volontiers s’il est le chef.

Certaines personnes s’enorgueillissent d’être des sales cons certifiés. Si votre entreprise regorge de ces personnes, vous avez un sérieux problème.

Bien sûr, nous avons probablement tous eu un jour ou l’autre un comportement d’aspirant Sale Con. En être conscient est déjà un bon signe qu’on en est pas un “certifié” (un SCC pour les intimes). Si vous avez des doutes sur vous-même, vous pouvez faire ce test-ci (en anglais) pour mesurer votre niveau de “Sale Con”.

Un autre test permet de déterminer si un client est un Sale Con certifié. Si vous souhaitez le faire, c’est par ici et toujours en anglais.

N’acceptez jamais de vous laisser faire par les Sales Cons. Ils (et Elles) sont un danger pour votre santé et votre épanouissement.

1 comment

Page suivante »