Une méthodologie pour faire “danser” votre organisation
Un excellent exemple de la capacité d’exécution que peut fournir une bonne méthodologie : un langage de communication clair et compris par tous, une coordination au millimètre près et un enchaînement sans faute. Apparemment ce genre de manifestation est très populaire en Corée et regroupe fréquemment des centaines de personnes. Celle-ci a été organisée par Samsung pour ses employés.
Maintenant il leur manque juste une méthodologie pour trouver des musiques moins ringardes.
No comments
La force des habitudes
Les habitudes. C’est ce qui nous fait lever chaque matin à la même heure. C’est ce qui nous fait accepter l’ordre des choses tel qu’il est. C’est l’accumulation de tous les réflexes appris depuis l’enfance, du formatage que nous a imposé l’Ecole pendant plus de 15 ans. C’est ce qui nous permet de fonctionner en société sans heurter, en respectant les codes imposés par la Société. Mais ces mêmes habitudes nous rendent incapables de nous remettre en question avant qu’il ne soit trop tard, et les conséquences peuvent en être terribles.
Ainsi, sur le climat, nous regardons tous les avertissements sur le réchauffement de la planète, la disparition de la faune marine, la destruction de l’environnement. Pourtant, qui parmi nous s’arrange pour réduire sa consommation d’eau ? Qui est prêt à ne pas prendre l’avion pour partir en voyage pour limiter la pollution ?
L’industrie du disque se réfugie dans ses habitudes à chaque fois qu’un nouveau Medium apparaît. Elle a cherché à combattre la radio, puis le CD et aujourd’hui son refus de la musique en ligne lui a fait perdre des ressources et une quantité d’énergie considérable.
D’autres Entreprises organisent leurs rendez-vous commerciaux avec les mêmes personnes, encore et encore. Peu importe que les rendez-vous précédents n’aient rien donné ; elles reprennent la même formule sans se demander comment améliorer les choses ; on reprend les mêmes et on recommence parce que «c’est comme ça qu’on fait ici». Et lorsque le rendez-vous ne donne rien, on accuse le marché, on dit qu’il n’y avait pas d’opportunités ou que le Client ne voulait pas écouter.
Dans chaque cas, le résultat est inéluctable : dégradation de l’environnement pour les générations futures ; lent déclin des ventes de musique ; incapacité à développer le potentiel de nouveaux comptes. Et dans chaque cas, une caractéristique commune : ce n’est pas le fautif direct qui paie les conséquences de son immobilisme.
Mais la bonne nouvelle est que nous ne sommes pas obligés de rentrer dans ce cycle de médiocrité. Alors, changeons. Ne laissons pas aux autres le soin de régler les problèmes que nous voyons. Ne nous laissons pas arrêter par les Immobilistes et les Défenseurs des structures établies ; s’ils avaient eu raison à chaque fois, nous serions encore en train de nous vêtir de peaux de bêtes et de croire que la Terre est le centre de l’Univers. Agissons et nous offrirons à notre Société un avenir meilleur.
No commentsLes cols blancs touchés par la délocalisation
Dans l’article «La spécialisation comme axe de création de valeur ?» j’ai mis en avant les bénéfices que la spécialisation des métiers procure à court terme aux Entreprises, mais également le risque qu’elle fait peser sur les Employés occupant des postes spécialisés, qu’ils soient peu ou hautement qualifiés.
Selon un article du New York times, ce risque est en train de se concrétiser aux Etats-Unis ; la délocalisation des emplois vers l’Asie, et l’Inde en particulier, touche désormais les emplois des «cols blancs» tels que les analyste financiers et les ingénieurs de haut niveau.
Quelques sociétés sont citées en exemple. Accenture prévoit qu’à la fin de l’année (2007) le nombre d’employés en Inde sera plus élevé qu’aux Etats-Unis. Morgan Stanley paie des Indiens pour faire de l’analyse financière. Citigroup va éliminer ou réassigner plus de 26000 emplois.
Il est trop tôt pour dire si oui ou non cette tendance pourra se poursuivre dans le temps car des facteurs structurels, législatifs et économiques viendront probablement freiner ce mouvement de globalisation. Mais aujourd’hui le futur est beaucoup plus prometteur pour les personnes qui n’auront pas mis tous leurs oeufs dans une seule spécialité. Pour les personnes qui souhaitent en savoir plus, je conseille la lecture du livre de Daniel H. Pink, «A Whole New Mind» qui décrit très bien les qualités du travailleur de demain qui aura su s’adapter à la nouvelle donne.
No commentsUne liste des méthodes de visualisation
Trouvé sur Internet (1), une table périodique des méthodes de visualisation. Lorsque vous vous déplacez sur les cases du tableau, un exemple de diagramme est affiché.
Si vous avez des données, un concept ou une idée à faire passer dans une présentation visuelle mais que vous ne savez pas comment procéder, cette table peut vous aider à trouver le schéma qui fera passer votre message efficacement.
(1) Trouvé en lisant le blog de Guy Kawasaki
No commentsLa spécialisation comme axe de création de valeur ???!!!
Récemment, une société bien connue a mis la spécialisation de ses Ressources au sein de ses priorités. La spécialisation ferait partie des ingrédients magiques qui permettraient de soutenir la croissance, de créer de la valeur, de se différencier. Mais est-ce vraiment le cas ? Si vous travaillez dans une société poussant ce modèle, voici trois raisons de ne pas choisir cette voie pour votre carrière : les pandas, l’Asie et le Portefeuille.
Des pandas et de la spécialisation
Les pandas, ces sympathiques animaux au pelage bien particulier, se caractérisent par leur mode d’alimentation extrêmement spécialisé ; en effet, ils se nourrissent exclusivement de pousses de bambou. Conséquence directe, leur destin dépend de la survie de cette petite plante. Lorsqu’il n’y a plus de bambou à un endroit, ils sont obligés de se déplacer. Lorsqu’il n’y a plus de bambou du tout, ils meurent. Aujourd’hui, le panda est devenu le symbole du WWF.

Cette sur-dépendance à un élément clé, les travailleurs spécialisés des chaînes de montage l’ont vécue à leurs dépens, frappés de plein fouet par les vagues de délocalisation des grands groupes qui leur ont coupé leur source de travail.
L’Asie ou l’impact de la Mondialisation sur les Spécialistes
C’est évident, c’est normal, cela devait arriver aux travailleurs des chaînes de montage, c’est la logique économique. Mais en tant que cadre chez un Intégrateur de Systèmes d’information, cela ne vous concerne pas. Faux. Regardons du côté de l’Asie (1). Je vous présente Manish. Manish est Indien, il a réalisé ses études dans d’excellentes écoles et est un brillant ingénieur travaillant dans une usine de développement IT à Bangalore. Sa société est classée comme leader dans le Quadrant Magique du Gartner (2) et il fait la même chose qu’un Européen. La différence : il le fait pour 10 fois moins cher. Lui et ses collègues ont déjà pris en charge les activités de développement qui étaient autrefois assurées localement dans de nombreuses Entreprises Occidentales.
Bon, ça peut s’appliquer aussi aux spécialistes IT, mais en tant que Col Blanc, Cadre supérieur ou Consultant de haut niveau cela ne vous concerne pas. Faux… Si vous choisissez la voie de la spécialisation. Manish a une Cousine, et celle-ci est devenue une financière de haut vol ; elle analyse aussi bien les comptes des grandes sociétés, elle trouve aussi efficacement les opportunités de réduction des coûts que ses collègues Américains. Réaliser une tâche spécialisée de haut niveau ne vous met pas à l’abri de la délocalisation.
Et le médecin spécialiste en neurochirurgie, alors ? Comment se fait-il que les gens continuent à se faire opérer en Europe et aux Etats-Unis ? Premièrement, ce n’est pas la spécialisation qui fait sa valeur, mais la rareté de celle ci. Deuxièmement, c’est l’empathie et la relation de confiance qu’il instaure entre lui et son patient qui font la différence. La preuve : pourquoi préférez vous le docteur qui a passé du temps à vous écouter lui expliquer vos symptômes et qui s’est montré compréhensif à celui qui vous a fourni un remède standard, qui fonctionne pourtant tout aussi bien ?
Le Portefeuille… de compétences de l’entreprise
Si cette spécialisation a des impacts négatifs, alors pourquoi une Entreprise visionnaire commet-elle l’erreur de choisir cette voie ? Parce que pour elle, ce n’est pas une erreur. Elle possède un atout inaccessible aux individus qui la composent : la gestion d’un portefeuille de compétences. Une Entreprise de grande taille, bien gérée, ne va pas se spécialiser dans une seule voie ; elle va gérer une diversité de profils, en investissant dans les spécialités qui montent et en abandonnant les spécialités devenues inutiles. La spécialisation, qui représente donc un risque pour l’individu, est donc en revanche un atout formidable pour une entreprise voulant augmenter sa compétitivité… à court terme.
Car à long terme, la spécialisation ne crée pas de valeur. Les solutions fournies devenant de plus en plus facilement comparables pour le Client, les compétiteurs cherchent à se différencier par le prix, ce qui a pour cause directe de faire chuter les marges et d’éliminer les acteurs n’ayant pas réussi à réduire les coûts de production.
La spécialisation : une voie à choisir… avec prudence
Pour les personnes choisissant la spécialisation comme voie de différentiation, les risques sont donc nombreux :
* La spécialisation nous met à la merci du changement. Et le moment venu, le changement ne fera pas la différence entre un travailleur manuel, un agriculteur, un Col Blanc ou un Panda.
* Elle peut augmenter notre valeur sur le marché… mais jusqu’à quand ? Jusqu’à ce que le service soit proposé par une société délocalisée ou que la demande pour cette spécialité diminue. C’est donc un pari très risqué.
* Enfin, la spécialisation a un effet pervers ; elle risque de nous enfermer dans un «silo mental» qui nous empêche d’utiliser au mieux nos autres dons, tels que la créativité, la vision globale et les émotions, qui sont pourtant des éléments déterminants pour notre succès futur et la création de valeur par l’innovation.
Ne nous vendons pas sur le marché comme spécialistes ; c’est une image qu’on attrape vite, et dont il est très difficile de se débarrasser lorsqu’un changement s’impose.
(1) Rendons à César ce qui est à César : le concept de «Asia» comme force de transformation de notre monde est tirée du livre «A Whole New Mind - Why Right Brainers Will Rule The Future», de Daniel L. Pink.
(2) Ceci n’est pas une validation ni une adhésion aux études de Gartner de ma part…



