Présentation : assembler un système de productivité personnel [La minute GTD du vendredi]
Cette semaine je vous propose de parcourir une présentation qui décrit les routines quotidiennes qui font fonctionner mon système GTD. Je l’ai créée pour un exposé que j’ai donné cette semaine à l’occasion de la rencontre de la communauté Lifehacking sur Paris. Ce groupe se focalise sur divers aspects du développement personnel, et en particulier Getting Things Done et l’utilisation des Mind Maps, cartes heuristiques en français (voir à ce sujet l’article de Michael d’Esprit Riche).
J’ai publié la présentation sur Slideshare. Vous pouvez également la télécharger au format pdf ou au format original Apple Keynote.
Les “post-it” ont été ajoutés à posteriori, pour compenser l’absence de l’exposé oral. Ils sont cependant bien moins complets que l’exposé, si vous voulez avoir tous les trucs, il faudra assister à la présentation en live.
Le style de la présentation est typique de ce que je réalise. La police de caractères utilisée est Stone Sans Semi. C’est aussi la police que j’utilise pour le titre de ce blog. La plus petite taille de caractères utilisée est d’environ 20 (taille sur PowerPoint).
No commentsPrésentations visuelles : un exemple en 7 images sur l’auto-motivation
Message + Visuel = impact
Si vous suivez ce blog depuis un petit bout de temps, vous savez que j’y défend une approche visuelle des présentations. Et pour ce faire, j’ai utilisé… beaucoup de texte et peu d’images !
J’ai décidé de mettre en pratique ce que je prêche. Je vous propose donc dans ce billet 7 slides extraits d’une présentation sur l’auto-motivation que j’ai réalisée dans Keynote.
Chacun de ces slides est construit de la même manière : un message clé + un visuel qui le renforce. Remarquez que cette façon de procéder communique beaucoup d’éléments que du texte ne pourrait jamais faire passer aussi efficacement. En particulier, les images véhiculent bien plus d’émotions. Je reprendrai dans un prochain article les quelques règles utilisées.
Vous pouvez charger les visuels en grand format au format pdf ici.
Slide 1 : je ne craindrai personne

Slide 2 : je prendrai soin de ce qui compte

Slide 3 : je changerai les règles

Slide 4 : je n’accepterai pas de limites

Slide 5 : j’apprécierai le fruit de mes efforts

Slide 6 : j’aidrai les autres à grandir

Slide 7 : je garderai l’esprit libre

Analyse des techniques d’art oratoire du débat Barack Obama - John McCain
Le débat entre John McCain et Barack Obama a donc bien eu lieu. J’avais prévu de le regarder, mais finalement je me suis endormi ! Heureusement, youtube est mon ami et je l’ai regardé en différé.
Encore une fois, je ne me prononcerai pas sur le fond du débat, mais uniquement sur la forme.
Le regard
Ah la question du regard, elle déclenche les passions, preuve de la charge émotionnelle très intense que porte le regard. Bizarrement, et pour la première fois dans un débat télévisé, John McCain n’a pas du tout regardé Barack Obama pendant tout le débat. Les interprétations de cette attitude sont diverses selon les deux camps évidemment, mais au final le consensus est que ce comportement donne l’impression que McCain n’est pas à l’aise et n’ose pas faire face à Barack Obama.
La voix
Obama a une voix pour être orateur. Sa voix est calme, posée, grave (il est plus agréable d’écouter une voix grave qu’une voix aiguë) et projette une image de confiance et de force. La voix de John McCain était moins assurée au début, probablement à cause du stress. Ce manque d’assurance a vite disparu et McCain a été beaucoup plus convaincant lors de la fin du débat.
Le rythme
De ce côté, il c’est Obama qui a eu le défaut de faire trop de pauses durant ses interventions. Ne pas parler trop vite est important pour ne pas paraître nerveux et laisser à son auditoire le temps de tout assimiler, mais trop de pauses casse la dynamique du discours. Obama a également quelques “euh” parasites pour combler le silence lorsqu’il réfléchit. Le truc pour éviter les “euh” est assez facile à maîtriser mais peu connu : il faut continuer à garder le contact visuel. Regardez bien Obama, chaque fois qu’il dit euh, il regarde vers le bas, il se déconnecte de son audience.
La position du corps et les gestes
Les deux candidats sont des orateur confirmés, aucun n’a donc une mauvaise position ou des gestes déplacé. Cependant si on regarde bien les détails, on peut remarquer que John McCain est plus souvent les bras collé au podium, alors que Barack Obama a des gestes plus expressifs et semble un peu moins crispé.
La rhétorique
Vous avez raison, MAIS : cette figure a été utilisée 9 fois par Obama durant son discours. Il commence par reconnaître qu’il partage certains éléments du discours de John McCain, et enchaîne directement par un “MAIS…”, où il explique quelles sont ses différences de point de vue. Cette façon de procéder dans une réplique fait apparaître Obama comme étant plus constructif et sincère. Cependant il ne faut pas en abuser sous peine de donner l’impression d’être trop peu combatif ou de ne pas être capable de trancher.
Utilisation d’images qui marquent l’esprit : ce n’était pas le point fort de ce débat. Les candidats auraient tous les deux pu utiliser des images beaucoup plus frappantes. Voici néanmoins deux perles relevées par Bert Decker :
Je regarde Putin dans les yeux et j’y lis trois lettres : KGB. — John McCain
Vous voulez utiliser une hache alors que vous avez besoin d’un scalpel. — Barack Obama
Spin : le spin est une façon de déformer les faits pour qu’ils correspondent à votre vision. Par exemple, présenter des chiffres de manière partielle et hors contexte est un spin. Il n’y a pas eu de spin spectaculaire durant ce débat. Un des meilleurs exemples de spin a été donné par Ronald Reagan. Il savait que son âge était un désavantage pour lui. Il savait qu’il ne convaincrait personne en disant qu’il n’était pas trop vieux. Alors il a eu ce spin génial : “Je ne ferai pas de mon âge un point de ma campagne. Je n’exploiterai pas l’inexpérience de mes concurrents pour des raisons politiques.” En une phrase, il a transformé une faiblesse en force. Ceci dit, je déteste cette tactique car elle ne fait que dégrader la qualité d’un débat.
Mode pitbull : John McCain était beaucoup plus agressif. Il a fait beaucoup plus d’attaques directes sur Barack Obama. Ce dernier n’attaque directement que très rarement. Obama préfère en général parler de désaccord entre John McCain et lui. Mon avis ? Montrer trop d’agressivité directe n’est pas une bonne tactique.
Toucher son auditoire : chaque candidat a bien fait attention de mettre les individus au centre de leurs discours. Ils ne s’adressent pas à l’Amérique au général, mais à la classe moyenne, aux pompiers, aux travailleurs. Ils doivent choisir entre être trop générique et ne toucher personne et être trop précis et ne toucher qu’une toute petite partie de leur public. C’est un des points clés pour ne pas paraître froid et distant.
Conclusions
Le consensus au lendemain semble être que le débat a légèrement fait progresser Barack Obama. Le débat, cependant, a beaucoup parlé de politique étrangère, et ce n’est visiblement pas la préoccupation principale des américains à l’heure actuelle.
Plus que les autres débats entre les deux candidats à la présidence, je suis beaucoup plus intéressé par le débat entre Sarah Palin et Joe Biden, les deux possibles futurs vice présidents.
Qu’en disent les autres ?
J’ai fait un rapide tour des experts en communication sur le Web. Les avis convergent sur un point : ce débat était peu animé, et n’a probablement pas énormément influencé les voteurs.
Bert Decker, un spécialiste en communication qui a l’habitude de donner une analyse assez objective des candidats des deux partis, pense que le débat était plutôt favorable à McCain car il s’en est finalement mieux sorti que ce que prédisaient la majorité des observateurs.
Les autres avis qui ont été publiés sont plus sujet à caution, car ils sont tous publiés par des analystes avec un parti pris évident pour les Républicains ou pour les Démocrates.
4 commentsCommunication extrême
Il faut bien avouer que les méthodes de communication aux Etats-Unis peuvent parfois sembler un peu extrêmes pour nous européens. Mais là, Américains et Européens sont d’accord : c’est vraiment extrême comme communication.
Pour ceux qui ne le connaissent pas, ce n’est pas un comique ou un débile lambda, c’est Steve Ballmer, le CEO de Microsoft.
Son dernier clip en date “vante” les mérites de Windows :
Et pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de s’imprégner du style “Ballmer”, voici, selon lui, comment promouvoir le développement pour windows :
Mais bon, tout le monde n’apprécie pas ce style de communication. Ca cause parfois des réactions violentes.
7 comments7,5 secrets d’art oratoire, par Barack Obama
Avez-vous vu le discours d’investiture de Barack Obama à la candidature Démocrate aux Etats-Unis ? Au-delà des idées politiques défendues, ce discours est tout simplement éblouissant, aussi bien sur le fond que sur la forme. De fait, je n’hésite pas à dire qu’Obama est parmi les 10 meilleurs orateurs de ces 20 dernières années. Je ne me souviens pas avoir vu un discours politique aussi bon depuis que je suis adulte. A l’heure actuelle, lorsqu’il s’agit de parler en public, il est simplement dans une classe à part.
Mais ce qui nous intéresse, c’est de comprendre les raisons qui font de Barack Obama un aussi bon orateur, pour pouvoir nous en inspirer et nous améliorer, même si les discours politiques sont un genre un peu particulier. Voici donc 7 leçons et demi à retenir du style de “Barry”. Evidemment, si vous avez suivi des cours d’art oratoire, certaines vous paraîtront évidentes, mais d’autres sont plus surprenantes.
1. Le corps passe autant d’information que la voix. Beaucoup d’hommes politiques ont des tics qui trahissent leur nervosité lorsqu’ils parlent en public. Pour certains, c’est un haussement d’épaule aussi involontaire que régulier. Pour d’autres, ce sont le sourire et les muscles du visage qui se crispent en un rictus. Pour d’autres encore, les mains qui s’agrippent désespérément à un micro. Chacun de ces gestes, s’ils sont involontaires et pas toujours perçus par notre conscient, sont par contre enregistrés 5 sur 5 par notre subconscient, et celui-ci nous alerte : cet homme / cette femme a quelque chose à cacher. Barack Obama n’a pas ces tics. Il maîtrise parfaitement le langage de son corps : le corps bien droit mais pas rigide, la tête droite, les épaules relâchées, les pieds posés à plat sur le sol.
2. Le regard établit le lien émotionnel avec le public. Regardez le regard de Barack Obama pendant son speech dans la vidéo ci-dessus. Vous vous dites qu’il connaît son discours par coeur et qu’il regarde le public dans les yeux. Ce n’est pas le cas ; en réalité il lit son texte qui défile sur 3 écrans, un à gauche, un au centre, un à droite. Si vous regardez plus attentivement, vous verrez clairement que ses yeux vont rapidement de gauche à droite, signe qu’il lit le texte. Mais arriver à lire un texte sur un écran tout en donnant cette impression de regarder le public, et détacher ses yeux de l’écran pour réellement regarder le public de temps en temps est un vrai tour de force. Et si Barack Obama a pris le temps de maîtriser cette technique, c’est parce qu’il sait que c’est le regard qui noue une relation entre le public et lui. Et à la fin d’un discours ce dont vous vous souviendrez le plus ce sont les émotions que vous avez ressenties.
3. La sincérité décuple la puissance d’un message. Lorsque Barack Obama parle, il le fait selon son style. Bien sûr, ses conseillers en communication l’ont coaché pour qu’il soit proche de la perfection, mais Barack Obama a gardé une véritable authenticité dans sont style qui n’appartient qu’à lui. Dans la vie, il ne faut pas jouer un personnage, il faut être soi-même. Barack Obama ne joue pas le rôle du candidat, il est le candidat à la présidence. De fait, on peut même dire qu’il ne se sent pas l’âme d’un candidat, mais du futur président des Etats-Unis.
4. Les mots n’ont jamais autant de force que lorsque ce sont les vôtres. Lorsque Barack Obama prononce son discours, on a l’impression que les mots sont les siens. Le secret ? C’est parce que ce sont les siens. Lorsque cela compte, il écrit son discours lui-même, car il sait qu’il ne pourra jamais donner la même force à des mots qui ne lui appartiennent pas. Bien sûr, il est conseillé par des Speechwriters professionnels, mais il ne leur confie pas l’écriture du discours de A à Z. Le contraste est particulièrement frappant par rapport aux Dirigeants qui arrivent sur scène après avoir lu un paquet de 20 slides préparés par un Quidam 10 minutes avant d’entrer sur scène.
5. Pour être bon, il faut aimer ce que l’on fait. Obama est candidat car c’est ce qui le passionne. Il a choisi de faire ce qu’il aimait. Si vous devez parler en public, choisissez de parler de sujets que vous aimez. En entreprise c’est parfois impossible, mais dans ce cas là la vraie question à se poser est “comment se fait-il que je sois en train de présenter quelque chose que je n’aime pas ?”
6. Un message positif vaut 100 messages négatifs. Se focaliser sur le positif renforce le message. Dénigrer affaiblit le message. Obama a refusé de se laisser aller à utiliser la critique facile tout au long de sa campagne, vis-à-vis par exemple de Sarah Palin, la co-listière de son opposant. Et quoi qu’on en dise, cela le place automatiquement sur un plan moral bien plus haut. Car finalement, si tout ce que vous savez faire au niveau politique c’est critiquer vos adversaires, cela montre à quel point vous n’avez aucune solution à offrir. De manière générale, je pense, j’espère de tout coeur que la “Politique positive” va prendre le pas sur la “Politique de la critique facile” que nous n’avons que trop subi depuis des décennies.
7. S’entraîner jusqu’à la perfection est la clé du succès. Barack Obama s’est entraîné. Et lorsqu’il a été prêt, il s’est entraîné encore plus, jusqu’à être parfait. Or tous les Coaches en présentation et en communication vous le diront : ce qui les frustre le plus, c’est le refus de la plupart de leurs Clients de passer du temps à s’entraîner et à répéter leur présentation.
7 et demi. Le rythme renforce les mots et leur donne du sens. Regardez la vidéo pour voir Obama montrer son sens du rythme. Plus sérieusement, écoutez bien le rythme du speech d’Obama dans la première vidéo. Faites bien attention à sa façon de faire des pauses dans son discours. D’alterner les moments calmes avec les moments forts, car c’est ce qui renforce l’émotion de son discours.
Note complémentaire : ce billet analyse le style de communication de Barack Obama. Ce blog ne fait pas de politique et n’en fera jamais. Je me garderai donc bien de me prononcer sur le fond du programme du candidat.
6 comments

